Matthieu 13.34-35

Matthieu 13.34-35

Jésus dit à la foule toutes ces choses en paraboles…

afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète :

j’ouvrirai ma bouche en paraboles, je publierai des choses cachées

depuis la création du monde

Matthieu 13.34-35

Que Dieu vous bénisse

et vous garde

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Biens aimé(e)s frères et soeurs et ami(e)s qui suivez ce blog qui le visitez. Par Marie-Hélène

 

Jean 11.25

 

Je vous remercie biens aimé(e)s du Seigneur, pour vos visites sur ce blog, pour votre fidélité.

Je vous souhaite une bonne et heureuse année 2020.

Qu’en cette nouvelle année qui débute, le Seigneur vous bénisse et se révèle toujours plus à vous.

Mon désir pour vous, est que vous le connaissiez toujours plus, notamment au travers de sa parole.

Le connaitre c’est l’aimer, le chérir, c’est le servir, car il nous a aimé le premier, alors que nous étions pécheurs Christ est mort pour nous, bien plus il nous justifie par sa résurrection.

Si vous croyez en lui, qu’il est le Fils de Dieu,qu il est venu en chair et est ressuscité d’entre les morts, vous serez sauvés.

A vous tous qui ne le connaissez pas ou peu, venez à lui, il est encore temps, que cette année 2020 soit une année ou vous aussi,  vous pourrez dire, j’ai rencontré mon rédempteur, mon Seigneur, je sais qu’il est vivant et que par sa grâce, je suis sauvé(e), même si je meurs je vivrais, car pour toujours je serais avec lui, quelle grâce merveilleuse le Seigneur nous donne.

Que son amour vous remplisse, que sa grâce vous inonde et touche votre famille,vos proches, que cette nouvelle année soit pour vous, une année de joie, de paix , de guérison, d’humilité, de sagesse, de grâce, de vérité, de salut, de vie, de renouveau.

Que le seigneur bénisse ses serviteurs, les fortifient, les soutiennent, notamment ceux qui sont persécutés, que son amour, sa grâce abonde dans votre vie, que sa protection soit sur vous et sur vos proches, que par sa grâce vous ne vous sentiez pas seuls mais entourés,protégés, gardés , l’Ange de l’Eternel campe autour de ceux qui le craignent et il les arrachent du danger, que par sa grâce vous demeurez fidèles, quoi qu’il arrive, car grande sera votre récompense dans les cieux, que Sa main bénie soit posée sur vous, sur vos proches, le Seigneur vous aime et il ne vous abandonnera pas, il marche avec vous, le chemin, c’est de demeurer fidèle et c’est lui qui le fera.

Je vous souhaite le meilleur en notre Seigneur Jesus Christ.

Votre soeur Marie Hélène

 

Que Dieu vous bénisse

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L’Être humain. Pasteur Léopold Guyot

 

 

Psaume 139.1-5

 

L’Être humain

Au chef des chantres. De David. Psaume.

Eternel! tu me sondes et tu me connais,Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève,
Tu pénètres de loin ma pensée; Tu sais quand je marche et quand je me couche,
Et tu pénètres toutes mes voies. Car la parole n’est pas sur ma langue,
Que déjà, ô Eternel! tu la connais entièrement.Tu m’entoures par derrière et par devant,
Et tu mets ta main sur moi. Une science aussi merveilleuse est au-dessus de ma portée,
Elle est trop élevée pour que je puisse la saisir.

Où irais-je loin de ton esprit, Et où fuirais-je loin de ta face?
Si je monte aux cieux, tu y es; Si je me couche au séjour des morts, t’y voilà.
Si je prends les ailes de l’aurore, Et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer,
Là aussi ta main me conduira, Et ta droite me saisira.
Si je dis: Au moins les ténèbres me couvriront, La nuit devient lumière autour de moi;
Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, La nuit brille comme le jour,
Et les ténèbres comme la lumière.
C’est toi qui as formé mes reins, Qui m’as tissé dans le sein de ma mère.

Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse.
Tes œuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien.
Mon corps n’était point caché devant toi, Lorsque j’ai été fait dans un lieu secret,
Tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n’étais qu’une masse informe,
tes yeux me voyaient; Et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés,
Avant qu’aucun d’eux existât. Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables!
Que le nombre en est grand! Si je les compte, elles sont plus nombreuses
que les grains de sable. Je m’éveille, et je suis encore avec toi.

Psaume 139

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Merci au Pasteur Léopold Guyot pour le partage de ces études importantes.

Que le Seigneur vous bénisse ainsi que votre famille.

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Ce dossier sur l’être humain contient 28 parties.

Merci de cliquer sur les titres afin d’accéder au site:

Esprit, âme et corps
L’âme
Notre corps 1
Notre corps 2
Notre corps 3
La nudité
L’intelligence
Notre conscience
La nature humaine
Opposés entre eux
Le coeur humain
Nos tendances
La dépendance
Chrétien et sexualité
La masturbation
Adultère et impudicité
La sexualité pervertie
Clic mortel
Esprits impurs
L’homosexualité
Le genre
Identité et confusion
Le mal du siècle
Le péché
L’esprit du monde
Le temps de vivre
Le temps de mourir
Un culte raisonnable

Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

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Le retour du Seigneur Jésus-Christ. Pasteur Leopold Guyot

 

 

Philippiens 2.9-11

 

Introduction.

Avant d’offrir sa vie en sacrifice pour l’expiation des péchés, le Sauveur à instruit ses disciples de la façon dont il serait présent avec ceux qui croiraient en Lui :

Je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous. Jean 14.16

Cette promesse encourageante n’est cependant la seule que Jésus ait faite ce jour là. Il a aussi parlé d’un avenir plus lointain :

Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi.
Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin. Jean 14.1

Apparemment, les disciples de notre génération ne prêtent plus beaucoup d’attention à ces paroles. Une forme de sommeil spirituel a saisi les croyants.

Il est donc important de rappeler la promesse du Seigneur et d’insister sur la proximité de son accomplissement, afin d’éveiller notre esprit pour prendre conscience concernant les temps que nous vivons et de faire battre notre cœur un peu plus fort à la pensée de l’apparition prochaine de notre Sauveur.

Le dernier réveil concerne justement cette prise de conscience, selon Matthieu 25.5

« Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent. Au milieu de la nuit, on cria : Voici l’époux, allez à sa rencontre ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. »

Voici l’époux…Allez à sa rencontre !

Lorsqu’on parle du retour du Seigneur Jésus-Christ, les yeux se fixent avant tout sur Celui que le Père a souverainement élevé, Celui à qui il a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. Philippiens 2.9

Le Seigneur Jésus-Christ est par la volonté de son Père, Celui qui domine souverainement sur toute créature et qui reviendra pour établir ce son règne glorieux.

Nous voulons le contempler dans sa gloire, tel que le révèlent ceux qui en ont eu l’éclatante vision :

. Pierre, Jean et Jacques sur la montagne,

. Paul sur la route de Damas et dans d’autres circonstances,

. puis enfin Jean dans la vision de l’Apocalypse.

Les manifestations étaient différentes, mais toujours très impressionnantes.

Le retour de Jésus-Christ est une certitude.

Il l’a annoncé lui-même : « Je reviendrai ».

Les anges l’on répété lors de son ascension. Actes 1.10-11

Enfin les apôtres le proclament dans tous leurs enseignements et le présentent comme un élément fondamental de la foi. Il reviendra lui-même, en personne.

Si nous sommes ses disciples, nous devons l’attendre, comme le faisaient déjà les premiers chrétiens.

D’ailleurs, la création toute entière, d’une manière inconsciente, soupire après l’avènement du Fils de Dieu, espérant la fin de ses souffrances. Romains 8.20-22

Tandis que nous, nous l’attendons de manière très consciente, espérant sa venue comme l’accomplissement glorieux des promesses que Dieu a faites aux rachetés. Romains 8.23-25

Jésus reviendra !

Avant son départ, le Seigneur a encouragé ses disciples à ne pas se laisser troubler par les événements tragiques qui se préparaient, en leur faisant cette promesse :

Je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. Jean 14.1

Quelle parole d’espérance pour ses amis qui ne voulaient pas se résoudre à le voir partir sans l’accompagner !

Ils ne savaient pas quand cette promesse se réaliserait, mais ils y croyaient, ils en attendaient l’accomplissement et ils annonçaient avec assurance et avec joie le retour de leur Maître béni.

Jésus va revenir ! quels sentiments cette affirmation produit-elle en nous ?

Y croyons nous ? Nous en réjouissons nous ? L’attendons nous ?

On peut considérer trois sources de témoignage au sujet du retour du Seigneur :

1) La connaissance théologique : le témoignage des Écritures

2) La déduction logique de la proximité de son retour : le témoignage des événements

3) La conscience spirituelle de son retour : le témoignage du Saint-Esprit à notre cœur qui produit d’abord la certitude de son retour : la foi, la ferme assurance, la pleine conviction intérieure, puis le sentiment de la proximité de son retour, comme une chose que l’on ressent plus que l’on explique

Ce dernier point : la conscience du retour du Seigneur est le résultat de ce que j’appelle : la sensibilité spirituelle ou la sensibilité au témoignage du Saint-Esprit.

Sommes nous sensibles « au témoignage intérieur du Saint-Esprit » ?

Le Saint-Esprit est un témoin qui rend témoignage à notre cœur, à notre conscience, à notre esprit, de plusieurs choses :

– que nous sommes enfants de Dieu : L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Romains 8.16

– que nous lui sommes agréables : avant son enlèvement, Enoch avait reçu le témoignage qu’il était agréable à Dieu. Hébreux 11.5

– que notre conscience est bonne ou mauvaise. Romains 9.1 Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint-Esprit

Le Saint-Esprit est dans l’église le témoin actif du retour du Seigneur :

l’Esprit et l’épouse disent: Viens. Et que celui qui entend dise: Viens. Apocalypse 22.17

En ce qui concerne l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ et notre réunion avec lui, nous n’attendons pas un événement nous attendons quelqu’un : le Seigneur Jésus-Christ.

Il reviendra en personne et il apparaîtra à ceux qui l’attendent pour leur salut . Hébreux 9.28

L’attente du Seigneur Jésus, n’est pas seulement une affaire de théologie ou de bon sens, c’est aussi « une affaire de cœur »

Le retour du Seigneur fait partie des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. Ceux dont le cœur est attaché à lui. 1 Corinthiens 2.9.

Le Seigneur a promis la couronne de vie, l’héritage du royaume, à ceux qui l’aiment. Jacques 1.12 – Jacques 2.5

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux, à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps!

C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra, lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse, parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi. 1 Pierre 1.3

Je crois que c’est notre amour pour le Seigneur qui rend notre cœur sensible au témoignage du Saint-Esprit concernant la proximité de son retour :

. Lui que vous aimez…

. M’aimes-tu ? a demandé Jésus à Pierre.

Le retour du Notre Seigneur Jésus-Christ est une certitude. Lire Matthieu 25.1/13

Souvenons nous de ses paroles quand il évoquait les événements qui marqueraient son avènement :

Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. Matthieu 24 – Marc 13 – Luc 21

Oui ! Jésus revient ! Mais : Pourquoi ? Quand ? Comment ? Où ?

Voilà autant de questions que nous pouvons nous poser et auxquelles je vais m’efforcer de répondre au moyen de cette étude en plusieurs volets, avec l’aide des Écritures.

Etudes que vous pouvez suivre sur le site du pasteur:

Annoncé d’avance
L’avènement
Pourquoi ?
Quand ?
Où et Comment ?
Résumé
Avant le déluge
Au temps de Noé
Les événements
Paix et sécurité trompeuses
La grande tribulation
La séduction
Séduction,tribulation,abandon
Des faux prophètes
L’enlèvement
Ceux qui seront laissés
La 7ème trompette
L’épouse préparée
Noces de l’Agneau
Le millénium
Notre espérance
Nous ressusciterons
Attendre et hâter
Comme un voleur
Tenez vous prêts
Un cavalier nommé la mort
Le dernier réveil

Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

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Opposés entre eux. Galates 5.17. Pasteur Léopold Guyot

 

 

Galates 5.16-17

 

L’étude d’aujourd’hui se situe dans le cadre de la réflexion sur la sanctification, dont nous avons vu l’importance.

Notre problème c’est que nous ne savons pas toujours comment vivre cette sanctification victorieusement et nous sommes souvent frustrés et attristés par nos échecs.

Il faut apprendre à vivre la sanctification, en connaître les principes actifs et efficaces.

La Bible nous dit que le manque de connaissance est préjudiciable,

Osée 4.6 Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance.

Le prophète Esaïe dit encore:

Nous tâtonnons comme des aveugles le long d’un mur, Nous tâtonnons comme ceux qui n’ont point d’yeux; Nous chancelons à midi comme de nuit, Au milieu de l’abondance nous ressemblons à des morts. Esaïe 59.10

L’apôtre Paul écrit :

C’est pourquoi, moi, je cours, mais pas au hasard. Je suis comme un boxeur, mais je ne donne pas de coups dans le vide. 1 Corinthiens 9.26 (Version Bible Parole de Vie)

Nous avons besoin d’acquérir la connaissance de la pratique de la vie chrétienne. C’est pourquoi je me propose de vous donner cet enseignement :

Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit. Galates 5.25

Si la vie éternelle que communique l’Esprit de Dieu nous est donnée par grâce lorsque nous recevons Christ, marcher cela s’apprend car le chemin est semé d’embûches et truffé de pièges.

Dès le début de notre vie d’enfants de Dieu nous allons entrer dans un conflit :

Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. Galates 5.17

Si nous sommes attentifs à l’enseignement particulier de l’apôtre Paul au sujet de la dualité qui existe dans la vie d’un enfant de Dieu, nous discernons ces deux natures qui s’opposent :

La chair, notre nature charnelle, encore appelée le vieil homme.

L’esprit régénéré, l’homme nouveau créé selon Dieu.

Une lutte est engagée :

Romains 7.21 Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.

L’apôtre était lucide et discernait exactement ce qui se passait en lui :

Je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Romains 7.23

Ainsi donc, moi-même, je suis par l’intelligence esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. Romains 7.25

Paul parle de la loi comprise et acceptée, par une intelligence régénérée par l’Esprit de Dieu (intelligence = entendement).

Avant notre conversion,

Notre esprit était mort par nos offenses et par nos péchés. (Éphésiens 2.1)

Notre intelligence était obscurcie, nous étions étrangers à la vie de Dieu, en sorte que nos vivions selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées. Éphésiens 2.3

Mais lorsque Dieu dans sa grâce nous a rendus à la vie, une lumière est venue éclairer notre esprit en sorte que notre vision des choses de Dieu est devenue claire.

Jean 1.9 Cette lumière est la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.

C’est ce qu’enseigne Jésus :

Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. Jean 8.12

Si nous lisons attentivement ce qu’écrit l’apôtre Paul, la nature nouvelle que Dieu crée en nous par son Esprit, se heurte à une autre nature : la chair, c’est à dire notre nature humaine et cela va générer un conflit, car la vie qui vient de Dieu, qui comprend la pensée de Dieu, ses sentiments, sa nature pure, sainte, juste et bonne, rencontre notre nature charnelle, la chair avec ses passions et ses désirs :

Galates 5.19 Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu.

Par cette description, nous apprenons que l’expression « la chair » recouvre des passions qui ont trait à notre corps : l’impudicité, l’impureté, l’inconduite, l’ivrognerie, les excès de tables et d’autres choses semblables. mais aussi ce qui concerne notre âme, nos sentiments : les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie..

Egalement ce qui touche à l’esprit : l’incrédulité, l’idolâtrie, la magie, l’occultisme …

Ces choses se trouvent en nous, comme l’enseigne le Seigneur Jésus-Christ :’

Marc 7.21-23 Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie.
Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme.

C’est notre nature pécheresse, qui est en opposition avec la nature de l’Esprit de Dieu, qui lui produit des choses bonnes et saintes :

Galates 5.22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance.

Lorsque nous nous convertissons, la première transformation se produit au niveau de ce que nous affectionnons :

Romains 8.5 Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit.

Si nous sommes réellement devenus « enfants de Dieu » et que l’Esprit de Dieu habite en nous ce changement doit être évident, nous vivons différemment :

Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. 2 Corinthiens 5.17

Vous ne vivez plus selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. Romains 8.9

Ce qui ne veut pas dire que le problème sera définitivement et totalement résolu, et qu’il n’y aura plus en nous de conflit.

Je vous ai dit, un plus haut, que l’apôtre Paul était lucide et voyait clair en lui, tout simplement parce que son intelligence éclairée par l’Esprit et la Parole du Seigneur, discernait la véritable personnalité de sa nature charnelle.

Romains 7.21-34 Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!…

C’est pour cela que, désespéré de cette nature, il n’a trouvé aucune autre solution que de la faire mourir.

Galates 2.20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Galates 5.24 Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs.

Si nous voulons entrer dans une vie chrétienne victorieuse, il faut nous aussi reconnaître et accepter que nous ne sommes pas naturellement bon et que notre nature pécheresse doit disparaître pour laisser la place à une nouvelle nature.

Si quelqu’un est en Christ, il est « une nouvelle créature » !

Faire mourir, crucifier la chair est une opération spirituelle, dont j’ai déjà parlé dans une autre étude.

Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair.
Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Romains 8.12-14

Nous avons vu, que lorsque nous devenons ses enfants, Dieu envoie dans nos cœurs l’Esprit de son Fils:

Galates 4.6 Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père!

Nous avons donc reçu l’Esprit de Christ, qui apporte avec lui sa loi, une loi de justice, la loi de Christ, qu’il va écrire dans notre esprit et dans laquelle il va nous conduire.

Hébreux 8.10 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leur esprit, Je les écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

Nous l’avons compris, le Saint-Esprit, qui habite désormais en nous, va nous inspirer de nouveaux sentiments, de nouveaux désirs, de nouvelles affections, de nouveaux choix, une nouvelle manière de vivre, une nouvelle nature : la nature divine, la nature de Christ.

Nous aurons alors à nous laisser conduire par l’Esprit de Christ, accepter de lui obéir, c’est la condition :

Romains 8.4 … afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’Esprit. Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Romains 8.14

Puisque l’Esprit est la source de notre vie, laissons- le aussi diriger notre conduite. Galates 5.25 (version Bible du Semeur)

Je vous dis donc ceci: laissez le Saint-Esprit diriger votre vie, et vous n’obéirez pas aux désirs qui animent l’homme livré à lui-même. Galates 5.16

Voici des textes qui sont très explicites et qui nous enseignent concernant la part de responsabilité qui est la notre en ce qui concerne la vie de l’Esprit qui doit prendre la pas sur la chair, car si nous voulons que notre marche avec l’Esprit ne soit pas entravée, il va falloir se dépouiller de la vieille nature.

Éphésiens 4.17-24 Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité.

Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.

Ce passage est important pour notre sanctification, car il montre une situation d’opposition radicale entre l’ancienne manière de vivre et notre nouvelle situation en Christ.

Vous ne devez plus marchez comme les païens …

Vous avez appris Christ, autrement dit vous connaissez Christ.

La Parole de Christ, dans le texte ci-dessus, dit que « En Jésus Christ nous sommes ou devrions être instruits de plusieurs choses indispensables pour plaire à Dieu » :

1. nous dépouiller, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses.

Nous trouvons différentes expressions qui peuvent nous aider à comprendre comment nous pouvons nous dépouiller, ôter le vieux vêtement, la nature charnelle.

Se séparer :

2 Corinthiens 6.17 C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai.

Renoncer :

Colossiens 3.8 Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche.

Tite 2.12 Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines,

S’abstenir :

1 Thessaloniciens 5.22 abstenez-vous de toute espèce de mal.

Se détourner :

Zacharie 1.4 Ne soyez pas comme vos pères, auxquels s’adressaient les premiers prophètes, en disant: Ainsi parle l’Éternel des armées: Détournez-vous de vos mauvaises voies, de vos mauvaises actions!

Rejeter :

Ézéchiel 18.31 Rejetez loin de vous toutes les transgressions par lesquelles vous avez péché; faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau. Pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ?

Ces différentes expressions désignent toutes un changement de mentalité et de comportement. Cela demande une décision volontaire et nécessite un effort de notre part.

Paul dit « Je traite durement mon corps et je le tiens assujetti. » 1 Corinthiens 9.27

2. Etre renouvelés dans l’esprit de notre intelligence.

Ici il s’agit de renouveler chaque jour notre communion avec le Seigneur, comme ranimer un feu, rallumer une lampe, boire à nouveau, remplir un récipient qui s’est vidé, etc.

Il s’agit de ranimer un don reçu de Dieu. 2 Timothée 1.6

Renouveler une provision, une plénitude.

Jean 1.16 Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce.

Éphésiens 3.19 en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu.

Éphésiens 5.18 Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit.

3. Revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.

Cette nouvelle expression désigne une action de foi, comme se revêtir d’un vêtement.

Il est question de se revêtir du Seigneur Jésus-Christ, de s’envelopper de sa justice comme d’un manteau, de revêtir ses sentiments, de se revêtir d’humilité, etc…

Romains 13.14 Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises.

Éphésiens 6.11 Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable.

Colossiens 3.12 Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.

Colossiens 3.14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection.

1 Pierre 5.5 Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d’humilité; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles.

Nous pouvons le constater, c’est un programme spirituel qui nous engage à persévérer chaque jour dans ce qui est spirituel, dans le chemin où l’Esprit Saint nous conduit.

… L’homme nouveau, se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé. Colossiens 3.10

Nous l’avons vu, l’Esprit Saint qui habite en nous, est là pour opérer, accomplir, l’œuvre de Dieu.

Créer en nous de nouvelles aspirations, de nouvelles affections, de nouveaux désirs.

Nous inspirer des bonnes dispositions à l’égard de la loi de Christ

Nous éclairer, nous faire comprendre et discerner ce qui plait à Dieu

Inspirer à notre cœur de bons sentiments, de miséricorde, de patience, d’amour, de bonté, de compassion, etc.

Faire croître en nous la nature de Christ, l’homme nouveau qui se renouvelle chaque jour, par notre communion avec Christ.

Nous fortifier puissamment dans notre être intérieur afin que nous soyons capables d’être victorieux dans notre combat.

A  lire (sur le site d’origine)  pour compléter cette étude :

Être tenté et ne pas succomber.

 Le Cep et les sarments.

Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

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La prière. Pasteur Leopold Guyot

 

 

Matthieu 26.38-39

Introduction

Une chère sœur m’écrivait dernièrement quelque chose d’intéressant qui fait ressortir l’embarras qu’éprouvent certains devant la réalité pratique de la vie d’un ou d’une disciple du Seigneur Jésus-Christ :

« Je crois que par rapport à Pasteurweb, je n’ai qu’une seule demande supplémentaire. Il m’est souvent arrivé de lire des messages, et d’être tout à fait d’accord avec leur contenu, mais de ne pas savoir comment mettre en pratique ce qu’ils disaient.
Je ne sais pas vraiment comment exprimer cela. Un peu comme une rubrique « Madame truc » sans vouloir vous heurter.

Par exemple, un jour de discussion avec J.P , il m’a demandé comment je faisais pour appliquer ce que Jésus disait, dans ma vie. Lui ne savait pas comment faire, il n’avait pas le truc. Je lui ai simplement dit, « je me pose la question suivante : qu’aurait fait Jésus à ma place? et là me viennent des exemples ou des versets de la Bible qui répondent à mon interrogation et me permettent d’avancer ». Pour moi c’était évident mais pas pour lui, et il avait besoin d’un « truc » pour faire entrer plus concrètement Jésus dans sa vie de tous les jours.

En tant que pasteur et avec votre vécu, vous connaissez plein de choses applicables sur le terrain, qui je crois nous permettraient de mieux comprendre et pratiquer au quotidien ce que Jésus veut pour nous et que vous nous transmettez. Ce peut n’être que des pistes mais qui peuvent nous permettre d’avancer d’une manière significative, ou de trouver notre propre « truc » pour continuer à avancer. »

A mon tour d’être dans l’embarras, car « un truc », en général, c’est un moyen ou un système qui facilite une tâche ou permet de résoudre plus aisément un problème. Or je crois comprendre à la lecture de ce message que le problème réside dans notre relation avec Dieu et aussi la façon de réussir notre vie de disciples de Christ.

Il y a-t-il vraiment « des trucs » ?

Certes, le fait de dire : que ferait Jésus à ma place est un moyen excellent de se positionner dans une situation délicate.

Il y a aussi l’acquisition de la connaissance des enseignements du Seigneur, à condition de ne pas les compliquer n’y d’en faire une loi rigide. Il est nécessaire de connaître les instructions de Jésus, donc de les lire et de les méditer. Cela demande peut-être un effort mais c’est indispensable. Il s’agit bien entendu des instructions données par Jésus lui-même et pas ses apôtres. En général, elles sont très simples et adaptées aux diverses situations que nous rencontrons.

Dans ce domaine, ma première démarche de disciple de Christ a été de lire en suivant et plusieurs fois le Nouveau Testament. Je n’avais acheté qu’un NT et les premiers jours, semaines et mois qui ont suivi ma conversion je l’ai lu des dizaines de fois. Je m’en suis imprégné à tel point que dans les situations parfois difficiles ou embarrassantes, les paroles que j’avais lues me venaient à l’esprit et m’apportaient la solution.

Cela a été pour moi « un truc » efficace !

Puis, il y a le Saint-Esprit, son témoignage à notre conscience ou à notre esprit. J’avoue que pour ce dernier point il faut devenir sensible à sa présence et à son intervention dans notre âme et cela c’est le résultat d’une communion croissante avec Lui et d’une attention de tous les jours.

Justement, je crois que la prière est « un truc » excellent, simple et efficace pour résoudre le problème qu’ont certains dans leur communion avec Dieu, « pour faire entrer plus concrètement Jésus dans la vie de tous les jours ».

L’exemple des croyants de la Bible, ainsi que les expériences de frères et sœurs qui nous entourent peuvent nous aider dans ce domaine.

La prière

Elle est un élément essentiel de la foi qu’elle exprime et de notre relation avec Dieu. Au delà de ses diverses formes d’expression : par des paroles, des soupirs, avec des cris et des larmes ou simplement en pensée, que nous priions debout, à genoux, assis ou couchés, que nous élevions les mains ou les yeux vers le ciel ou que nous fermions les yeux dans le recueillement, que nous soyons à la maison, dans notre chambre, en voiture, marchant dans la rue ou dans un champ, seul ou entouré d’autres personnes, la prière est avant tout la démarche de l’âme vers Dieu, un moment pendant lequel nous nous approchons de Dieu et il s’approche de nous.

La vie des hommes et des femmes de foi est rythmée par la prière par laquelle ils manifestent leur communion avec Dieu, dans laquelle ils puisent leur force et trouvent le secours et l’aide du Seigneur.

Daniel priait trois fois par jour et parfois des jours et des nuits entières. Moïse passait de longs moments dans la présence de Dieu, en tête à tête, dans le tabernacle. Anne la prophétesse vivait son veuvage dans le jeune et la prière. Les disciples de Jésus persévéraient dans la prière. L’apôtre Pierre se retirait sur la terrasse de la maison de son hôte. L’apôtre Paul choisissait de marcher seul vers Assos alors que ses compagnons empruntaient le bateau.

Jésus lui-même passait beaucoup de temps dans la prière avec son Père. Le matin très tôt, dans la journée ou la nuit parfois entière. Il est le modèle par excellence. Il a prié avec des supplications et avec larmes.

C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel. Hébreux 5.7-9

Là–dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané, et il dit aux disciples : Asseyez–vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier.
Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses.
Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici, et veillez avec moi.
Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.
Il leur dit : Mon âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici, et veillez.
Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta contre terre, et pria que, s’il était possible, cette heure s’éloignât de lui. Matthieu 26.36-39

Parmi les nombreux passages de la Bible qui décrivent la démarche de ceux ou celles qui prient, en voici quelques uns qui nous font comprendre que la prière est avant tout une expression de l’âme qui se tourne, s’élève, se tend, vers Dieu.

Fais–moi dès le matin entendre ta bonté ! Car je me confie en toi. Fais–moi connaître le chemin où je dois marcher ! Car j’élève à toi mon âme. Psaumes 143.8

O Dieu ! tu es mon Dieu, je te cherche ; Mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, Dans une terre aride, desséchée, sans eau. Psaume de David, lorsqu’il était dans le désert de Juda. Psaumes 63.1

Comme une biche soupire après des courants d’eau, Ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ! Psaumes 42.1

Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant : Quand irai–je et paraîtrai–je devant la face de Dieu ? Psaumes 42.2

Mon âme soupire et languit après les parvis de l’Eternel, Mon cœur et ma chair poussent des cris vers le Dieu vivant. Psaumes 84.2

Mon âme te désire pendant la nuit, Et mon esprit te cherche au dedans de moi ; Car, lorsque tes jugements s’exercent sur la terre, Les habitants du monde apprennent la justice. Esaïe 26.9

Ecoutons aussi Job, le juste éprouvé :

Mon âme est dégoûtée de la vie ! Je donnerai cours à ma plainte, Je parlerai dans l’amertume de mon âme. Job 10.1

Et maintenant, mon âme s’épanche en mon sein, Les jours de la souffrance m’ont saisi. Job 30.16

Par, la prière, nous exprimons ainsi nos sentiments, nos préoccupations, nos soucis, nos inquiétudes, nos chagrins, notre souffrance, notre amertume et même notre irritation :

Quand mon âme était abattue au dedans de moi, Je me suis souvenu de l’Eternel, Et ma prière est parvenue jusqu’à toi, Dans ton saint temple. Jonas 2.7

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi ! Car en toi mon âme cherche un refuge ; Je cherche un refuge à l’ombre de tes ailes, Jusqu’à ce que les calamités soient passées. Psaumes 57.1

Mon âme pleure de chagrin : Relève–moi selon ta parole ! Psaumes 119.28

Anne, la mère de Samuel est un exemple de l’âme souffrante qui se refugie auprès de Dieu et cherche en Lui du secours.

Anne se leva, après que l’on eut mangé et bu à Silo. Le sacrificateur Eli était assis sur un siège, près de l’un des poteaux du temple de l’Eternel.
Et, l’amertume dans l’âme, elle pria l’Eternel et versa des pleurs.
Elle fit un vœu, en disant : Eternel des armées ! si tu daignes regarder l’affliction de ta servante, si tu te souviens de moi et n’oublies point ta servante, et si tu donnes à ta servante un enfant mâle, je le consacrerai à l’Eternel pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera point sur sa tête.
Comme elle restait longtemps en prière devant l’Eternel, Eli observa sa bouche.
Anne parlait dans son cœur, et ne faisait que remuer les lèvres, mais on n’entendait point sa voix. Eli pensa qu’elle était ivre, et il lui dit : Jusques à quand seras–tu dans l’ivresse ? Fais passer ton vin.
Anne répondit : Non, mon seigneur, je suis une femme qui souffre en son cœur, et je n’ai bu ni vin ni boisson enivrante ; mais je répandais mon âme devant l’Eternel.
Ne prends pas ta servante pour une femme pervertie, car c’est l’excès de ma douleur et de mon chagrin qui m’a fait parler jusqu’à présent.
Eli reprit la parole, et dit : Va en paix, et que le Dieu d’Israël exauce la prière que tu lui as adressée !
Elle dit : Que ta servante trouve grâce à tes yeux ! Et cette femme s’en alla. Elle mangea, et son visage ne fut plus le même. 1 Samuel 1.9-18

Il est important de lire attentivement ces passages car ils nous instruisent très précisément sur ce qu’est en réalité la prière et aussi sur son résultat immédiat.

… et son visage ne fut plus le même.

C’est aussi ce qu’écrit l’apôtre Paul :

Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.
Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus–Christ. Philippiens 4.6

La prière est également l’occasion de dire à Dieu notre reconnaissance, nos actions de grâces, notre joie, notre amour pur Lui.

Du serviteur de l’Eternel, de David, qui adressa à l’Eternel les paroles de ce cantique, lorsque l’Eternel l’eut délivré de la main de tous ses ennemis et de la main de Saül. Il dit : Je t’aime, ô Eternel, ma force ! Psaumes 18.1

Mon âme, bénis l’Eternel, Et n’oublie aucun de ses bienfaits ! Psaumes 103.2

Mon âme, bénis l’Eternel ! Eternel, mon Dieu, tu es infiniment grand ! Tu es revêtu d’éclat et de magnificence ! Psaumes 104.1

Enfin la prière à Dieu est aussi le moyen par lequel le Seigneur restaure notre âme, nous fait du bien.

Mon âme, retourne à ton repos, Car l’Eternel t’a fait du bien. Psaumes 116.7

Mon âme compte sur le Seigneur, Plus que les gardes ne comptent sur le matin, Que les gardes ne comptent sur le matin. Psaumes 130.6

Je me réjouirai en l’Eternel, Mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu ; Car il m’a revêtu des vêtements du salut, Il m’a couvert du manteau de la délivrance, Comme le fiancé s’orne d’un diadème, Comme la fiancée se pare de ses joyaux. Esaïe 61.10

L’instruction

La Bible, parole écrite et inspirée de Dieu, contient de nombreux enseignements au sujet de la prière et un grand nombre d’exemples d’exaucements ou d’échecs.

Beaucoup de choses ont été dites et écrites à son sujet mais je remarque que, d’une manière générale, la façon de prier reste confuse : Qui prier ? Comment prier ? Que demander dans nos prières ?

Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu’il eut achevé, un de ses disciples lui dit: Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples. Luc 11.1

Il est certain que nous avons besoin d’apprendre à prier pour être exaucés, car le but de toute prière c’est son exaucement. Les hommes et les femmes de foi on toujours prié dans ce sens, comme le dit le psalmiste :

Je t’invoque, car tu m’exauces, ô Dieu ! Incline vers moi ton oreille, écoute ma parole ! Psaumes 17.6

En toi déjà, nos pères se confiaient, oui, ils comptaient sur toi, et tu les délivrais.
Lorsqu’ils criaient à toi, ils étaient délivrés, lorsqu’ils comptaient sur toi, ils n’étaient pas déçus. Psaume 22.4-5

Jésus a enseigné à prier pour recevoir :

Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. Matthieu 7.7-8

Notre première prière : enseigne nous à prier.

Même les païens prient, dit Jésus. Mais il ajoute de ne pas prier comme eux (Matthieu 6.7). Il est donc nécessaire d’être enseigné pour apprendre à prier selon la pensée et la volonté de Dieu.

Sommes nous désireux d’apprendre à prier ou pensons nous que ce n’est pas utile et que la bonne volonté suffit car « Dieu regarde au cœur ». Cependant, nous sommes obligés de reconnaître que beaucoup de prières sont dites, récitées ou répétées dans le monde, en vain, sans réponse.

Sommes nous disposés à apprendre à prier, prêts à nous soumettre à l’enseignement divin ? Car bien souvent nous nous suffisons à nous mêmes et notre propre conception nous satisfait. Nous nous faisons une fausse idée de la prière et nous avons besoin de connaître ce que Dieu dit à ce sujet.

En voyant leur Maître prier, les disciples de Jésus ont pris conscience qu’ils ne savaient pas réellement prier et ils lui ont demandé de leur apprendre. Cela doit être le désir de tout vrai disciple de Christ : apprendre de Lui, se laisser enseigner par Lui, selon sa propre parole : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. Jean 8.31-32

Il dit encore avant de monter au ciel:

Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. Matthieu 28.18-20

Enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit.

Voici une parole à prendre en considération : apprendre à obéir, à observer, à pratiquer, les enseignements de Jésus notre Maître. Nous savons que l’enseignement du Seigneur est fondamental pour tout ce qui concerne notre vie de disciple de Christ et aussi pour la prière.

L’enseignement du Seigneur.

Qu’est-ce qu’e Jésus enseigne concernant la prière ? Que disent les Écritures, La Parole écrite de Dieu ?

Premièrement : Qu’est-ce que la prière ?

Pour les gens religieux, la prière c’est surtout la récitation de formules, la répétition de mots ou de phrases (les litanies, les mantras), une gestuelle, des offrandes devant un autel, devant une statue, ou autre endroit dédié au culte d’une personnalité divine ou reconnue influente parmi les esprits.

La prière, selon la Bible, c’est une démarche vers Dieu, l’approche de Dieu, une recherche de sa présence pour lui parler, dans un état d’esprit particulier et aussi pour l’écouter. C’est un temps spirituel fort, emprunt de respect, d’humilité et de confiance, car nous nous approchons du Dieu Très Haut, très saint, infiniment pur et glorieux, qui est aussi notre Père céleste. Il convient donc d’avoir l’état d’esprit et le comportement qui conviennent.

C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte (un saint respect), car notre Dieu est aussi un feu dévorant. Hébreux 12.29

Cela n’exclut pas bien entendu une grande assurance, si nous sommes dans une bonne disposition de cœur, comme il est écrit dans les passages suivants :

Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. Hébreux 4.14-16

Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. Hébreux 10.19-22

Ceci étant bien compris nous allons étudier la façon dont le Seigneur nous enseigne à prier en particulier.

Avec humilité:

Nous ne prions pas pour être entendus, vus et admirés des hommes, mais pour être vus, entendus et exaucés par Dieu. Matthieu 6.5-6

Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Matthieu 6.5

Devant Dieu restons humbles :

Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était pharisien, et l’autre publicain.
Le pharisien, debout, priait ainsi en lui–même : O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.
Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.
Je vous le dis, celui–ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.

Croyez–vous que l’Ecriture parle en vain ? C’est avec jalousie que Dieu chérit l’esprit qu’il a fait habiter en nous. Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente ; c’est pourquoi l’Ecriture dit: Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles. Jacques 4:5-6

Notre culte à Dieu, l’adoration, la louange, la prière, etc. ne doit en aucun cas devenir un spectacle, mais un acte de piété pratiqué avec respect, avec sincérité, avec foi et avec humilité. Nous sommes des pécheurs pardonnés, graciés, que Dieu accueille uniquement sur la base du sacrifice du Seigneur Jésus-Christ, de son sang versé pour nous.

Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire. Hébreux 10.19

Avec sincérité:

Prière de David. Eternel ! écoute la droiture, sois attentif à mes cris, Prête l’oreille à ma prière faite avec des lèvres sans tromperie ! Psaumes 17.1

Avec sobriété:

En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Matthieu 6.7

Ne te presse pas d’ouvrir la bouche, et que ton cœur ne se hâte pas d’exprimer une parole devant Dieu ; car Dieu est au ciel, et toi sur la terre : que tes paroles soient donc peu nombreuses.
Car, si les songes naissent de la multitude des occupations, la voix de l’insensé se fait entendre dans la multitude des paroles.
Car, s’il y a des vanités dans la multitude des songes, il y en a aussi dans beaucoup de paroles ; c’est pourquoi, crains Dieu. Ecclésiaste 5.2-7

Dans l’intimité de Dieu:

Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. Matthieu 6.6

Si nous en sommes conscients cet enseignement de Jésus suscite une profonde confiance dans le cœur de celui ou celle qui prie dans le secret. La présence de Dieu lui est assurée.

Ton Père est là dans le secret !

Quel privilège merveilleux ! Lorsque nous sommes seul et que nous prions, Dieu vient près de nous !

Les attitudes.

La Bible donne des exemples des différentes attitudes physiques de la prières :

Nous pouvons prier assis,

Debout,

A genoux,

Prosternés le visage contre terre,

Complètement prostrés, allongés sur le sol

Les mains tendues ou levées

Les yeux levés vers le ciel, ou fermés quand nous sommes recueillis en nous-mêmes.

Même lorsque nous sommes au lit, nous pouvons prier !

En fait, tout dépend si notre approche de notre Père céleste consiste en une demande, une supplication, une intercession, une action de grâces, une louange, une adoration, (elle peut contenir à la fois toutes ces choses) ou si notre prière est faite en public, au sein d’une assemblée ou en privé dans le secret de notre relation avec notre Père céleste.

En réalité l’attitude physique n’a pas une importance capitale. Dieu regarde au cœur. Mais le corps et nos membres s’associent aussi à notre prière.

Voici déjà quelques éléments. Nous verrons dans les textes suivants les qualités et l’efficacité de la prière, en particulier et en commun (Prier ensemble).

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Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

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La sanctification. Pasteur Léopold Guyot

 

 

 

2 Corinthiens 6.14

 

Elle est tout simplement la manière de vivre de ceux qui, après avoir reçu le pardon de leurs péchés par la foi en Jésus, ont décidé de suivre le Seigneur Jésus-Christ en obéissant à ses instructions, selon qu’il l’a ordonné.

Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. Mathieu 28.19

Elle est la normalité  pour ceux qui confessent que Jésus est leur Seigneur. En dehors de toutes pratiques religieuses, fussent elles « évangéliques » ou « bibliques », la foi en Dieu  doit conduire à une relation personnelle réelle avec le Seigneur, selon que Jésus l’enseigne.

Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Jean 14.23

La nécessité de la sanctification est rappelée aussi bien dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau car elle concerne tous ceux qui sont appelés à vivre dans une vraie communion avec Dieu. En fait, elle conditionne toute notre vie par rapport à Dieu, à Christ et au Saint-Esprit

Si nous désirons que Dieu nous accueille favorablement lorsque nous prions ou l’adorons, si nous voulons que le Seigneur soit avec nous et qu’il nous aide chaque jour, il est indispensable que nous nous sanctifiions, comme il est écrit :

Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres? Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial? ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit: J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout-puissant. Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. 2 Corinthiens 6.14

Dans l’Ancienne Alliance avec Israël, l’Eternel demandait à   son peuple de se sanctifier pour s’approcher de  Lui et le servir :

Parle à toute l’assemblée des enfants d’Israël, et tu leur diras: Soyez saints, car je suis saint, moi, l’Eternel, votre Dieu.  Lévitique 19.2

Il en est de même pour le peuple de la Nouvelle Alliance c’est à dire l’Eglise  de Jésus-Christ :

Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance. Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit: (1-16) Vous serez saints, car je suis saint. Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l’œuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage, sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous, qui par lui croyez en Dieu, lequel l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu. 1 Pierre 1.14 – 21

Cette exhortation de l’apôtre Pierre n’a pas besoin de commentaires, nous comprenons ce que Dieu attend de la part de ceux qu’il a sauvés pas sa grâce et ajoutés à l’Eglise de son Fils Jésus-Christ.

Nous mesurons l’importance de la sanctification à l’aide de cette autre parole : 

la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur. Hébreux 12.14

Voir le Seigneur ne consiste pas uniquement à aller au ciel quand nous mourrons ou à être enlevés avec lui lors de son avènement, c’est aussi le voir dans nos vies quotidiennement, être en communion avec Lui, être exaucés quand nous prions, vivre par le Saint-Esprit qui nous communique ses dons et produit en nous son fruit.

Le but de ce dossier est de mettre en évidence la place vitale  de la sanctification  dans la vie des enfants de Dieu et aussi d’enseigner comment la mettre en pratique.  Vous y retrouverez  des articles parus séparément sur pasteurweb.

Pour en faciliter la lecture les chapitres sont disposés  dans un ordre qui me semble logique, en commençant par présenter Celui qui nous appelle à être saints.

1. Dieu est saint.

La première des choses qui frappe  ceux qui ont une relation avec Dieu, c’est la révélation de sa sainteté et la conscience de leur propre souillure.

L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l’un à l’autre, et disaient: Saint, saint, saint est l’Eternel des armées! toute la terre est pleine de sa gloire! Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée. Alors je dis: Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Eternel des armées. Esaïe 6.1

Dans sa vision, le prophète Esaïe a vu le Seigneur sur un trône très élevé, ce qui signifie la nature de la sainteté de l’Eternel proclamée par les séraphins qui l’entourent : Ils criaient l’un à l’autre, et disaient: Saint, saint, saint est l’Eternel des armées! toute la terre est pleine de sa gloire!

L’apôtre Jean a eu la même vision de la sainteté de Dieu : 

Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu’un était assis. Celui qui était assis avait l’aspect d’une pierre de jaspe et de sardoine; et le trône était environné d’un arc-en-ciel semblable à de l’émeraude. Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d’or. Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d’yeux devant et derrière. Le premier être vivant est semblable à un lion, le second être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a la face d’un homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle qui vole. Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d’yeux tout autour et au dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit: Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est, et qui vient! Apocalypse 4.2-8

Lorsque nous lisons ces passages et bien d’autres dans la Bible, nous prenons conscience de la nature de Dieu :

Une sainteté incomparable, une pureté parfaite, une lumière éblouissante,  insoutenable. C’est sa gloire, la gloire de Dieu. Ce n’est pas seulement la gloire de sa puissance, c’est surtout la gloire de sa pureté.

A plusieurs reprises Dieu a manifesté sa gloire de manière éclatante, comme cela est rapporté en Exode 24.16-17 : L’aspect de la gloire de l‘Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des enfants d’Israël.

Le prophète Ezéchiel en a aussi été le témoin.

Tel l’aspect de l’arc qui est dans la nue en un jour de pluie, ainsi était l’aspect de cette lumière éclatante, qui l’entourait: c’était une image de la gloire de l’Eternel. A cette vue, je tombai sur ma face, et j’entendis la voix de quelqu’un qui parlait. Ezéchiel 1.28

La sainteté de Dieu est révélée dans la personne du Fils de Dieu, le Seigneur Jésus-Christ, d’une manière plus accessible, par sa nature pure et sans tache, par la puissance de ses miracles et par l’éclat de sa gloire manifestée à trois de ses disciples sur la montagne :

Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Matthieu 17.1

Notre Seigneur Jésus-Christ, notre Sauveur et Seigneur est lui-même un modèle de sainteté :

Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, Hébreux 7.26

Il pouvait en toute vérité dire aux pharisiens qui l’accusaient :

 Qui de vous me convaincra de péché? Jean 8.46

Même lorsqu’il mangeait et buvait avec les publicains et qu’il côtoyait les gens de mauvaise vie, comme le disaient dédaigneusement les pharisiens, Jésus s’est toujours distingué par une attitude de pureté. Il aimait les pécheurs qu’Il voulait sauver, mais il haïssait le mal. C’est pour cela que Dieu l’a élevé au dessus de toutes créatures et de toutes choses.

Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité; C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint D’une huile de joie au-dessus de tes égaux. Hébreux 1.9

Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, Hébreux 7.26

Enfin le Saint-Esprit, qui nous a été donné de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus-Christ, pour venir habiter en nous, révèle et inspire la sainteté divine :

C’est l’Esprit de Dieu, parfaitement saint, appelé l’Esprit de sainteté.

Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous?   Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes. 1 Corinthiens 3.16

2. La sainteté

La sainteté est un concept divin. Dieu seul est parfaitement saint. Si nous voulons savoir ce qu’est la sainteté c’est à lui qu’il faut regarder, quoique notre connaissance est bien limitée  dans ce domaine comme dans d’autres.

La sainteté de Dieu est sa qualité essentielle, fondamentale. Sa pureté absolue, immaculée, manifeste sa gloire rayonnante, éternelle.

 » Saint, saint, saint est l’Eternel… Toute la terre est pleine de sa gloire ». Esaïe 6.3 , Esaïe  57.15

La racine hébraïque du mot « sainteté » ou « saint » a deux significations :

– Etre « mis à part pour un usage exclusif », « séparé », « considéré comme sacré par opposition au profane »,

– Etre entièrement pur, c’est l’état de la pureté absolue comme l’éclat d’une blancheur éblouissante : la gloire de Dieu.

Etre saint, c’est être « sans tache, ni ride, ni rien de semblable » (Ephésiens  5.26-27).

Dans 2 Corinthiens 7.1 nous lisons:

« Purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sainteté (ou sanctification) dans la crainte de Dieu. »

Dieu est dépeint comme parfaitement pur, saint et majestueux, et son peuple est appelé à reconnaître sa sainteté et ses droits souverains sur lui (Esaïe 6.3 , Esaïe 8.13).

Un texte de l’apôtre Paul donne une idée très forte de la sainteté de Dieu :

Il habite  une lumière inaccessible, qu’aucun homme n’a vu ni ne peut voir. 1 Timothée 6.16

Nous pouvons avoir dès maintenant une notion assez précise de que signifie « être saint ».

Certains pensent qu’il suffit d’être séparé, dans le sens d’être mis à part pour une tâche, mais il s’agit de beaucoup plus que cela.

La sainteté dans son expression divine c’est être séparé du péché d’une manière absolue, être dans un état de pureté parfaite. Nous comprenons bien que seul Dieu atteint cette perfection de la sainteté. Cependant Il nous appelle à être saints.

« Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit:  Vous serez saints, car je suis saint. » 1 Pierre 1.15

Ceci est valable pour toutes les époques. Dieu ne change pas.

Avec Israël dans l’Ancienne Alliance ou l’Église dans l’Alliance Nouvelle, Dieu a toujours appelé à la sainteté ceux qu’il rachète. Il les sépare, c’est à dire sanctifie, pour être son peuple  car c’est le moyen de donner au monde le témoignage de ce qu’il est lui même.

A Israël il dit : Car tu es un peuple saint pour l’Eternel, ton Dieu; et l’Eternel, ton Dieu, t’a choisi, pour que tu fusses un peuple qui lui appartînt entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre. Deutéronome 14.2

Avec l’Église, le peuple de la Nouvelle Alliance composé de ceux qui ont été lavés de leurs péchés par le Sang de son fils Jésus-Christ, Dieu a la même exigence : 

Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. 1 Pierre 2.9

La réalité c’est que ceux qui sont appelés à être enfants de Dieu manifeste dans leur vie la nature du Seigneur.

Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. 2 Pierre 1.3

Le fait d’être sous la grâce ne nous autorise pas à vivre dans la souillure du péché.

Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde?
Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché? Romains 6.1-2

La sainteté de ceux que le Seigneur a rachetés fait l’objet de nombreuses exhortations. C’est une vertu essentielle, fondamentale, de la vie chrétienne, car elle marque d’une manière évidente notre appartenance à un Dieu saint. La sainteté démontre que le péché est une souillure.

C’est peut être aussi l’élément le moins attrayant pour ceux qui croient, car elle demande un effort constant et une véritable séparation du péché et du mal qui sont tellement attachés à notre nature humaine.

La sainteté est  la marque distinctive de ceux qui appartiennent au Seigneur.

Néanmoins, le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau: Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent; et: Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité. 2 Timothée 2.19

Elle est aussi le témoignage évident d’une vie nouvelle qui provoque le rejet et la haine de la part des incrédules. Elle leur rend le témoignage que leurs œuvres sont mauvaises et c’est pour cette raison qu’ils haïssent ceux qui la pratiquent. Jésus a dit à ses disciples que le monde le haïrait parce qu’ils rendraient par leur conduite le témoignage que les œuvres des hommes sont mauvaises. (Jean 7.7).  II ajoute qu’il en sera de même pour ceux qui le suivent.

Je leur ai donné ta parole; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Jean 17.14

Nous comprenons alors pourquoi elle est si difficile à vivre car en plus de surmonter la tendance naturelle de notre cœur charnel, nous devons encore affronter l’opposition et la haine de ceux parmi lesquels nous vivons, ceux que notre conduite condamne et exaspère.

Pourtant c’est le témoignage que Dieu nous appelle à rendre :

Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite. 1 Pierre 1.15

C’est là ce qui fait la vraie différence.  Les non-croyants peuvent  pratiquer  de bonnes œuvres. Nous avons des exemples évidents avec  de personnes athées ou encore avec de nombreuses associations caritatives fondées et animées par des incrédules notoires. Mais il leur est impossible d’être saints.

Comprenez bien ce que je vous dis maintenant :

Il est normal que des enfants de Dieu pratiquent la charité et se montrent secourables envers ceux qui souffrent ou sont dans le besoin, cela aussi les gens du monde le font.  Il faut que nous soyons sensibles à « la charité qui s’exerce en faveur des saints » comme le fruit de l’amour fraternel, et à l’égard de ceux qui nous entourent comme la compassion de Dieu qui inspire notre cœur. C’est un comportement qui va de soi, si nous sommes enfants de Dieu.

Mais ce qui fait la différence avec les incroyants c’est la sainteté de notre conduite, la pureté de notre vie.

La sainteté est la marque des rachetés du Seigneur Jésus-Christ, du peuple de Dieu. Nous sommes appelés à être saints dans le monde, comme notre Père céleste, à l’image de Jésus notre Sauveur et selon la nature de l’Esprit de Dieu qui nous habite et nous inspire. Il est écrit que la sainteté convient à la maison de Dieu.

Tes témoignages sont entièrement véritables; La sainteté convient à ta maison, O Eternel! pour toute la durée des temps. Psaumes 93.5

Nous devons savoir que Dieu veut un peuple saint, c’est à dire des hommes et des femmes qui rachetés par le sang de son Fils Jésus-Christ, marchent dans la sainteté.

Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée.
Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. Tite  2.11

La sainteté est le seul moyen de sanctifier la présence de Seigneur dans notre vie, selon qu’il est écrit : « Sanctifiez dans vos cœurs, Christ le Seigneur. » 1 Pierre 3.15

La seule  façon de vivre  pour  être agréable à Dieu c’est de vivre saintement, c’est à dire pratiquer la justice, se conserver pur. Dieu ne peut pas accepter d’être uni avec quelqu’un qui est souillé.

Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite. La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. 1 Jean 1.3-7

En quoi consiste marcher dans la sainteté ?

Plusieurs expressions aident à le comprendre : marcher dans la lumière, marcher dans la vérité, suivre des voies droites, vivre selon l’Esprit et non selon la chair, se conserver  purs, sanctifier le Seigneur dans notre cœur, nous garder comme un temple saint pour l’Esprit de Dieu qui habite en nous. En fait, c’est vivre dans le monde en se préservant de ses souillures.

Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. 2 Corinthiens 7.1

C’est la condition pour maintenir une réelle communion avec le Seigneur.

C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. 2 Corinthiens 6.17

Ce passage a été parfois mal compris, interprété comme un appel à nous séparer des non-croyants dans notre vie familiale ou sociale. Il s’agit, tout en étant dans le monde, c’est à dire parmi les incroyants, de ne pas participer à leurs péchés et de nous garder des associations ou unions dont nous ne pourrons pas maîtriser la morale.

Si nous nous souillons avec les péchés du monde nous perdons notre bonne communion avec le Seigneur et toute notre vie de prière et de foi en est altérée. Notre conscience nous condamne et nous n’avons plus d’assurance devant Dieu. 1 Jean 3.19-21

Les lévites chargés d’entretenir le sanctuaire devaient se sanctifier et sanctifier la maison de Dieu :

Ecoutez-moi, Lévites! Maintenant sanctifiez-vous, sanctifiez la maison de l’Eternel, le Dieu de vos pères, et mettez ce qui est impur hors du sanctuaire. 2 Chroniques 29.5

Nous sommes le temple du Saint-Esprit, par lui Dieu demeure en nous et nous sommes appelés à être « un temple saint » :

Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit. Ephésiens 2.20-22

Ne savez–vous pas que vous êtes le sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? 1 Corinthiens 3.16

Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes?
Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. 1 Corinthiens 6.19-20

Il y a dans la Bible, beaucoup d’autres passages qui nous exhortent à la sainteté, il n’est pas difficile de les trouver, il est plus difficile de les pratiquer.

La sainteté c’est la seule façon de vivre qui plaise à Dieu et le glorifie. Le manque de sainteté nous prive de la joie de la communion avec le Seigneur, cela attriste le Saint-Esprit et empêche Dieu de nous exaucer et d’accomplir en notre faveur tout ce qu’il voudrait.

N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Ephésiens 4.30

La parole que l’Eternel adressait à son peuple par le prophète Esaïe est aussi valable pour le peuple de la nouvelle alliance, l’Eglise, que nous sommes.

Non, le bras du SEIGNEUR n’est pas trop court pour sauver, son oreille n’est pas trop dure pour entendre.
Ce sont vos fautes qui vous séparent de votre Dieu, ce sont vos péchés qui le détournent de vous, qui l’empêchent de vous entendre. Esaïe 59.1

2. Le péché

Il est important de prendre conscience de la nature du péché qui est une salissure de l’esprit, une souillure de l’âme et souvent une dégradation physique. Le péché est grave dans ses conséquences. Si nous sommes convaincus de sa gravité  nous éprouverons le besoin d’en être pardonnés purifiés et aussi  de nous en séparer.

Dans sa vision, le prophète Esaïe a vu le Seigneur sur un trône très élevé, ce qui signifie la nature de la sainteté de l’Eternel, proclamée par les séraphins qui l’entourent : Ils criaient l’un à l’autre, et disaient: Saint, saint, saint est l’Eternel des armées! toute la terre est pleine de sa gloire!

Nous pouvons comprendre que la souillure du péché soit un obstacle à l’approche de ce Dieu saint et à une réelle relation avec Lui. Il faut donc régler ce problème en commençant par haïr le péché à cause de ce qu’il est une souillure et des dommages qu’il occasionne.

Vous qui aimez l’Eternel, haïssez le mal! Il garde les âmes de ses fidèles, Il les délivre de la main des méchants. Psaumes 97.10

Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien. Romains 12.9

Nous l’avons lu, l’Esprit de Dieu est un Esprit de Sainteté, Jésus dit qu’il nous conduit dans toute la vérité. C’est Lui qui nous fait prendre conscience de la véritable nature du péché, comme étant une souillure qui nous tient éloignés de Dieu.

La définition biblique du péché se trouve dans 1 Jean 3.4, et il est intéressant de comparer plusieurs versions du texte, en commençant par la plus connue :

Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi. (Segond)

Voici le même texte dans d’autres versions qui aident à  mieux comprendre le véritable sens, non seulement du mot « péché », mais ce qu’il est réellement.

. Quiconque pèche s’oppose à la loi de Dieu, car le péché est la révolte contre cette loi.

. Quiconque commet le péché commet aussi l’iniquité ; car le péché, c’est l’iniquité.

. Quiconque fait le péché fait aussi le mal ; c’est le péché qui est le mal.

. Tous ceux qui commettent des péchés luttent contre Dieu. En effet, commettre des péchés, c’est lutter contre Dieu.

. Celui qui commet le péché viole la Loi de Dieu, car le péché, par définition, c’est la violation de cette Loi.

Il y a aussi une définition qui se rapporte au sens des mots hébreu (pour l’AT) et grec (pour le NT)

. hébreu : chatta’ah (khat-taw-aw’) ou chatta’th (khat-tawth’) : ce qui manque le but

. grec : hamartano (ham-ar-tan’-o :  » erreur, faux état d’esprit »  ou encore :  « manquer le chemin de la droiture et de l’honneur, faire le mal »

Il faut préciser ce qu’est réellement le péché par rapport à la pensée de Dieu, car je crains que l’expression « manquer le but », comme une flèche qui manque la cible, nous fasse perdre la conscience de sa gravité et de ses conséquences.

La loi de Dieu est une loi morale, droite et juste. Le péché enfreint cette loi, c’est une faute, un manque envers la droiture, la justice et la vérité

Enfin toute faute engendre des conséquences. Le péché détruit notre propre intégrité, mais aussi lèse les autres. Il provoque des blessures dans tous ceux qu’il atteint.

Au commencement, lorsque Dieu créa le monde et plaça Adam et Eve, dans le jardin d’Eden, ils ne connaissaient pas le péché. Puis, le diable est venu et les a séduits les entrainant à transgresser à l’ordre divin. Genèse 3.1-7

Le premier péché de l’être humain a été la désobéissance. Cela peut nous paraître étrange qu’une « simple désobéissance » entraine de telles conséquences.

C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché. Romains 5.12

Parfois on peut dire : « Oh ! Ce n’est qu’un simple mensonge ».

Cependant, c’est comme cela que « le père du mensonge » a entrainé Adam et Eve à transgresser la Parole de Dieu. Le résultat a été terrible pour eux et pour toute l’humanité qui a suivi leur exemple : « La mort s’est étendue à tous les hommes, parce que tous ont péché »

Le jour où le péché est entré dans le monde tout s’est déréglé. Jusque là, le fondement sur lequel reposait l’harmonie de la création était la confiance. Le diable est venu semer dans le cœur d’Adam et Eve la défiance, par des paroles calomnieuses envers le Créateur : « Dieu a-t-il réellement dit ? »  puis « Vous ne mourrez pas, mais Dieu sait que … »  Autrement dit  « Dieu vous a menti, pour préserver sa domination sur vous, il ne veut pas que vous soyez comme lui, des dieux ! » Genèse 3.1-4

Alors, le soupçon est entré dans le cœur d’Adam, à l’égard de Dieu et de Eve sa femme. Le fondement sur lequel reposait la vie dans le jardin a été détruit. Le péché est destructeur.

En observant les dégâts causés dans le monde par le péché nous devrions être horrifiés.

. L’adultère et la fornication produisent les divorces, la destruction des familles et la souffrance de ceux qui en sont victimes, parents et enfants.

. Le libertinage, les  relations sexuelles multipartenaires ou entre des personnes du même sexe, produisent toutes sortes de dérèglement, de conflits, de drames, ainsi que de nombreuses infections : les MST (maladies sexuellement transmissibles) et parmi elles le terrible sida.

. L’usage des drogues  crée des dépendances douloureuses, détruit l’organisme, altère les facultés mentales et cause de nombreuses maladies.

. Les excès du manger et du boire altèrent la santé, l’ivrognerie produit la déchéance, l’abus de l’alcool engendre la violence et est la cause de nombreux accidents.

. Le mensonge, la tricherie, la malhonnêteté, engendrent une méfiance toujours plus grande entre les gens.

. L’orgueil, l’ambition démesurée, le goût et la recherche du pouvoir, provoquent des conflits, des querelles et des guerres meurtrières.

. L’injustice, l’égoïsme, le mépris des autres, produisent la révolte et la violence

. La jalousie, la colère, la méchanceté, provoquent des drames

. La cupidité, l’avarice, l’amour de l’argent et des richesses, sont la cause de toutes sortes de maux.

Le péché se manifeste sous des formes différentes selon les personnes.

Chacun de nous fait des fautes sur bien des points et de bien des manières. Jacques 3.2

Jésus énumère  les différentes sortes de péchés provenant du cœur humain .

Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. Marc 7.21-23

D’autres passages de la Bible sont aussi explicites. Il est question de passions infâmes, de choses indignes, d’abominations :

… des passions infâmes: car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement.

… livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes, étant remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice; pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d’intelligence,  de loyauté, d’affection naturelle, de miséricorde. Romains 1.26-31

Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères,  ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu. 1 Corinthiens 6.9-10

Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. Galates 5.19-21

Sache que dans les derniers jours surgiront des temps difficiles.Car les gens seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles envers leurs parents, ingrats, sacrilèges, insensibles, implacables, médisants, sans maîtrise de soi, cruels, ennemis du bien, traîtres, emportés, aveuglés par l’orgueil, amis du plaisir plus que de Dieu ; ils garderont la forme extérieure de la piété, mais ils en renieront la puissance. Eloigne–toi de ces gens–là. 2 Timothée 3.1

Ces textes  ne nous laissent aucune illusion sur l’état du cœur humain. « Les péchés » sont appelés par leur nom et clairement dénoncés. De plus, la Parole de Dieu souligne que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas le royaume de Dieu.

Quant aux lâches, aux infidèles et inconstants, aux dépravés, assassins, noceurs et adultères, aux idolâtres et adeptes des pratiques occultes, bref à tous ceux qui s’écartent de la vérité, leur part sera l’étang ardent de feu et de soufre, la seconde mort. Apocalypse 21.8

Peut-être, quelqu’un dira : « Mais n’exagérez pas, nous ne sommes pas si mauvais, tous ne sont pas abominables. »

Les Ecritures répondent sans ambigüité :

Quoi donc! sommes-nous plus excellents? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché, selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul; Nul n’est intelligent, Nul ne cherche Dieu; Tous sont égarés, tous sont pervertis;  Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul; … Romains 3.9-12

Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; Romains 3.23

C’est pourquoi Jésus dit : 

 « Si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. » Luc 13.3

On entend parfois  parler du péché comme d’une faiblesse morale ou la conséquence de quelques antécédents familiaux, dont les gens ne seraient pas responsables. On pourrait ainsi remonter jusqu’à Adam et Eve, en passant par nos parents et grands parents, à qui nous en ferions porter la responsabilité. C’est toujours facile de trouver des excuses. Mais Dieu ne nous demande pas des excuses : il attend des pécheurs qu’ils se repentent en confessant humblement leurs péchés, puis qu’ils croient à la valeur du sang de son Fils Jésus, pour en être purifiés et enfin qu’ils se convertissent en se détournant du mal.

Reconnaissons le péché pour ce qu’il est vraiment et les conséquences qu’il engendre, afin de nous en repentir sincèrement et de nous en éloigner en marchant dans la sanctification.

Lorsque nous sommes confrontés à la sainteté de Dieu, nous prenons conscience de notre situation, c’est à dire de ce que nous sommes réellement :

Esaïe 6.5 : Alors je dis: Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Éternel des armées.

Job 42.5-6 : Mon oreille avait entendu parler de toi; Mais maintenant mon oeil t’a vu. C’est pourquoi je me condamne et je me repens Sur la poussière et sur la cendre.

Luc 5.8 : Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit: Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.

Apocalypse 1.17 : Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant: Ne crains point!  Je suis le premier et le dernier,

La conscience de la sainteté de Dieu et de notre misère, doit produire en nous, une profonde humiliation et  le désir de changer : Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort ? Romains 7.24

C’est ce désir profond qui va nous amener à rechercher le moyen de devenir saints comme le Seigneur est saint.

Puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit: Vous serez saints, car je suis saint. 1 Pierre 1.15-16

Voici  ce que je répondais à une personne qui me demandait des explications sur le chapitre 7 de l’épître de Paul aux Romains  : 

« Dans ce passage comme dans beaucoup d’autres de ses épîtres, l’apôtre emploie le « je », comme prenant à témoin sa propre expérience, parlant  des choses qu’il connaît par lui-même. Il ne s’agit pas de théorie, mais de vécu. Nous pouvons considérer, que ce texte met en évidence quelque chose qui nous est commun à tous : le péché qui habite en nous, dans nos membres. Romains 7.14-25

Jacques 4.1: D’où viennent les luttes, et d’où viennent les querelles parmi vous? N’est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres?

C’est aussi ce que Jésus enseigne lorsqu’il dit : 

Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie.
Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. Marc 7.21-23

Dieu nous affirme que le cœur  de l’homme est mauvais dès sa jeunesse. Nous pouvons donc affirmer que la nature humaine est pécheresse par nature.

Quoi donc! sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché, selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, pas même un seul. Romains 3.10 , Romains 3.9

Si nous sommes honnêtes, nous le reconnaissons déjà par notre propre conscience, puis la loi nous donne une connaissance plus précise du péché, produisant en nous un sentiment de culpabilité qui doit selon la pensée de Dieu nous conduire à Christ, afin d’obtenir le pardon et la purification de notre cœur souillé.

Comprenez que ce que je dis ici concerne notre sanctification.

Nous sommes sauvés par la grâce de Dieu, lorsque que nous croyons en Jésus-Christ. Étant purifiés de nos péchés par son sang nous échappons désormais à toute condamnation. Romains 8.1

Nous devons maintenant rechercher la sanctification en nous détournant du mal pour faire le bien. Nous sommes appelés à être saints, à nous sanctifier, à nous séparer du péché, car de par notre nature humaine, nous sommes constamment attirés par le mal que nous sommes appelés à surmonter.

C’est une loi nouvelle à laquelle maintenant nous nous soumettons :

La loi de l’Esprit de vie qui est en Jésus-Christ, qui nous délivre de la loi du péché et de la mort. Romains 8.1-2

Nous ne pouvons pas, comme le prétendaient déjà quelques uns du temps de l’apôtre Paul, continuer de pratiquer délibérément le péché, sous prétexte que nous bénéficions de la grâce de Dieu. Romains 6.1-4

La grâce de Dieu nous enseigne la sanctification .  

Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. Tite 2.11-14

Lorsque nous nous convertissons, nous sommes entrés dans un processus spirituel : Le Saint-Esprit, qui vient habiter en nous, produit de nouvelles affections, de nouveaux désirs, une volonté nouvelle, pour plaire à Dieu et pratiquer ce qui est bien, en nous éloignant du mal. Lire tout le chapitre 8 de l’épitre aux Romains.

Nous ne devons pas confondre le fait d’être justifiés, pardonnés, purifiés, nés de nouveau, oints, mis à part, etc.  et celui d’être saints dans le sens où le péché est complètement extirpé de notre nature. Le fait d’être nés de nouveau, ne veut pas dire que nous ne sommes plus  charnels, mais que nous avons reçu une vie nouvelle qui devra croître jusqu’à parvenir  à la mesure de la stature parfaite de Christ. Éphésiens 4.13

Lorsque nous naissons de nouveau, un phénomène que nous ne connaissions pas va se produire en nous : 

Deux natures s’opposent et s’affrontent. Il y a une guerre entre ce qui est né de la chair et ce qui est né de l’esprit et nous sommes exhortés à faire mourir par l’esprit les œuvres de la chair.

L’objectif est de réaliser ce que l’apôtre Paul écrit aux disciples de Rome : 

Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. Romains 8.9

3. La sanctification

La sanctification est la suite logique de la repentance et du pardon de nos péchés, comme il est écrit :

Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde?
Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché? Romains 6.1

C’est  la volonté de Dieu pour ceux qui lui appartiennent :

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité; c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu … Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification. 1 Thessaloniciens 4.3-5, 1 Thessaloniciens 4.7

L’apôtre Paul écrivant aux membres de l’église de Corinthe, leur rappelait la nécessité de se séparer du péché, c’est à dire de se conserver saints à cause de la présence du Saint-Esprit en eux : 

Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes. 1 Corinthiens 3.16

Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. 1 Corinthiens 6.18-20

Nous sommes des vases dans la maison de Dieu et nous devons veiller à nous conserver purs si nous désirons plaire à Dieu,  être remplis du Saint-Esprit et utiles à notre Maître :

Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre. 2 Timothée 2.21

Tes témoignages sont entièrement véritables; La sainteté convient à ta maison, O Eternel! pour toute la durée des temps. Psaumes 93.5

Devant la conduite de certains, nous sommes en droit de nous demander de quel esprit ils sont animés. S’il y a un esprit  qui se manifesterait avec certains hommes se livrant au péché ce n’est pas l’Esprit de Dieu, mais un esprit séducteur et malfaisant, même s’il produit des miracles.

Les hommes de Dieu, remplis du Saint-Esprit son reconnaissables aux fruits qu’ils portent : la sainteté et la vérité, le fruit de l’Esprit de Dieu.

Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu.
C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Matthieu 7.16

Dieu nous interpelle par sa Parole :

Partez, partez, sortez de là! Ne touchez rien d’impur! Sortez du milieu d’elle! Purifiez-vous, vous qui portez les vases de l’Éternel! Esaïe 52.11

Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre. 2 Timothée 2.21

Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres?
Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial? ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit: J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout-puissant. Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. 2 Corinthiens 6.14 -7.1

Les apôtres donnaient à la sanctification une place importante dans leur enseignement, que ce soit l’apôtre Paul, ou Pierre ou Jacques ou Jean dans leurs épîtres. Paul écrit même que  « Celui donc qui rejette ces préceptes ne rejette pas un homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Saint-Esprit. 1 Thessaloniciens 4.8 « 

L’importance de la sanctification est soulignée par le fait que c’est  la volonté de Dieu à notre égard et que sans elle personne ne verra le Seigneur. Hébreux 12.14

Cependant elle est souvent négligée parce que  nous ne sommes pas conscients de son importance et que nous  trouvons  difficile de la  mettre en pratique

Et puis elle est aussi mal comprise, confondue avec la perfection ou appliquée selon des concepts humains.

Pourtant elle est  le chemin incontournable de toute bonne relation avec le seul vrai Dieu, le Créateur, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, l’Eternel, Celui qui est assis sur un trône très élevé, mais qui dans sa miséricorde et son amour infini permet que nous ayons accès à son trône comme étant celui où il fait grâce.

Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.  Hébreux 4.16

Dans l’Ancien comme dans le Nouveauté Testament nous retrouvons les conditions indispensables pour une réelle communion avec le Seigneur : le pardon,  la purification de nos péchés et l’engagement sincère de nous séparer du mal.

C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout-puissant. Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. 2 Corinthiens 6.17

La sanctification selon la pensée de Dieu, c’est l’action de se séparer du péché, de s’éloigner du mal et de s’abstenir de toute souillure morale et physique.

En lisant les ordonnances de la loi de Moïse sur la pureté, nous voyons que Dieu, l’Eternel, y attache une importance fondamentale  : 

Vous éloignerez les enfants d’Israël de leurs impuretés, de peur qu’ils ne meurent à cause de leurs impuretés, s’ils souillent mon tabernacle qui est au milieu d’eux. Lévitique 15.31

Le Seigneur rappelle à son peuple la nécessité d’être saint, c’est à dire  de se séparer du péché et de ce qui est impur :

L’Eternel découvre le bras de sa sainteté, Aux yeux de toutes les nations; Et toutes les extrémités de la terre verront Le salut de notre Dieu.
Partez, partez, sortez de là! Ne touchez rien d’impur! Sortez du milieu d’elle! Purifiez-vous, vous qui portez les vases de l’Eternel! Esaïe 52.10-11

Nous retrouvons cette même exigence de Dieu dans la nouvelle alliance, c’est à dire pour l’Église :

Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres?Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial? ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit: J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout-puissant. Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu.   2 Corinthiens 6.14 – 7.1

Le but de la sanctification c’est d’ être mis à part pour Dieu, consacré, selon la signification du mot hébreux : kaddosh

Une des premières actions de Dieu envers nous, c’est de nous mettre à part pour Lui en nous séparant du péché.

Vous vous êtes convertis à Dieu, en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils, qu’il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir. 1 Thessaloniciens 1.9

Un passage de l’Apocalypse exprime parfaitement cette pensée de Dieu :

Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. Il vint, et il prit le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône. Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. Apocalypse 5.6 -10

Le mot « sanctification »  donne souvent lieu à un malentendu, car nous le confondons avec la perfection ou une parfaite sainteté.

La perfection est la qualité de Dieu lui-même :

Dieu est parfait dans toute sa nature. Sa sainteté, sa justice, sa bonté, sa miséricorde, sa patience, sa compassion, son amour.

Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. 1 Jean 1.5

Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d’yeux tout autour et au dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit: Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est, et qui vient! Apocalypse 4.8

Le sens du mot sanctifier est « mise à part pour »

Dès le début de notre conversion, Dieu nous sanctifie, nous met à part, pour être un peuple qui lui appartienne, afin que nous devenions participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. 2 Pierre 1.4

Jésus-Christ, notre Sauveur, s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. Tite 2.14

C’est le premier élément de la sanctification, appelée la sanctification de l’Esprit.

L’apôtre Pierre écrit à ceux  qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus-Christ. 1 Pierre 1.2

C’est aussi ce que dit l’apôtre Paul :

Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité. 2 Thessaloniciens  2.13

La sanctification de l’Esprit s’opère de deux façons :

. En nous mettant à part dès le jour de notre conversion à Dieu, comme un peuple qui lui appartient, qui va le servir et l’honorer.

. En œuvrant en nous chaque jour par sa présence, produisant son fruit dans notre vie. Romains 6.22

4. Se sanctifier

Dans ce chapitre je mets en évidence notre responsabilité personnelle concernant « notre sanctification ».  Certains se réfugient dans une attitude passive en disant « Je suis trop faible, rien n’est bon en moi, C’est au dessus de mes forces, je laisse Dieu opérer son œuvre car lui seul peut le faire. »

C’est vrai que Dieu nous sanctifie lui-même et que la part la plus importante est la sienne, mais il faut  savoir qu’il demande aussi notre participation, comme dans tout ce qui concerne notre vie chrétienne.

C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. 2 Corinthiens 6.17

Dieu nous demande de nous sanctifier par une démarche personnelle, qui consiste dans un choix, un engagement.

Dieu ne fait jamais certaines  choses à notre place. Par exemple la repentance, la foi et la conversion, nous incombent. Il en est de même pour la prière, la pratique de la piété et la sanctification.

L’injonction divine c’est « recherchez  la sanctification », c’est à dire chercher à être saints. Cela consiste en deux choses :

. se séparer du péché, de ce qui est mauvais et de tout ce qui peut nous entraîner au mal.

. se mettre à part pour Dieu, afin de devenir des vases d’honneur, utiles dans sa maison, comme il est écrit :

Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre. 2 Timothée 2.21

Lorsque nous le comprenons nous entrons  dans la pensée de Dieu qui nous appelle à nous sanctifier et qui opère lui-même en nous dans ce sens.

Notre part consiste à pratiquer certaines choses simples qui sont à notre portée, des moyens que Dieu nous a donnés : la prière,  la Bible sa Parole écrite, son Esprit avec son témoignage intérieur, ses dons et les ministères dans l’Eglise.

Cependant il faut premièrement être animé d’un désir vrai et sincère de nous sanctifier qui  provient du sentiment intérieur de notre propre misère, du besoin profond de changement.

Nous retrouvons  l’exemple du psalmiste criant à Dieu :

O Dieu! aie pitié de moi dans ta bonté; Selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions; Lave-moi complètement de mon iniquité, Et purifie-moi de mon péché.
Car je reconnais mes transgressions, Et mon péché est constamment devant moi. J’ai péché contre toi seul, Et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement. Voici, je suis né dans l’iniquité, Et ma mère m’a conçu dans le péché. Mais tu veux que la vérité soit au fond du coeur: Fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi! Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur; Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige. Annonce-moi l’allégresse et la joie, Et les os que tu as brisés se réjouiront. Détourne ton regard de mes péchés, Efface toutes mes iniquités. O Dieu! crée en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.
Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint. Psaume 51

La conscience de notre misère crée le désir d’être transformé qui nous pousse à demander le secours de Dieu.

Afin de réussir dans notre recherche de la sanctification  il y a quelques règles simples à appliquer : prier, être vigilant concernant les occasions de chutes, discipliner nos pensées, lire, écouter et méditer les Saintes Ecritures, la Parole de Dieu,  accepter que l’Esprit de Dieu fasse son œuvre en nous en nous livrant à Dieu.

La prière est un élément important dans la part que nous prenons à notre sanctification.

Nous prions pour nos besoins temporels quotidiens mais pas uniquement.  Il est essentiel de prier aussi pour notre édification spirituelle, pour les choses qui sont nécessaires à la vie de notre âme et de notre esprit. Nous demandons à Dieu la force, l’intelligence, la sagesse, les dons et le soutien, du Saint-Esprit .

En ce qui concerne la sanctification Jésus enseigne à prier notre Père céleste  en disant « Ne nous  laisse pas succomber à la tentation, mais délivre nous du mal. »

Il dit aussi :

Veillez et priez pour ne pas céder à la tentation. L’esprit de l’homme est plein de bonne volonté, mais la nature humaine est bien faible.  Marc 14.38

Veiller, c’est se tenir sur ses gardes, être attentif à ce qui peut nous faire tomber. L’apôtre Jacques a écrit que nous bronchons tous de différentes manières. Nous pouvons connaître ce qui nous rend  vulnérables et veiller particulièrement dans le domaine le plus sensible de notre personnalité.

David dit : 

Je me suis tenu en garde contre mon iniquité. Psaumes 18.23

Prier est le moyen de nous tenir en communion avec Dieu notre Père céleste, de lui parler de nos préoccupations, de lui faire part de nos craintes concernant notre fragilité face à la tentation et de lui demander son aide.

N’attendons pas d’être tentés pour prier mais anticipons le moment de la tentation, une vie de prière régulière et quotidienne nous affermira dans de bonnes dispositions et nous fortifiera pour résister au mal.

Fortifiez donc vos mains languissantes Et vos genoux affaiblis; et suivez avec vos pieds des voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt se raffermisse.

La prière seule ne suffit pas, il faut lui associer la lecture ou l’écoute de la Parole de Dieu. Ici je parle de la Parole écrite, la Bible par laquelle Dieu nous parle, nous instruits, nous conseille, nous met en garde et nous encourage, soit que nous la lisons nous-mêmes ou que nous l’entendons prêcher.

Jésus dit dans sa prière à son Père :

Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité. Jean 17.17

La parole de Dieu a une action sanctifiante en ce sens qu’elle agit comme une épée qui sépare les choses :

Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Hébreux 4.12

Une lecture attentive, intelligente et régulière des Ecritures produit dans le cœur de bonnes dispositions  à l’égard des choses que Dieu nous révèle concernant les sentiments et les pensées de notre cœur d’une part et par les exemples, les témoignages et les paroles d’encouragements que nous y trouvons, d’autre part.

Or, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Ecritures, nous possédions l’espérance. Romains 15.4

La façon dont nous occupons nos pensées tient une place déterminante dans la réussite de notre sanctification. L’apôtre Paul écrit :

Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. Philippiens 4.8

Si nos pensées se tournent vers des lectures, des images, des scènes ou des choses mauvaises, mondaines ou  impures, nous succomberont facilement aux tentations.  Ephésiens 2.3 ,  Ephésiens 4.17

Par contre si  nous nous  appliquons a lire et à méditer les Ecritures, à faire des instructions et des promesses divines l’objet de nos pensées, nous serons imprégnés de bonnes dispositions à l’égard des choses du royaume de Dieu et toute notre conduite en sera influencée.

Enfin nous devons aussi apprendre à nous laisser sanctifier par l’Esprit de Dieu et cela implique le don de nous mêmes, que nous nous placions volontairement et avec détermination entre les mains de Dieu.

Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Romains 6.13

De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour arriver à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté. Romains 6.19

Comprenons bien ceci :

Le Saint-Esprit ne pourra pas agir totalement en nous si nous lui refusons l’accès à certaines parties de notre vie. Nous devons nous livrer entièrement : esprit, âme et corps, nos pensées, nos sentiments, nos actes.

Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ!. 1 Thessaloniciens 5.23

Le but de la sanctification c’est de nous rendre utiles pour l’œuvre que Dieu veut faire avec nous.

Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne oeuvre. 2 Timothée 2.21

Dieu veut nous mettre à part pour être son peuple en nous marquant de son sceau, le sceau de l’Esprit. 2 Corinthiens 1.22

Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité. 2 Thessaloniciens 2.13

C’est pour cela qu’il nous appelle à nous sanctifier afin que nous lui soyons utiles.

Donc notre part dans la sanctification sera de marcher vers l’objectif que Dieu nous fixe afin d’atteindre le but, comme l’écrit l’apôtre Paul :

Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Philippiens 3.12

Enfin la volonté de Dieu en nous appelant à la sanctification c ‘est de nous rendre « semblables à l’image de Christ ».

Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 2 Corinthiens 3.18

Lorsque nous contemplons la gloire du Seigneur nous réalisons le chemin qu’il nous reste à parcourir pour lui ressembler parfaitement  et nous pourrions nous décourager. Mais la sanctification est une route longue, un effort et un combat de chaque jour au cours duquel il ya des échecs et des chutes. Dieu le sait . Aussi il nous exhorte par des paroles d’encouragement à persévérer  vers le but qu’il nous a fixé.

Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. Hébreux 12.2

La sanctification, c’est un programme, le programme de Dieu pour ses enfants. C’est sa volonté. C’est à cela qu’il nous appelle.

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité; 1 Thessaloniciens 4.3

Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification. 1 Thessaloniciens 4.7

La sanctification c’est une action de tous les jours. Les Écritures  en parlent comme d’une œuvre en cours qui s’achèvera lorsqu’on nous aurons atteint le but suprême :

Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. 1 Jean 3.2

Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. 2 Corinthiens 7.1

Nous avons bien compris que la sanctification est à la fois l’œuvre de Dieu et la notre, dans ce sens que nous sommes appelés à nous soumettre à l’Esprit de Dieu.

Notre effort sera désormais de demeurer attachés au divin cep, le Seigneur Jésus-Christ, afin que par l’Esprit qu’il nous communique un fruit nouveau soit produit en nous et que la nature du péché soit détruite.

C’est l’objectif de Dieu vers lequel Paul tendait. Il n’avait pas encore atteint la perfection mais il courait vers le but.

Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’ aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l ‘avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Philippiens 3.12

Le succès de notre sanctification réside dans notre communion avec Dieu et avec Christ par le Saint-Esprit.

Nous ne pouvons atteindre l’objectif de la sanctification qu’avec l’aide du Saint-Esprit :

Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, Romains 8.13

Faire mourir par l’Esprit, les œuvres  de la chair, c’est aussi ce nous enseigne Galates 5.16

Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Une autre version dit :

Laissez vous conduire par l’Esprit…

 Laissez vous remplir du Saint-Esprit.

Dans ce chemin il arrive hélas que nous chutions. Alors rappelons nous ce qui est écrit : Sept fois le juste tombe, et il se relève,  Proverbes 24.16

Ne restons pas à terre, relevons nous et revenons vers le Seigneur qui dit par son prophète  : Qu’il retourne à l’Eternel, qui aura pitié de lui, A notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner. Esaïe 55.7

C’est aussi ce que l’apôtre Jean enseigne :

Mes enfants, je vous écris cela pour que vous ne péchiez pas. Mais si quelqu’un vient à pécher, nous avons un défenseur auprès du Père, Jésus–Christ, qui est juste. Il est lui–même l’expiation pour nos péchés ; non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. 1 Jean 2.1

5. La sanctification de l’Eglise

 … Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. Éphésiens 5.25

Le Nouveau Testament, révèle dans la personne du Seigneur Jésus-Christ,  le dessein de Dieu, annoncé par les prophètes de l’Ancienne Alliance, de sauver et d’amener à la perfection un peuple pour son Fils : l’Église, l’épouse de l’Agneau.

Nous comprenons que cette épouse  doit être amenée à la perfection, telle que l’apôtre Jean nous la présente en Apocalypse 21.

 Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. Apocalypse 21.2-4

Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint, et il m’adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai l’épouse, la femme de l’agneau.
Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu. Son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparente comme du cristal. Apocalypse 21.9-11

L’apôtre Jean a vu l’Église, comme elle sera lorsque Dieu l’aura revêtue de sa gloire.

Aujourd’hui, depuis sa création, jusqu’au moment de son enlèvement, l’Église de Christ est en construction.  Nous comprenons qu’elle n’est pas parfaite car elle est composée de personnes imparfaites, mais cependant rachetées par le sang de Jésus-Christ.

La sanctification de l’Église consiste à conduire vers un état de sainteté parfaite, celle de Dieu,  les disciples de Christ, ceux qu’il a rachetés par son sang, qui sont devenus membre de son corps. Comme pour notre sanctification personnelle le Seigneur accomplit cette œuvre par son Esprit et par sa Parole. Il accorde des dons et des ministères. Il rend capables des hommes et des femmes pour exhorter, instruire, enseigner et avertir les enfants Dieu pour l’édification de l’Eglise et le perfectionnement de ceux qui la composent.

 Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ Éphésiens 4.11-12

 Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c’est Dieu, 2 Corinthiens 1.21

Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs de Christ, et des dispensateurs des mystères de Dieu. Du reste, ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle. 1 Corinthiens 4.1-2

Parmi les ministères de Christ, il y en a un qui est particulièrement adapté à la sanctification des églises, c’est celui de pasteur ou berger ou encore ancien.

Le travail spirituel des bergers qui conduisent les troupeaux, c’est à dire les églises locales, consiste à enseigner, instruire, exhorter, reprendre, par les Écritures, afin de conduire les disciples de Christ vers la sainteté.

Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice. 2 Timothée 3.16

Je vous ai parlé de notre sanctification personnelle, ici je vous entretiens de la sanctification de l’église locale, en tant qu’assemblée de Dieu, église de Christ, dans une ville, un quartier ou un village, qu’elle se tienne dans un local aménagé en lieu de prière et de culte ou dans une maison.

N’oublions pas que chaque église locale est un chandelier que le Seigneur place dans chaque ville, quartier, village, où elle naît et se développe. Or un chandelier doit éclairer d’une lumière pure et vive. C’est ce que sera une église qui se sanctifie.

La sanctification des églises est confiée en particulier à ceux qui ont la responsabilité de les conduire : des conducteurs, des bergers, établis par le Saint-Esprit ou du moins cela devrait être ainsi. La volonté du Seigneur des églises c’est que chacune soit  gouvernée, dirigée,  conduite.

S’il est vrai que le Seigneur établit des ministères sur ses assemblées, nous devons comprendre que nous sommes dépendant les uns des autres et que la sanctification de l’église, concerne chaque membre de l’assemblée.

Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. Romains 12.4

L’apôtre Paul a beaucoup écrit concernant la sanctification des églises et à ce sujet il montrait une grande sévérité comme à Corinthe :

On entend dire généralement qu’il y a parmi vous de l’impudicité, et une impudicité telle qu’elle ne se rencontre pas même chez les païens; c’est au point que l’un de vous a la femme de son père. Et vous êtes enflés d’orgueil! Et vous n’avez pas été plutôt dans l’affliction, afin que celui qui a commis cet acte fût ôté du milieu de vous! Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte. Au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus, qu’un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus. C’est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec les impudiques, non pas d’une manière absolue avec les impudiques de ce monde, ou avec les cupides et les ravisseurs, ou avec les idolâtres; autrement, il vous faudrait sortir du monde. Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous. 1 Corinthiens  5.1-13

Nous l’avons bien compris, il s’agit de ne pas accepter le péché dans l’église, ainsi que toute personne qui refuse d’être reprise et persiste dans son péché.

Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. 1 Corinthiens 5.11

Ici, les péchés de certaines personnes sont précisés : impudique, cupide, idolâtre, outrageux, ivrogne, voleur.

Lisons encore :

Ne savez-vous pas que ceux qui méprisent les commandements de Dieu et lèsent les droits d’autrui n’entreront point dans le Royaume de Dieu? Ne vous faites pas d’illusions à ce sujet; il n’y aura point de part dans l’héritage de ce royaume pour les immoraux, les idolâtres, les adultères ou les pervers: débauchés, sensuels, homosexuels… 1 Corinthiens 6.9

Sachant bien que la loi n’est pas faite pour le juste, mais pour les méchants et les rebelles, les impies et les pécheurs, les irréligieux et les profanes, les parricides, les meurtriers, pour les débauchés, les pervers, les homosexuels, les marchands d’esclaves, les menteurs, les gens sans parole et, d’une manière générale, elle est là pour s’opposer à tout comportement contraire au bon ordre et à la doctrine menant au salut. 1 Timothée 1.9

Voici des textes qui ont le mérite d’être clairs et qui précisent l’attitude spirituelle et scripturaire à l’égard des choses qui y sont nommées et de ceux qui les pratiquent.

Nous remarquons aussi  le souci de la bonne tenue de l’église concernant la paix, le comportement respectueux les uns envers les autres, la considération, la soumission à l’enseignement des Écritures, l’exigence d’une bonne conduite, l’exhortation à la sainteté et à la charité.

Nous y trouvons une discipline certaine par la répréhension charitable à l’égard de ceux qui se conduisent mal, quelque soit leur rang dans les églises.

Parfois des mesures sévères doivent être prises envers les irréductibles, les diviseurs, les fauteurs de troubles et autres propagandistes de faux enseignements. Tite 3.19 , Romains 16.17 , 2 Thessaloniciens 3.6-14 , 2 Timothée 3.1-5

Le corps de Christ a besoin d’être en bonne santé et il est important de ne tolérer en son sein aucune source de maladie spirituelle.

Le Seigneur est à l’œuvre afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. Ephésiens 5.27

Telle que nous la voyons décrite en Apocalypse 22.11-22

 « Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. Et ils criaient d’une voix forte, en disant: Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau ». Apocalypse. 7.9

« Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore. Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son oeuvre. Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville! Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge! Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Églises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin. Et l’Esprit et l’épouse disent: Viens. Et que celui qui entend dise: Viens. Et que celui qui a soif vienne; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement. Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre: Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre; et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre. Celui qui atteste ces choses dit: Oui, je viens bientôt. Amen! Viens, Seigneur Jésus!
Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous! » Apocalypse 22.11-21

6. Le combat de la sanctification

Lorsque nous parlons de la sanctification, il ne faut pas oublier qu’elle intervient au niveau de deux natures qui s’opposent en nous : notre ancienne nature appelée le vieil homme, influencée par des désirs charnels et notre nouvelle nature, l’homme nouveau créé selon Dieu, qui se développe en nous par le Saint-Esprit.

Notre problème c’est que nous ne savons pas toujours comment vivre cette sanctification victorieusement et nous sommes souvent frustrés et attristés par nos échecs. Il faut apprendre à vivre la sanctification, en connaître les principes actifs et efficaces.

L’apôtre Paul écrit : Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. Galates 5.16

Si la vie éternelle que communique l’Esprit de Dieu nous est donnée par grâce lorsque nous recevons Christ, marcher selon l’Esprit de Dieu cela s’apprend car le chemin est semé d’embûches et truffé de pièges.

Dès le début de notre vie d’enfants de Dieu nous allons entrer dans un conflit : 

Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. Galates 5.17

Si nous sommes attentifs à l’enseignement particulier de l’apôtre Paul au sujet de la dualité qui existe dans la vie d’un enfant de Dieu nous discernons ces deux natures qui s’opposent :

. la chair, notre nature charnelle, encore appelée le vieil homme.

. l’esprit régénéré, l’homme nouveau créé selon Dieu.

Une lutte est engagée : 

Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Romains 7.21

L’apôtre était lucide et discernait exactement ce qui se passait en lui :

je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Romains 7.23

Ainsi donc, moi-même, je suis par l’intelligence  esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. Romains 7.25

Paul parle de la loi comprise et acceptée, par une intelligence régénérée par l’Esprit de Dieu (intelligence =  entendement).

Avant notre conversion, notre esprit était mort par nos offenses et par nos péchés. notre intelligence était obscurcie, nous étions étrangers à la vie de Dieu, en sorte que nos vivions selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées.  Éphésiens 2.1-3

Mais lorsque Dieu dans sa grâce nous a rendus à la vie, une lumière est venue éclairer notre esprit en sorte que notre vision des choses de Dieu est devenue claire.

Cette lumière est la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Jean 1.9

C’est ce qu’enseigne Jésus :

Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. Jean 8.12

Si nous lisons attentivement ce qu’écrit l’apôtre Paul, la nature nouvelle que Dieu crée en nous par son Esprit se heurte à une autre nature :  la chair, c’est à dire notre nature humaine et cela va générer un conflit, car la vie qui vient de Dieu, qui comprend la pensée de Dieu, ses sentiments, sa nature pure, sainte, juste et bonne, rencontre notre  nature charnelle,  la chair avec ses passions et ses désirs :

Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. Galates 5.19

Par cette description, nous apprenons que l’expression « la chair » recouvre

. des passions qui ont trait à notre corps : l’impudicité, l’impureté, l’inconduite, l’ivrognerie, les excès de tables et d’autres choses semblables.

. des sentiments qui concernent notre âme : les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie

. des choses plus complexes de notre esprit : les raisonnements, les doutes,  l’incrédulité, la religiosité,  l’idolâtrie, la magie, l’occultisme …

Ces choses se trouvent en nous, comme l’enseigne le Seigneur Jésus-Christ :’

Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie.
Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. Marc 7.21-23

C’est cette nature pécheresse qui est opposée à ce que l’Esprit de Dieu veut produire en nous.

Le combat commence au niveau des affections :

Notre  être charnel trouve son plaisir dans des choses qui déplaisent à Dieu et il se cabre lorsque le Saint-Esprit vient pour mettre en nous des désirs et des affections nouvelles, saintes et pures.

L’apôtre Paul écrivant aux disciples de la Galatie met en évidence cette opposition :

Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi. Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi n’est pas contre ces choses. Galates 5.17-24

Il termine par cette phrase :  

Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs.

C’est là que le combat de la sanctification se situe :

Crucifier la chair avec ses passions et ses désirs, afin de permettre à la nature de l’Esprit de prendre la place et de grandir en nous.

Nous allons devoir choisir notre façon de vivre en fonction de ce que nous aimerons :

Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. Romains 8.5

Si nous sommes réellement devenus « enfants de Dieu » et que l’Esprit de Dieu habite en nous le changement  devient  évident, nous  vivons différemment :

Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. 2 Corinthiens 5.17

Nous ne vivez plus selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en nous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. Romains 8.9

Ce qui ne veut pas dire que le problème sera définitivement et totalement résolu, et qu’il n’y aura plus en nous de conflit.

Je vous ai dit, un peu plus haut, que l’apôtre Paul était lucide et voyait clair en lui, tout simplement parce que son intelligence éclairée par l’Esprit et la Parole  du Seigneur, discernait la véritable personnalité  de sa nature charnelle.

Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.
Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!… Romains 7.21-34

C’est pour cela que,  désespéré de cette nature, il n’a trouvé aucune autre solution que de la faire mourir. 

J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. Galates 2.20

Il s’agit ni plus ni moins de permettre à Christ de vivre en nous, que sa nature grandisse et remplace le vieil homme qui se corrompt par les convoitises et les mauvais désirs de la chair.

Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair.
Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Romains 8.12-14

Nous avons  vu, que lorsque nous devenons ses enfants, Dieu envoie dans nos cœurs l’Esprit de son Fils.

Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père! Galates 4.6

Nous avons donc reçu l’Esprit de Christ, qui apporte avec lui sa loi, une loi de justice, la loi de Christ, qu’il va écrire dans notre esprit et dans laquelle il va nous conduire.

Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leur esprit, Je les écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple. Hébreux 8.10

Nous l’avons compris, le Saint-Esprit, qui habite désormais en nous, va nous inspirer de nouveaux sentiments, de nouveaux désirs, de nouvelles affections, de nouveaux choix, une nouvelle manière de vivre, une nouvelle nature : la nature divine, la nature de Christ.

Nous aurons alors à nous laisser conduire par l’Esprit de Christ, accepter de lui obéir, c’est la condition : 

Afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. Romains 8.4 …

Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Romains 8.14

Puisque l’Esprit est la source de notre vie, laissons- le aussi diriger notre conduite. Galates 5.25 (version Bible du Semeur)

Je vous dis donc ceci: laissez le Saint-Esprit diriger votre vie, et vous n’obéirez pas aux désirs qui animent l’homme livré à lui-même. Galates 5.16

Voici des textes qui sont très explicites et qui nous enseignent concernant la part de responsabilité qui est la notre en ce qui concerne la vie de l’Esprit qui doit prendre le pas sur la chair, car si nous voulons que notre marche avec l’Esprit ne soit pas entravée, il va falloir se dépouiller de la vieille nature.

Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité. Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits. Éphésiens 4.17-24

. à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses,

. à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.

Ce passage est important pour notre sanctification, car il montre une situation d’opposition radicale entre l’ancienne manière de vivre et notre nouvelle situation en Christ.

.Vous ne devez plus marchez comme les païens …

.Vous avez appris Christ, autrement dit vous connaissez Christ.

La Parole de Christ, dans le texte ci-dessus, dit que « En Jésus Christ nous sommes ou devrions être instruits de plusieurs choses indispensables pour plaire à Dieu » : 

1. à nous dépouiller, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses. 

Nous trouvons différentes expressions qui peuvent nous aider à comprendre comment nous pouvons nous dépouiller, ôter le vieux vêtement, la nature charnelle.

Se séparer : 

C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. 2 Corinthiens 6.17

Renoncer : 

Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. – Tite 2.12

Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines,  Colossiens 3.8

S’abstenir : 

abstenez-vous de toute espèce de mal. 1 Thessaloniciens 5.22

Se détourner : 

Ne soyez pas comme vos pères, auxquels s’adressaient les premiers prophètes, en disant: Ainsi parle l’Éternel des armées: Détournez-vous de vos mauvaises voies, de vos mauvaises actions!  Zacharie 1.4

Rejeter : 

Rejetez loin de vous toutes les transgressions par lesquelles vous avez péché; faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau. Pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ? Ézéchiel 18.31

Ces différentes expressions désignent  toutes un changement de mentalité et de comportement. Cela  demande une décision volontaire et nécessite un effort de notre part.

Paul dit « Je traite durement mon corps et je le tiens assujetti. »

2. A être renouvelés dans l’esprit de notre intelligence. Il s’agit :

. de renouveler chaque jour notre communion avec le Seigneur, comme ranimer un feu, rallumer une lampe, boire à nouveau,  remplir un récipient qui s’est vidé, etc.

. de ranimer un don reçu de Dieu. 2 Timothée 1.6

. de renouveler une provision, une plénitude.

Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce; Jean 1.16

en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu. Éphésiens 3.19

Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit; Éphésiens 5.18

3. A revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. 

Cette nouvelle expression désigne une action de foi, comme se revêtir d’un vêtement. Il est question de se revêtir du Seigneur Jésus-Christ, de s’envelopper de sa justice comme d’un manteau, de revêtir ses sentiments, de se revêtir d’humilité, etc…

  • Romains 13.14 :

Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises.

  • Éphésiens 6.11 :

Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable.

  • Colossiens 3.12:

Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.

  • Colossiens 3.14 :

Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection.

  • 1 Pierre 5.5 :

Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d’humilité; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles.

Nous pouvons le constater, c’est un programme  qui nous engage à persévérer chaque jour dans ce qui est spirituel, dans le chemin où l’Esprit Saint nous conduit.

L’homme nouveau,  se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé. Colossiens 3.10

Nous l’avons vu, l’Esprit Saint qui habite en nous, est là pour opérer, accomplir, l’œuvre de Dieu. 

. créer en nous de nouvelles aspirations, de nouvelles affections, de nouveaux désirs.

. nous inspirer des bonnes dispositions à l’égard de la loi de Christ

. nous éclairer, nous faire comprendre et discerner ce qui plait à Dieu

. inspirer à notre cœur de bons sentiments, de miséricorde, de patience, d’amour, de bonté, de compassion, etc.

. faire croître en nous la nature de Christ, l’homme nouveau qui se renouvelle chaque jour, par notre communion avec Christ.

. nous fortifier puissamment dans notre être intérieur afin que nous soyons capables d’être victorieux dans notre combat.

7. Le principe de la sanctification

La sanctification fait l’objet d’un effort permanent, elle demande une persévérance de chaque jour, elle durera tant que nous serons dans notre corps terrestre, c’est pour cela que nous devons saisir le principe de la vraie sanctification, celle qui est spirituelle.

N’oublions pas que la sainteté, qui est le but de la sanctification est « un fruit »

Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Romains 6.22

Pour produire le fruit de la sainteté, il faut demeurer en Jésus-Christ, car comme nous allons le voir, notre sanctification  dépend de notre communion avec Christ, le Seigneur.

Jésus-Christ a été fait pour nous sanctification, dit autrement :

Il est notre sanctification. Dieu a choisi son fils pour nous sanctifier.

Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption, afin, comme il est écrit, Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur. 1 Corinthiens 1.30-31

Jésus dit qu’il se sanctifie pour nous.

Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité. Jean 17.19

En se sanctifiant pour nous Jésus est devenu « Celui qui sanctifie ».

Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères, Hébreux 2.11

Comprenons bien la réalité de la relation de Christ avec nous :

Il nous appelle « ses frères », c’est à dire  ceux qui ont le même Père, qui sont de la même famille que Lui, ceux qu’il va amener à partager « sa vie »

La sanctification repose sur deux éléments essentiels :

1) Elle est l’œuvre que Dieu opère en nous, selon ce qui est écrit :

 « Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ! » 1 Thessaloniciens 5.23

2) Elle dépend de notre ardeur à la désirer et à la rechercher :

 « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. »  Marc 12.30

C’est notre désir ardent, notre soif de sainteté et de pureté qui nous conduira à nous attacher au Seigneur, comme Barnabas exhortait les nouveaux disciples d’Antioche :

Lorsqu’il fut arrivé, et qu’il eut vu la grâce de Dieu, il s’en réjouit, et il les exhorta tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur. Actes 11.23

C’est ce que nous enseigne Jésus lui-même, en parlant de la nécessité de demeurer attaché à lui pour porter du fruit.

Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Jean 15.4-5

Le cep et les sarments

Dans son enseignement le Seigneur nous explique quelles sont les conditions à remplir pour atteindre l’objectif qu’il nous fixe :

Porter du fruit et glorifier Dieu. Par cette parabole il nous fait comprendre la nature de notre relation avec lui. Il nous enseigne que la qualité et l’efficacité de notre vie d’enfant de Dieu, ainsi que l’exaucement de nos prières, dépendent de la qualité de cette relation.

Le sarment est par nature attaché, uni, au cep dont il dépend. Jésus utilise cette image pour préciser la nature de notre relation avec lui : une véritable union. La qualité de notre vie chrétienne dépend de notre union avec Jésus-Christ, le cep de Dieu. Étant dépendants de Christ, nous ne pouvons porter de fruit sans LUI. Jean 15.5

Le sarment fait partie intégrante du cep, il naît de lui et se développe en lui. Il est de la même nature.

Lorsque nous devenons enfants de Dieu, nous devenons une même plante avec le Seigneur Jésus-Christ… Nous sommes greffés en lui, c’est une œuvre spirituelle. C’est ce que nous comprenons du passage de l’épître aux Romains 6.4-5 (version Parole vivante d’A.Kuen)

Par le baptême, nous avons donc été ensevelis avec lui afin de partager sa mort. Tout ce que nous étions autrefois est à présent mort et enterré. Et pourquoi cela? Vous savez que le Christ a été ressuscité d’entre les morts par la puissance glorieuse du Père: nous aussi, nous avons reçu une nouvelle vie et nous sommes appelés à mener notre existence sur un plan nouveau.

Car nous sommes devenus un seul et même être avec lui. Nous lui avons été incorporés-comme le greffon à son porte- greffe. Si donc nous avons été implantés en sa mort pour mourir avec lui, nous le serons aussi en sa résurrection pour revivre comme lui.

Comme le sarment est naturellement uni au cep dont il fait partie, nous sommes spirituellement unis à Christ, afin de vivre de lui, de sa vie. C’est l’œuvre de Dieu en réponse à notre foi en Christ : 

A tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle(la Parole) a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. Jean 1.12-13

L’union du sarment au cep est naturelle, elle ne dépend pas du sarment. Mais en ce qui nous concerne, notre communion avec Christ dépend en partie de nous.

Nous avons à nous attacher à lui et à demeurer en lui, selon l’instruction du Seigneur :

« Demeurez en communion avec moi, je resterai uni à vous et j’agirai en vous » Jean 15.5

Il y a donc au départ une décision de notre part en réponse à l’appel de Christ. Nous devons vouloir porter du fruit. C’est la première condition.

Il y a des personnes qui se contentent d’être sauvées, leur objectif se limite au salut de leur âme et c’est déjà une bonne chose, mais l’évangile ne nous propose pas seulement une assurance tous risques pour la vie éternelle.

Les enseignements du Seigneur sont clairs : 

. Vivre une vie qui l’honore et glorifie notre Père céleste.

. Lui rendre témoignage. Actes 1.8 –

. Faire des disciples. Matthieu 28.19

. Servir Dieu et attendre le retour du Seigneur. 1Thessaloniciens 1.9

L’objectif du Père, pour ceux qui ont cru en son Fils, c’est qu’ils portent du fruit et qu’ils en portent toujours plus !  C’est la volonté de Dieu pour ses enfants, la pensée de Jésus pour ses rachetés et le désir de l’Esprit. La situation normale d’un vrai disciple. Jean 15.1-8

Je vous ai dit plus haut, que la sainteté est le fruit de notre nouvelle vie en Jésus-Christ, selon ce qui est écrit :

Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Romains 6.22

Rappelons nous encore cette parole qui nous précise la volonté de Dieu à cet égard :

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification. 1 Thessaloniciens 4.3

Voici donc quelques instructions pratiques pour être un disciple accompli du Seigneur Jésus-Christ, en marchant dans la sanctification :

a) L’appartenance. 

Comme le sarment appartient au cep, les rachetés de l’Agneau lui appartiennent.

Ce n’est pas systématique. Cela demande notre accord, une décision personnelle :

« Donnez vous vous-mêmes à Dieu ».

Romains 6.13 ,1 Corinthiens 6.20 , 2 Corinthiens 5.15

b) la dépendance.

Sans lui nous ne pouvons rien faire. Jean 15.5

Nos seuls efforts ne sont pas suffisants, nous devons compter sur Jésus, nous appuyer sur lui, nous confier en lui, rechercher la force en lui, car la notre n’est que faiblesse. Le Seigneur seul peut nous communiquer la force dont nous avons besoin.

c) sa présence. Jean 15.4

L’apôtre Paul affirme :

Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. Galates 2.20

Et si Christ est en nous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. Romains 8.10

Par son Esprit, Christ vient demeurer en moi, dans mes pensées, mes sentiments, mon vouloir… Romains 8.9-10 , Ephésiens 3.14-17

Par sa Parole habitant abondamment en moi, Jésus éclaire et inspire ma vie – Colossiens 3.16, Hébreux 4.12

d) l’attachement.

Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Jean 15.4

« Comme le sarment est attaché au cep ». Il y a un lien intime et personnel entre le cep et chacun des sarments qu’il porte.

Jésus précise que ce lien c’est un amour réciproque., il dit

« si quelqu’un m’aime… mon Père l’aimera… nous viendrons habiter chez lui. » Jean 14.23

Il y a dans l’amour deux éléments qui dépendent l’un de l’autre :

1) un lien affectif :

Il nous aime, nous l’aimons

2) un choix personnel :

nous voulons

L’attachement au Seigneur est le fait à la fois de nos sentiments d’amour pour lui et de notre volonté.

Nous pouvons traduire l’attachement par « la fidélité ». Cela donne une dimension d’exclusivité et de durée dans le temps : demeurer attachés au Seigneur chaque jour que nous vivons.

Enfin, nous pouvons définir ces quatre éléments :

L’appartenance, la dépendance, sa présence et l’attachement, par un seul mot : la communion, être uni à Christ, un avec lui.

Il dit de sa situation avec son Père :

Moi et le Père nous sommes un.

Cela signifie :

Même pensée, même sentiment, même volonté, même but, même projet… Lui en nous et nous en lui : une même âme, un même cœur, une même vie, une même plante …

Nous découvrons que le Père veut que tout ce qui vient de Lui nous soit communiqué par son Fils Jésus-Christ !

En fait tout ce qui nous vient du Père nous est donné par et en son Fils Jésus-Christ et ce qui est à Jésus nous est donné par le Saint-Esprit. Jean 16.14

Nous devons savoir que tout le fruit d’une vie de disciple de Christ, ne peut être que le résultat de notre communion personnelle avec le Seigneur lui-même.

Si nous nous détachons de Christ, le cep, nous nous mettons en dehors de sa communion. Nous devenons un sarment coupé, séparé du cep, qui se dessèche et que l’on brûle.

L’union  constante avec Christ, le cep de vigne, est essentielle pour porter du fruit, produire la nature sainte, pure, aimante et juste de Celui à qui nous sommes attachés et unis. Le Père interviendra alors pour émonder, couper, tout ce qui va nuire au développement de ce fruit.

A lire pour compléter cette étude :

 . Être tenté et ne pas succomber.

 . Le Cep et les sarments.

(directement sur le site d’origine)

Source de l’article

 

Que Dieu vous bénisse

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Examinez ! Pasteur Léopold Guyot

 

 

 

2 Timothée 4.3-4

 

Le monde fabrique des robots ou des individus formatés. Des millions de personnes vivent selon des idées reçues, des coutumes, des traditions, perpétuées de générations en générations et la plupart ne se soucient pas de savoir si le chemin sur lequel on les a placés est le bon. On pratique la religion de ses parents et on la transmet à ses enfants, du moins, et pour la plupart, le stricte minimum exigé par la société religieuse dans laquelle ils sont nés. On ne change pas de religion, c’est mal vu !

Dans la vie courante, il est normal et sage de s’assurer de la qualité ou de la véracité des choses, qu’il s’agisse d’un contrat, d’argent échangé, de notre alimentation, de notre santé, de l’éducation des enfants, ou d’un itinéraire.

Or il est surprenant qu’en matière de religion, la plupart des gens acceptent des enseignements et des pratiques sans chercher à savoir si ce qu’on leur enseigne est juste, vrai et réellement bon. C’est certainement parce qu’ils pensent que la religion n’a pas une réelle importance !

Parmi les injonctions divines contenues dans la Bible, l’une d’elles revient comme une mise en garde pressante de Dieu : Examinez !

Dieu a créé l’être humain à sa ressemblance, c’est à dire doué de facultés de réflexion, de choix et de décision.

Si nous réfléchissons au sujet des choses de la vie quotidienne et terrestre, nous devrions aussi être vigilants concernant la foi et la piété.

Jésus a fait connaître ce qui est le plus important :

Que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme? Matthieu 16.26

Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Matthieu 6.33

Nous devons donc nous préoccuper de savoir si le chemin spirituel que nous suivons est le bon. Jésus a dit :

Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Jean 14.6

Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. Jean 8.12

Le suivons nous, Lui ? Ou nous laissons nous entrainer par les coutumes ou les traditions religieuses de notre « culture », comme beaucoup ? Sommes nous séduits par ce qui nous plait ?

Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. 2 Timothée 4.3

Le Seigneur a parlé du danger de la cécité religieuse.

Ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse. Matthieu 15.14

Il mettait ses disciples en garde contre l’enseignement des chefs religieux :

Jésus leur dit: Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des sadducéens.

Alors ils comprirent que ce n’était pas du levain du pain qu’il avait dit de se garder, mais de l’enseignement des pharisiens et des sadducéens. Matthieu 16.6-12

L’Eternel avait ordonné au peuple d’Israël  de mettre les prophètes à l’épreuve de sa Parole, la loi donnée par Moïse, le législateur de Dieu. Deutéronome 13.1

Cette recommandation se trouve également dans les enseignements de Jésus :

Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Matthieu 7.15

Enfin les apôtres eux mêmes avertissent les disciples concernant la séduction religieuse. L’apôtre Paul a écrit :

Afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction. Ephésiens 4:.14

Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Colossiens 2.8

Il ne manquait pas d’avertir les anciens des églises du dangers des fausses doctrines.

Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Eglise du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang.
Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux.
Veillez donc, vous souvenant que, durant trois années, je n’ai cessé nuit et jour d’exhorter avec larmes chacun de vous. Actes 20.28-31

Nous sommes instamment exhortés à examiner ce qui est enseigné ou pratiqué dans le domaine de la foi.

« Examiner » est une chose très simple et facile, à la portée de tous. Pourtant, en observant le comportement de millions d’individus qui pratiquent une religion, on remarque que la majorité ne s’inquiète pas de savoir si elle est vraie.

Cependant, chacun est responsable devant Dieu de ses choix et de sa façon de vivre, selon ce qui est écrit :

Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. Romains 14.12

Dans toutes les religions, des pratiques, des coutumes ou des traditions (la tradition des pères), jamais remises en cause, se transmettent de génération en génération.

Les diverses cultures des peuples, des races ou des régions, influencent même les églises « évangéliques »

Dans le domaine de la foi, chaque individu peut aussi avoir des idées, des conceptions ou des comportements, personnels, qui ne sont pas toujours passés au crible de la Parole écrite de Dieu.

Il est donc important d’examiner sérieusement où nous en sommes, non par rapport à une église, une dénomination ou un leader spirituel, mais par rapport à Dieu et à ce que Jésus enseigne.

Examinons toutes choses !

En sommes nous capables ? Assez courageux pour décider de choisir notre chemin ?

Dieu nous place toujours devant un choix, il n’oblige personne à le servir, il nous exhorte simplement à bien réfléchir, afin de prendre la bonne décision.

Il dit : J’ai mis devant toi le chemin de la vie et le chemin de la mort. Choisis le chemin de la vie afin que tu vives.

Un véritable examen doit réunir plusieurs éléments :

Le temps de la recherche et de la réflexion, un cœur honnête et sincère, un esprit sans à priori, des références de comparaison sures, la décision ferme d’une réelle remise en cause, le courage de changer si c’est nécessaire. C’est souvent sur ce dernier point que nous hésitons car il est toujours difficile de se démarquer des coutumes et des habitudes que nous pratiquons depuis des années, comme la majorité des personnes qui nous entourent, surtout par nos proches.

Pour ne parler que du monde « chrétien », mais cela est aussi vrai pour les autres religions, ainsi que pour le monde politique et social, les gens se laissent « formater », couler dans un moule unique, une pensée unique, un modèle unique. On assiste bien à quelques velléités de sortir du « système » imposé, mais ces bonnes dispositions sont vite étouffées par la pression générale.

Bon, il ne s’agit pas de vouloir être différent à tout prix, mais en ce qui nous concerne, nous qui professons être disciples de Christ, il est nécessaire de savoir ce qu’il en est de notre relation avec Lui, notre Sauveur, notre Seigneur et notre Maître, Celui auquel nous confessons appartenir. Qu’en est t’il de notre obéissance à ses enseignements, sa Parole ?

L’apôtre Paul a écrit :

Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous? à moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. 2 Corinthiens 13.5

Il s’agit donc en premier lieu de nous sonder nous mêmes par un examen personnel qui nous permettra, avec des moyens appropriés, de faire le point au sujet de notre santé spirituelle, comme un check-up médical qui met en évidence notre état de santé physique.

Puis, lorsque nous aurons fait cette recherche pour nous mêmes devant Dieu, nous pourrons juger les choses qui concernent l’église que nous fréquentons.

Une personne m’écrivait dernièrement les paroles suivantes :

Cher frère
Je suis à la recherche d’une étude sur le jugement et la critique dans l’église. je remarque de plus en plus que beaucoup de pasteurs utilisent des formules toute faites comme « il ne faut pas juger » pour faire taire tout le monde. Du coup les paroissiens n’osent plus donner leur avis ou dénoncer ce qui n’est pas biblique.
Pouvez-vous m’aider?

Nous avons le droit et même le devoir de vérifier si ce qu’on nous enseigne est conforme aux préceptes et aux instructions du Seigneur Jésus-Christ.

Le livre des Actes contient un exemple souvent cité comme une référence :

Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. Actes 17.11

L’apôtre Paul ne s’y est pas opposé sous prétexte qu’il était mandaté par le Seigneur et accompagné par le témoignage puissant de l’Esprit de Dieu. Au contraire, il recommandait la prudence et la vigilance.

Mais examinez toutes choses; retenez ce qui est bon. 1 Thessaloniciens 5.21

L’apôtre Jean nous met aussi en garde :

Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. 1 Jean 4.1

Eprouver, juger, si ce qu’on enseigne et pratique dans une église est conforme à la doctrine de Christ, est indispensable et instamment recommandé. C’est une règle élémentaire.

Cependant, si examiner toutes choses est nécessaire, l’esprit dans lequel nous le faisons doit être spirituel et non animé d’un zèle amer.

Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique.Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix. Jacques 3.14-18

Il existe hélas trop souvent ce qui est appelé « un esprit critique » dans le sens négatif, un esprit de contradiction systématique, décrit dans le livre des Proverbes :

Celui qui se tient à l’écart cherche ce qui lui plaît, Il s’irrite contre tout ce qui est sage.
Ce n’est pas à l’intelligence que l’insensé prend plaisir, C’est à la manifestation de ses pensées. Proverbes 18.1-2

La version de la Bible en français courant, nous aide à mieux comprendre la raison pour laquelle certains se plaisent à s’isoler dans une opposition systématique :

Celui qui ne cherche que son intérêt s’isole des autres, il s’irrite quand on lui propose de l’aide.
Ce qui intéresse le sot n’est pas de comprendre, mais de faire étalage de son opinion.

Nous devons donc veiller à avoir des sentiments nobles et spirituels, comme l’écrit encore l’apôtre Paul :

Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit. Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres.
Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.
Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ.
Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même.
Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non par rapport à autrui; car chacun portera son propre fardeau. Galates 5.25 – 6.5

S’examiner soi-même.

C’est le premier point par lequel nous devons commencer :

Où en suis-je personnellement devant Dieu et en Christ ?

Chacun doit regarder avec attention ce qu’il fait. S’il trouve une raison d’être content de lui, il doit la trouver en lui seul, sans se comparer aux autres.
Oui, chacun sera responsable de ses actes. Galates 6.4

C‘est parce que les chrétiens de Corinthe négligeaient ce principe qu’ils tombaient sous le jugement de Dieu :

Que chacun donc s’examine soi–même et qu’il mange alors de ce pain et boive de cette coupe ; car si quelqu’un mange du pain et boit de la coupe sans reconnaître leur relation avec le corps du Seigneur, il attire ainsi le jugement sur lui–même. C’est pour cette raison que beaucoup d’entre vous sont malades et faibles, et que plusieurs sont morts.
Si nous commencions par nous examiner nous–mêmes, nous éviterions de tomber sous le jugement de Dieu. Mais nous sommes jugés et corrigés par le Seigneur afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. 1 Corinthiens 11.28-32

Il est indispensable que nous réalisions l’importance d’un examen personnel devant Dieu et cette démarche demande un cœur humble et disposé à obéir au Seigneur. Si nous sommes honnêtes Il nous montrera certainement ce qui doit être rectifié dans notre vie et il nous donnera la force et le courage de le faire.

Commençons donc par examiner et ce qui ne va pas dans notre propre vie, après nous saurons comment faire avec les autres, comme il est écrit :

Tu crois être un guide pour les aveugles, une lumière pour ceux qui sont dans l’obscurité, un éducateur pour les ignorants et un maître pour les enfants, parce que tu es sûr d’avoir dans la loi l’expression parfaite de la connaissance et de la vérité.
Eh bien, toi qui fais la leçon aux autres, pourquoi ne la fais–tu pas à toi–même ? Romains 21.19-21

Des moyens spirituels.

Si nous sommes dans de bonnes dispositions du cœur, selon ce que nous venons de lire ci-dessus, nous serons aussi attentifs aux moyens que nous utiliserons et dans le domaine qui nous intéresse ici, ils nous sont indiqués dans la Bible.

En premier, nous disposons des Saintes Lettres, l’Ecriture inspirée de Dieu, comme l’écrit l’apôtre Paul.

… tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice … 2 Timothée 3.15-16

La Parole de Dieu est un critère sûr, la règle de mesure qui nous permet d’avoir une analyse juste.

Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.

Le Saint-Esprit nous apporte aussi une aide précieuse par son témoignage.

Dans certaines situations, le don spirituel du discernement des esprits est très approprié et efficace.

Enfin, le bon sens et une intelligence éclairée, seront des compléments très utiles dans notre recherche de la vérité. Ce que l’apôtre Jacques appelle : la sagesse d’en haut.

Mais revenons aux points mentionnés plus haut, concernant la disposition de notre cœur pour cette démarche:

Prendre le temps.

Souvent ma femme me reproche de passer trop vite dans les expositions et surtout devant les vitrines des magasins. Je vois les choses mais je ne les regarde pas.

Nous ne consacrons pas suffisamment de temps pour confronter nos pensées, nos croyances et nos pratiques à la parole de Dieu.

Apprenons à nous tenir tranquillement dans sa présence, lisant et méditant les Ecritures. Alors le Saint-Esprit mettra en évidence dans notre esprit les paroles qui agiront comme une lampe éclairant notre être intérieur, jugeant nos sentiments, nos pensées et nos âmes.

Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. Hébreux 4.12-13

Une conscience sensible.

Jésus reprochait aux pharisiens leur mauvaise conscience. Ils avaient le cœur endurci. Ils refusaient de changer.

Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. Matthieu 13.15

Dans ce domaine particulier d’un examen personnel, il faut être très attentif et perspicace, car il ne s’agit pas seulement de juger nos actes, mais aussi nos pensées et nos sentiments et cela demande une conscience éclairée.

L’apôtre Paul écrit que les incrédules de ce siècle ont l’intelligence obscurcie.

Les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées, ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur. Ephésiens 4.17-18

Lorsque nous sommes éclairés et interpellés par la Parole de Dieu et par le Saint-Esprit et que nous refusons d’écouter, sous de nombreux prétextes, notre conscience s’obscurcit, la lampe s’éteint.

Un cœur honnête.

Jésus dit que sa parole agit comme une semence qui porte son fruit, lorsqu’elle tombe dans une bonne terre :

Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance. Luc 8.15

Nous pouvons nous cacher derrière des arguments fallacieux, des faux raisonnements et nous tromper nous mêmes. C’est de la mauvaise foi !

Adam a dit : C’est la femme … La femme a répondu : c’est le serpent …

Nous savons trouver de bonnes excuses à nos faiblesses et à notre négligence. Mais écoutons Dieu :

Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. Jacques 1.22

Pas d’a priori.

Ne nous laissons pas influencer par nos propres conceptions ou celles des autres. Il est important d’examiner sans parti pris les situations, les enseignements ou les pratiques. Le fait d’appartenir ou d’être attaché à un mouvement, une dénomination, une religion ou une église, est souvent un facteur qui limite notre indépendance de jugement. On voit les choses à travers un prisme déformant.

Je lisais dernièrement les arguments d’un enseignant connu dans les milieux baptistes, au sujet du « parler en langues » et je me demande encore comment on peut être de si mauvaise foi en détournant le sens véritable des Ecritures ou en ne les citant que partiellement. C’est un exemple de jugement tronqué lié au fait d’un enseignement théologique erroné et dangereux qui déforme les Ecritures.

Il est clair que cet homme, à cause de sa formation théologique et intellectuelle, a cherché à détruire la foi au sujet d’un don spirituel qui ne lui plait pas parce qu’il fait partie des choses mystérieuses et folles, dont parle l’apôtre Paul, incompréhensibles à ceux dont l’approche est uniquement naturelle.

L’homme qui ne compte que sur ses facultés naturelles est incapable d’accueillir les vérités communiquées par l’Esprit de Dieu : elles sont une folie pour lui ; il lui est impossible de les comprendre, car on ne peut en juger que par l’Esprit. 1 Corinthiens 2.14

Il est difficile d’être impartial, mais c’est indispensable si nous voulons être éclairés par la vérité dans notre recherche de ce qui est scripturaire.

Toute chose, toute personne, tout esprit.

Rien, ni personne ne peut se soustraire à l’épreuve de la Parole de Dieu, ni au jugement sain et spirituel des autres. Aucun prophète, aucun docteur, aucun apôtre, aucun pasteur, aucune église, aucune pratique, rien ne doit être exclu. Non seulement nous avons le droit, mais aussi le devoir, d’examiner toute chose !

Une personne naïve croit tout ce qu’on lui dit. Mais celle qui est prudente commence par réfléchir. Proverbes 14.15

Tout doit être confronté à la doctrine de Christ.

Celui qui ne reste pas dans les limites de ce que le Christ a enseigné, mais s’aventure au–delà, n’a pas de communion avec Dieu. Celui qui reste fidèlement attaché à cet enseignement, reste uni au Père comme au Fils. 2 Jean 1.9 (traduction du Nouveau Testament d’A.Kuen, Parole vivante)

Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui, étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi, d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces. Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Colossiens 2.6-8

C’est donc un devoir d’examiner ce qui nous est enseigné et non seulement, mais encore les prophéties, les comportements, les pratiques dans les assemblées, et même les miracles.

Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs.Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Matthieu 7.15-20

Dans les systèmes religieux, c’est comme en politique, il y a des beaux parleurs et d’éloquents discoureurs, mais ce qui compte ce ne sont pas les discours, c’est le fruit, le mode de vie qui correspond à l’enseignement de Christ.

Retenez ce qui est bon.

Dans sa mise en garde aux disciples, l’apôtre Paul fixe la règle juste de tout examen spirituel. Il n’est pas dupe, ni naïf. Il sait que tout n’est pas parfait dans l’église, même dans la prophétie, mais il y a de bonnes choses qui doivent être reconnues avec honnêteté, des choses qui nous encouragent à persévérer dans la prière, sans désespérer d’un changement en faveur de la vérité.

Personne n’est parfait, ni aucune église, personne ne prophétise parfaitement, tout enseignant est limité dans ses analyses. L’apôtre écrit que « nous connaîtrons parfaitement, seulement lorsque ce qui est parfait sera venu ».

Dans cette attente nous devons nous comporter avec sagesse, prudence, charité. Inspirons nous de la parole de Dieu donnée par le prophète :

Ainsi parle l’Eternel: Quand il se trouve du jus dans une grappe, On dit: Ne la détruis pas, Car il y a là une bénédiction! J’agirai de même, pour l’amour de mes serviteurs, Afin de ne pas tout détruire. Esaïe 65.8

Une personne me demandait pourquoi Dieu n’intervenait pas pour redresser ce qui n’est pas conforme aux instructions de Christ dans les églises. Je lui ai répondu sous forme de boutade : Dieu fait avec !

Mais ce n’est pas qu’une boutade. Nous remarquons que Dieu accomplit son œuvre avec des hommes et des femmes imparfaits et nous pouvons affirmer que les plus fidèles ont aussi leurs failles. Pourtant Dieu fait avec !

Cependant, cela ne veut pas dire que nous devons être résignés, au contraire, soyons vigilants et persévérants, examinons et agissons dans le but de rétablir ce qui est vrai et juste, conforme à la pensée de Christ.

Souvent, nous devrons trancher avec une ferme conviction établie sur le fondement solide de la Parole de Dieu, avec le témoignage du Saint-Esprit.

Nous serons parfois amenés à nous séparer de ceux qui persévèrent dans leur obstination.

Dénoncer l’erreur n’est pas chose aisée, quitter un groupe ou une « église » n’est pas toujours évident, mais parfois nécessaire. Choisir une église n’est pas facile. J’ai été amené à le faire, et le choix doit être déterminé sur des critères solides. J’en parle dans un autre article. (Choisir son église)

Cependant, soyons humbles, miséricordieux et patients comme Dieu l’est envers nous.

Ma conclusions sera cette parole de l’apôtre Jacques souvent citée :

Lequel d’entre vous est sage et intelligent? Qu’il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique.
Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix. Jacques 3.12-18

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Que Dieu vous bénisse

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A quoi servent les réunions ? Pasteur Roger Copin

 

 

Matthieu 18.19-20

 

 

Article publié le 20 novembre 2010

Matthieu 18.15-20

J’aimerais revenir ce matin sur des vérités toutes simples. J’y reviens parce que je pense que le Seigneur me demande d’y revenir. Ce n’est pas par simple fantaisie que j’aimerais aborder avec vous le sujet de ce jour, mais je le répète, parce que je crois que le Saint-Esprit a imposé cette pensée à mon cœur et ce qui compte pour le peuple de Dieu, c’est qu’il ait au temps convenable la nourriture spirituelle qui lui est nécessaire.

Avant de parler d’éducation, d’instruction spirituelle, je dirais qu’au sens tout court de l’éducation et de l’instruction, bien des jeunes gens et des jeunes filles ne suivent pas, parce qu’on vous dira, on vous redira qu’il manque des bases élémentaires, essentielles à une instruction plus poussée.

Dans le domaine de l’instruction de nos enfants, nous n’avons guère d’espoir de les voir aller plus loin s’ils manquent de ces bases élémentaires; et je crois qu’en ce qui nous concerne, nous chrétiens, souvent nous nous arrêtons, nous ne progressons plus, nous ne digérons plus, nous n’assimilons plus la nourriture plus solide, parce que nous manquons de ces bases qui nous paraissent tellement simples quand on en parle, mais que nous avons tellement de mal à mettre en pratique.

Le sujet de ce matin pourrait porter ce titre : «Les réunions, pourquoi ?». Pourquoi sommes-nous ici ce matin? Nous aurions pu rester chacun chez soi et pendant une heure ou deux adorer le Seigneur; pourquoi sommes-nous ici ce matin ?

Cet après-midi ou le dimanche après-midi, nous pourrions rester encore chacun chez soi et avoir de bonnes pensées pour les âmes qui se perdent, pour les malades qui ont besoin d’être guéris, voire pour le prédicateur de l’Evangile afin que Dieu le bénisse.

Pourquoi les réunions d’évangélisation? Pourquoi les réunions de prières? Nous pourrions le mardi soir ou le soir de la réunion de prières, si dans votre église, cette réunion se tient un autre jour, nous pourrions le soir des réunions de prières rester à la maison et passer une heure ou deux en prière devant le Seigneur.

Pourquoi donc les réunions de prières ? Pourquoi les réunions d’études biblique ? alors que pendant une heure, le soir de l’étude biblique, nous pourrions rester à la maison avec notre Bible et un bon commentaire biblique.

Eh bien, voilà des vérités toutes simples mais qui font parti des bases de la vie chrétienne; et quand un enfant de Dieu manque de ces bases-là, quelles que soient les illusions qu’il puisse se faire sur son état spirituel, sa croissance, son développement spirituel sont stoppés.

Ainsi, une des premières réponses bibliques à notre «pourquoi», nous l’avons dans le texte que nous venons de lire. C’est Jésus qui dit : «Là où deux ou trois – Jésus parle de la plus petite réunion, parce que pour former une réunion, il faut au moins être deux – sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux».

Bien sûr que le Seigneur Jésus est dans la chambre du chrétien malade qui aimerait être à la réunion et qui malgré toute sa bonne volonté, n’en a pas la force; bien sûr que le Seigneur est avec ce frère-là ou cette sœur-là.

Le Seigneur est aussi avec le chrétien isolé qui n’a pas de moyen de communication pour se rendre dans un lieu de culte. Le Seigneur est là avec tous ceux et toutes celles qui souhaiteraient s’assembler avec leurs frères et sueurs, mais qui ne le peuvent pas, parce qu’il y a des empêchements majeurs.

Néanmoins, Jésus attache une promesse particulière au fait d’être assemblés en son nom : «Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au-milieu d’eux». Cette présence de Jésus nous est plus ou moins sensible.

Cette présence de Jésus se manifeste plus ou moins, car, ne l’oublions jamais mes frères et sœurs la manifestation en nous de la présence de Jésus est aussi fonction des dispositions intérieures qui nous animent.

Si je veux ce matin que la présence de Jésus se manifeste à mon cœur, qu’elle se manifeste dans ma vie, il faut que je rentre en moi-même, que je m’examine devant lui et que je me demande devant lui – c’est tout simple, mais permettez-moi de vous dire que chacun se pose la question:

«Suis-je ici au nom du Seigneur, suis-je ici de la part du Seigneur, suis-je ici pour le Seigneur ?»; parce que c’est bien la condition qu’il pose : «là où deux ou trois sont assemblés EN MON NOM, de ma part, à cause de moi, pour moi, je suis au milieu d’eux».

Je ne m’étendrai pas longuement sur ce récit de l’évangile que vous connaissez par cœur. Quand le Seigneur Jésus a guéri la femme malade depuis douze ans, l’évangile nous dit que le Seigneur Jésus sentit qu’une force était sortie de lui; et ailleurs, l’évangile nous dit : «une force sortait de lui et les guérissait tous». Donc, la force du Seigneur ce jour-là n’était pas limitée à une personne.

Comment se fait-il que seulement une femme ce jour-là a reçu la guérison; Pierre l’a dit : «Mais Seigneur, tout le monde te presse, la foule t’entoure, elle te presse, pourquoi dis-tu : qui m’a touché?».

Eh bien, dans cette foule qui bousculait, qui pressait Jésus, il n’y avait qu’une femme et si l’évangile ne le disait pas, on n’oserait pas l’affirmer, il n’y avait qu’une femme dont les dispositions de cœur ont permis à Jésus de déployer envers elle, son pouvoir de guérison.

Pourtant Jésus était là. Il y était. Nous avons tort, mes frères et sœurs, lorsque nous disons : «Oh, le Seigneur n’était pas là ce matin ou le Seigneur n’était pas là ce soir»; ça me rappelle une petite histoire militaire d’un garçon qui disait à l’officier de service : «Mon capitaine, ce n’est pas bon» et l’officier de répondre : «Jeune homme, vous devriez dire : je n’aime pas ça, parce que voyez tous vos camarades mangent ce que vous ne mangez pas».

Nous avons tort quand nous disons :

«Le Seigneur n’était pas là». Je crois que nous ferons davantage de bien si nous nous disions : «Seigneur, comment se fait-il que tu ne t’es pas manifesté dans ma vie ce matin, qu’y avait-il qui n’allait pas chez moi, pourquoi est-ce que je suis sorti de la réunion vide, pourquoi est-ce que j’en suis sorti plus vide que lorsque j’y suis entré».

Si au lieu de résoudre nos problèmes à la légère en faisant Dieu menteur, parce que Jésus a dit qu’il y serait; dire : «Jésus n’était pas là », ça revient à dire qu’il a oublié, qu’il ne s’est pas souvenu qu’il y avait une réunion, ça revient à dire qu’il a manqué de parole; non, moi je crois que Dieu est fidèle et que là où deux ou trois s’assemblent en son nom, il est au milieu d’eux.

Alors, quand ça n’a pas marché chez nous, nous devrions dire : «Seigneur, comment se fait-il, quel interdit y avait-il, non pas dans l’Eglise, mais dans ma vie, qu’y avait-il dans mes pensées, dans mes sentiments, dans mes dispositions de cœur qui n’allait pas?». «Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux».

Vous savez ce que dit le livre de 1’Apocalypse : «Je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte» :

c’est donc qu’il est là; il est dehors, c’est vrai, il n’a déjà plus la première place, mais il est quand même là; il n’est plus à l’intérieur mais il est sur le seuil; «je me tiens à la porte et je frappe»,

donc il est là à condition que nous ne soyons pas trop sourds, à condition que nous ne fassions pas la sourde oreille : «Si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi».

Vous savez qu’il est aussi écrit dans l’évangile, qu’après sa résurrection, le Seigneur Jésus a fait un bon bout de chemin avec deux de ses disciples, donc il était là, il était là, c’est certain, mais l’Ecriture dit : «Leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître»; et pourquoi ne le reconnaissaient-ils pas ? Parce que ces hommes n’étaient pas dans la foi.

Ils ne croyaient pas que Jésus pût ressusciter d’entre les morts, pourquoi auriez-vous voulu qu’ils reconnussent en cet homme qui marchait à côté d’eux, la présence de Jésus; leur incrédulité plaçait un voile sur leurs yeux et à cause de cela, ils étaient empêchés de le reconnaître.

Je vous rappellerai aussi la réflexion de Youri Gagarine quand il est revenu de là-haut et qu’un plaisantin lui a dit : «Alors, avez-vous vu Dieu là-haut ?» Oh il a dit : « non, je ne l’ai pas vu, je n’ai même pas vu un ange»; évidemment, on l’a élevé dans la pensée athée que Dieu n’existe pas, pourquoi auriez-vous voulu que Gagarine ait la moindre notion de Dieu, alors qu’il était envoyé loin de notre planète pour faire quelques tours autour d’elle; ses dispositions intérieures ne le lui permettaient pas.

Mais l’apôtre Paul dit : «Les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle se voient comme à l’œil nu», pas besoin même de jumelles, de lunettes ni de télescope, « elle se voit comme à l’œil nu, quand on les considère dans ses ouvrages».

Tout ceci dit pour revenir à cette vérité, mes frères et sœurs que nous ne devrions jamais dire à la légère : «Le Seigneur n’était pas là»,

mais nous devrions croire au contraire que la raison majeure de nos rassemblements chrétiens, c’est la présence de Jésus; la présence de Jésus qui se manifeste plus particulièrement encore lorsque ses enfants prennent la peine de laisser quelquefois ce qui est légitime pour ce qui est plus important et de dire :

«eh bien ce matin, on va au culte, cet après-midi, on assistera à la réunion d’évangélisation; mardi, on ira à la réunion de prière; vendredi, on ira à l’étude biblique, parce que nous voulons rencontrer le Seigneur». «Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux».

Une seconde raison qui n’est pas moins importante que la première puisqu’elle en découle, nous l’avons dans le psau­me 133 «Voici, qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères, de demeurer ensemble»; il y a une version un peu plus précise qui, je crois, rend mieux la pensée du texte original «qu’il est agréable pour des frères d’habiter unis ensemble». «unis» non pas être à couteau tiré avec le voisin ou avec celle ou celui qui sont deux rangs devant ou deux rangs derrière. «Qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères, d’habiter unis ensemble», l’Ecriture dit : «C’est là que l’Eternel envoie sa bénédiction, la vie pour l’éternité».

«Mais Seigneur, pourtant, tu m’as déjà béni chez moi», amen! Dieu soit béni, c’est vrai; mais le Seigneur pourrait nous dire : «Si je t’ai béni chez toi, je veux encore le faire, mais je réserve une bénédiction particulière à mes enfants lorsqu’ils sont capables de se retrouver dans le même lieu et unis dans les liens du Saint-Esprit; c’est là que j’envoie ma bénédiction, que j’envoie la vie pour l’éternité».

Encore un exemple de l’évangile que vous connaissez bien. Après la résurrection de Jésus, les dix apôtres avaient éprouvé le besoin de se réunir; et pourtant, leur rassemblement devait être bien triste; ça devait être triste que cette réunion des apôtres après la mort de Jésus.

Ils s’étaient réunis sans grande conviction, ils se lamentaient, parce que pour eux, Jésus était mort et bien mort; ils avaient pris soin de verrouiller toutes les portes, parce qu’ils avaient peur des Juifs; vous voyez un peu le genre de réunion. On ne peut pas dire qu’il y avait la liberté spirituelle, mais, c’est au milieu d’eux que le Seigneur Jésus est apparu, c’est au milieu d’eux.

Il a manifesté sa puissance, il est apparu au milieu d’eux sans avoir besoin d’ouvrir une porte ou une fenêtre; mais Thomas qui n’était pas venu à la réunion, est-ce que le Seigneur Jésus lui est apparu dans son coin ? Nullement !

Le Seigneur Jésus ne s’est manifesté à Thomas que huit jours plus tard, quand il s’est joint au groupe des dix autres; alors là où il y avait onze hommes réunis, habitant ensemble dans l’unité, le Seigneur est apparu à nouveau et il a fait du bien à Thomas, il a fortifié la foi de Thomas et il a amené Thomas à ses pieds dans l’adoration : «Mon Seigneur et mon Dieu».

Le psalmiste disait encore : «Je suis dans la joie quand on me dit : Allons à la maison de l’Eternel »; «je suis dans la joie, ce n’est pas pour moi une corvée, je n’y vais pas à contrecœur, mais je suis dans la joie quand on me dit : « Allons à la maison de l’Eternel». Voici donc une seconde raison.

Une troisième raison.

La Parole de Dieu dit : «Que faire, mes frères, quand vous vous assemblez, les uns ou les autres ont-ils un cantique, une révélation, une langue, que tout se fasse pour l’édification»; et vous connaissez aussi ce verset de 1 Pierre 4/10 : «Que chacun de vous mette au service des autres les dons qu’il a reçus».

Si je reste chez moi, comment pourrais-je être édifié par les autres, je ne vais même pas essayer de résoudre cette question, je vous la pose. Si je reste chez moi, comment vais-je pouvoir être édifié par les autres?

Et si je reste chez moi, enfermé dans ma tour de haute spiritualité – parce que souvent c’est ce qui arrive n’est-ce pas; un serviteur de Dieu me disait sa peine il n’y a pas si longtemps, devant le changement qui se produit chez l’une de ses chrétiennes, il me disait : «Frère, à l’entendre parler, dans l’Eglise, il n’y a plus qu’elle qui est bien, les autres ne valent plus rien, elle est la meilleure de tous, elle fait mieux que tous, elle est au-dessus de tous les autres» – Alors, si j’adopte cette position, comment pourrais-je recevoir des autres, l’édification que le Seigneur veut me donner par leur moyen et comment pourrais-je les édifier ?

Lorsque le Seigneur nous a sauvés, mes frères et sœurs, il nous a donné une mesure de grâce, une mesure de grâce qui n’est pas pour nous seulement, une mesure de grâce qui est aussi pour les autres.

Lorsque le Seigneur nous a sauvés, il nous a donné une mine, non pas pour que cette mine soit enfouie dans la terre ou mise dans un linge, mais pour que nous la fassions valoir; et comment pouvons-nous faire valoir ce que le Seigneur nous a donné, si nous nous isolons, si nous vivons à part des autres ? C’est donc une troisième raison qui n’a pas moins d’importance que les deux premières.

Une quatrième raison:

C’est que les réunions doivent être pour nous une source de progrès spirituels. L’apôtre Paul disait aux Corinthiens : «Vous, quand vous vous réunissez vous manquez le but, parce que vous ne vous assemblez pas pour devenir meilleurs, vous vous assemblez pour devenir pires».

Laissons donc de côté le triste exemple des Corinthiens et retenons la parole de l’apôtre : «Vous ne vous assemblez pas pour devenir meilleurs»,

c’est donc le but. Je dois venir aux réunions pour devenir meilleur; je dois venir aux réunions pour faire des progrès ; je dois venir aux réunions pour remporter des victoires; parce que sachons-le, mes frères et sœurs, il y a des victoires qu’on ne remportera jamais seuls, jamais;

le Seigneur ne veut pas nous maintenir dans un état d’enfance, au point que nous ayons toujours et pour tout et en tout temps besoin des autres, au point que nous ne soyons jamais capables de prier, d’obtenir seuls des bénédictions, là n’est pas la pensée du Seigneur; mais, s’il y a des victoires spirituelles il y a des victoires physiques que l’on ne peut obtenir que dans la communion fraternelle.

Vous remarquerez le processus qu’on trouve dans la Parole de Dieu : «Quelqu’un parmi vous est-il dans la souffrance, eh bien qu’il prie, il peut le faire chez lui; quelqu’un est-il dans la joie, qu’il chante des cantiques, il peut le faire chez lui, il peut aussi le faire avec ses frères et sœurs dans les réunions; quelqu’un parmi vous est-il malade, qu’il appelle les anciens de l’église et que les anciens prient pour lui au nom du Seigneur».

Combien de fois n’avons-nous pas trouvé des enfants de Dieu qui nous ont dit : «Frère, je vous remercie d’être venu prier pour moi, je souffre tellement que je suis incapable par moi-même de prier le Seigneur», mais souvent je leur ai dit :

«Mon frère, ma sœur, mais le Seigneur l’a prévu, le Seigneur a prévu ces moments où nous ne pourrions pas nous en sortir tout seul et où nous aurions besoin de faire appel aux autres». On ne peut pas vivre seul.

Aujourd’hui, ce sont quelques frères et sœurs qui ont besoin de nous, alors, ne les oublions pas s’il vous plait, parce que demain, il se pourrait que nous ayons besoin d’eux ou il se peut encore qu’hier, nous avons eu recours à eux. Est-ce qu’aujourd’hui, ils peuvent avoir recours à nous? «Nous assembler pour faire mieux, nous assembler pour faire des progrès, nous assembler pour devenir meilleurs».

Le Seigneur Jésus disait encore : «Lorsque tu te présentes devant l’autel et que là, tu te souviennes que ton frère à quelque chose contre toi, eh bien avant de déposer ton offrande, va d’abord te réconcilier avec ton frère».

Si je ne suis pas capable de tendre à mon frère ou à ma sœur une poignée de mains, pensez-vous franchement que je suis capable de me servir de cette main pour prendre le pain, pour prendre la coupe? Et pourquoi est-ce que tant de vies chrétiennes sont stoppées depuis des mois, des années, je n’ose pas dire des dizaines d’années,

parce que nous nous sommes habitués à vivre dans l’amertume; nous nous sommes habitués à vivre dans la rancune; nous nous sommes habitués à vivre dans la haine et nous nous sommes habitués à manger le pain et à boire la coupe du Seigneur comme de parfaits inconscients; ça, c’est élémentaire, mais quand ça approche là, c’est terminé, il n’y aura plus de progrès possible.

Ainsi, tout à l’heure, nous allons manger le pain et boire la coupe, ça vaudrait la peine que nous nous posions cette question : «Est-ce que je serai capable à la fin du culte, de mettre ma main dans celle de n’importe quel frère de n’importe quelle sœur qui est ici; est-ce que je serai capable à la fin du culte de donner à n’importe lequel de mes frères, à n’importe laquelle de mes sœurs une cordiale poignée de mains?», eh bien, si nous répondons «non», nous devons en déduire logiquement que nous ne sommes pas dignes de manger le pain ni de boire la coupe du Seigneur.
Mais le Seigneur ne veut pas nous laisser sur un échec; il dit : «Que chacun donc s’éprouve soi-même». Si donc, nous nous éprouvons et que nous nous disions : «eh bien voilà, il y a six mois, il y a cinq ans, il y a dix ans que je n’ai pas salué tel frère ou telle sœur, eh bien Seigneur, avec ta grâce, je vais le faire aujourd’hui».

Alors aujourd’hui, je puis manger le pain et boire la coupe dignement.

Les réunions doivent être pour nous une source de progrès et si nous ne sommes pas capables, vous comme moi, de faire cela à la fin du culte eh bien, disons-nous qu’une fois de plus nous aurons perdu notre temps, une fois de plus, nous aurons entendu la voix du Seigneur et nous lui aurons fermé notre cœur; une fois de plus, nous nous serons rassemblés pour devenir pires; parce que chaque jour qui passe, chaque occasion qui nous est donnée ou bien vont nous élever ou bien ils vont nous abaisser; ou bien ils vont nous briser ou bien ils vont nous endurcir.

Alors ce matin peut-être pour nous une source de victoire comme ce peut être une fois de plus un pas supplémentaire dans la voie de l’endurcissement.

Une autre raison – et je vais bientôt terminer :

le psalmiste disait : «Je louerai l’Eternel de tout mon cœur dans la réunion des hommes droits et dans l’assemblée». La Parole de Dieu n’emploie pas des termes inutiles;

Elle emploie premièrement l’expression «hommes droits», elle emploie ensuite le mot «assemblée»; «Je louerai l’Eternel de tout mon cœur dans la réunion des hommes droits», donc là on peut être quelques-uns, en famille, entre amis, on se connait bien;

mais il y a aussi le mot «assemblée» et ce mot nous fait penser à un rassemblement plus vaste où il y a des gens que nous ne connaissons pas avec lesquels nous avons peut-être moins de contact; eh bien, la Parole de Dieu dit : «Je louerai l’Eternel de tout mon cœur dans la réunion des hommes droits et dans l’assemblée».

«Mais Seigneur, je le fais dans mon cœur, mais Seigneur, je le fais chez moi», mais le Seigneur nous dit : «mais est-ce que tu le fais dans la réunion des hommes droits, est-ce que tu le fais dans l’assemblée?», c’est écrit.

Une sixième raison, j’en ai déjà quelque peu parlé, Dieu veut que nous dépendions les uns des autres. Avez-vous remarqué dans le livre des Actes des apôtres: L’apôtre Paul est parti en mission envoyé par l’église d’Antioche et s’il y a un homme qui aurait pu se permettre de faire le franc-tireur et se passer de tous les autres, c’était bien lui!

Mais parce qu’il était ce qu’il était, il savait qu’on peut s’appeler Paul et ce n’est pas parce qu’on s’appelle Paul qu’on peut se passer des autres.

Il a été envoyé en mission par l’église d’Antioche et vous lirez vous-mêmes, nous n’avons pas le temps de le faire ici, mais relisez le livre des Actes, quand il revenait d’un voyage missionnaire, il revenait dans l’église d’Antioche et il rendait compte du travail qu’il avait effectué en mission.

L’homme de Dieu, le vrai, ce n’est pas celui qui pense qu’il peut tout faire tout seul et qu’il n’a besoin de personne mais c’est celui qui sait que dans l’œuvre de Dieu, on ne fait rien les uns sans les autres. Voilà une sixième raison qui justifie nos rassemblements chrétiens.

Et enfin :

Oh je ne voudrais pas terminer sur une note triste – les rassemblements ont pour but de permettre à l’église d’exercer la discipline. La discipline, ce n’est pas un malheur, la discipline, ce n’est pas une calamité, la discipline, ce n’est pas une catastrophe. La Parole de Dieu dit : «Celui qui se tient à l’écart cherche ce qui lui plait et il s’irrite contre tout ce qui est sage».

Voyez un peu ces enfants qui ont mal tourné, ce sont des enfants qui ont été élevés sans discipline, des enfants qu’on a gâtés quand on aurait du les corriger, des enfants qu’on a laissé faire quand on aurait du les reprendre, des enfants devant lesquels on a plié alors qu’on aurait du s’opposer à eux.

C’est pourquoi la Parole de Dieu dit: «Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur quand il te reprend , c’est comme des fils que Dieu vous traite; alors si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, c’est que vous êtes des enfants illégitimes, c’est que vous n’êtes pas des enfants de Dieu».

Quand on vit en dehors de l’église, on n’a plus personne, plus personne pour nous dire : «Frère, tu as mal parlé, frère, tu as mal agi; sœur, ça ne va pas», on n’a plus personne; et un chrétien qui vit ainsi en dehors de l’Eglise, c’est un chrétien qui est menacé de mort spirituelle, parce que le Seigneur a dit que «les portes du séjour des morts ne prévaudraient pas contre l’église».

Que Dieu, mes frères et sœurs, nous permette donc de bien réaliser ce matin l’importance de nos rassemblements et tenons-y pour lui, pour sa gloire et pour le maintien de la communion fraternelle; tenons-y envers et contre tout; et si nous sommes animés de bons sentiments, si nous avons de bonnes dispositions, Dieu nous fera grâce à chaque fois que nous nous rassemblerons et nous verrons sa gloire éclater.

Pasteur R. Copin

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Que Dieu vous bénisse

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Croire en Dieu. Pasteur Léopold Guyot

 

 

 

1 Jean 4.11-12.

 

En général on considère que la foi en Dieu et la relation avec Lui sont une affaire de religion dont on observe les dormes et les pratiques. Les gens religieux ont une perception de Dieu particulière selon les enseignements de leur religion.

On parle de religions catholique, orthodoxe, protestante, musulmane, bouddhiste, etc …chacune ayant sa conception de la nature du dieu qu’elles honorent. Leurs adeptes cherchent rarement à découvrir par eux mêmes la personnalité de ce dieu qui leur est imposé.

Or il est indispensable d’avoir une démarche personnelle dans la recherche de la connaissance de Dieu.

Dieu se soucie du comportement des humains à son égard et il reproche d’ailleurs à certains de ne par chercher à le connaître.

L’Éternel, du haut des cieux, regarde les fils de l’homme, Pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, Qui cherche Dieu. Psaumes 14.2

Le constat qu’il en fait est décevant :

Nul n’est intelligent, Nul ne cherche Dieu; Romains 3.11

Alors Dieu les laisse livrés à leurs propres pensées, s’égarant eux mêmes dans la corruptions et des pratiques idolâtres que nous observons dans beaucoup de religions :

La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’oeil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur coeur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles. Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes, Romains 1.18-28

Il en va donc de la responsabilité de chacun de rechercher, d’observer, d’examiner tout ce qui concerne l’existence de Dieu et sa nature, ainsi que ce qu’il attend des êtres humains.

La façon dont beaucoup de personnes voient Dieu est souvent déformée soit par les doctrines religieuses soit par leurs propres raisonnements fondés sur leurs sentiments ou leur logique.

La plupart voient Dieu comme un être inconnu, lointain et indifférent, d’autres comme un Dieu terrible, juge impitoyable qui punit durement les pécheurs, et enfin il y a ceux qui considèrent Dieu comme « un Dieu d’amour » tellement bon qu’il en oublie de châtier les coupables. Ces derniers fondent leur croyance plus sur des sentiments humains que sur ce que révèle les Saintes Écritures, la Bible.

C’est justement la Parole écrite, inspirée de Dieu, qui nous en donne la vision équilibrée.

En dehors du rejet ou de l’indifférence, Il y a trois formes d’expressions dans nos comportements à l’égard de Dieu :

Premièrement l’adoration, l’honneur, et la reconnaissance ou actions de grâces, qui découlent de la découverte du Dieu créateur, comme c’est indiqué dans le passage de l’épître au Romains au chapitre 1 :

Ensuite, un profond respect appelé « la crainte de Dieu ».

Devant l’évidence de la grandeur de Dieu, de sa sagesse, de sa gloire et de ses perfections, l’être humain devrait être saisi d’un saint respect envers le Dieu unique et véritable. C’est le sens de l’expression « craindre Dieu ».

La crainte de Dieu s’exprime de différentes façons, selon que la conscience est éveillée au sujet de sa nature.

Les démons, qui connaissent la sainteté glorieuse de Dieu, tremblent de frayeur. Jacques 2.19

Une grande crainte saisit aussi le pécheur qui prend conscience de sa misère devant ce Dieu glorieux, saint et juste.

L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l’un à l’autre, et disaient: Saint, saint, saint est l’Eternel des armées! toute la terre est pleine de sa gloire! Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée. Alors je dis: Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Éternel des armées. Esaie 6.1-5

C’est cette crainte qui conduit à la vraie repentance envers Dieu et à la recherche de son pardon. Elle est indispensable pour amener l’être humain à une troisième dimension de ses sentiments à l’égard de Dieu : l’amour.

La révélation de l’amour de Dieu pour nous crée dans notre coeur un amour réciproque envers lui.

L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés… Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.Tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde: c’est en cela que l’amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement.La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour.
Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier. 1 Jean 4.9-19

C’est également la révélation de l’amour du Seigneur Jésus-Christ subissant pour nous l’ultime sacrifice de sa vie, dans d’indicibles souffrance, qui nous inspire un profond amour à son égard.

Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié.
Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, Et il n’a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment; Et parmi ceux de sa génération, qui a cru Qu’il était retranché de la terre des vivants Et frappé pour les péchés de mon peuple? On a mis son sépulcre parmi les méchants, Son tombeau avec le riche, Quoiqu’il n’eût point commis de violence Et qu’il n’y eût point de fraude dans sa bouche. Esaïe 53

… Nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier. 1 Jean 4.19

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Que Dieu vous bénisse

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Le royaume de Dieu. Pasteur Léopold Guyot

 

 

Philippiens 2 .9-11

 

Comme son nom l’indique, c’est le monde où Dieu règne, en particulier le ciel : 

Apocalypse 4.2 Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu’un était assis.

Psaumes 11.4  L’Eternel est dans son saint temple, L’Eternel a son trône dans les cieux; Ses yeux regardent, Ses paupières sondent les fils de l’homme.

Psaumes 103.19  L’Eternel a établi son trône dans les cieux, Et son règne domine sur toutes choses.

Pourtant, si nous savons que l’Eternel contrôle toutes choses et en tous lieux, nous savons aussi qu’il y a des endroits où son autorité est ignorée et souvent contestée.

Par exemple nous pouvons dire, que la volonté de Dieu ne s’accomplit pas vraiment  sur la terre, à cause de l’incrédulité et de la résistance des hommes, quoique tout soit sous son contrôle.

Cependant, lorsque ses desseins doivent aboutir, Dieu intervient indépendamment de la volonté des hommes.

Par contre, dans le ciel toutes les créatures lui obéissent parfaitement.

Maintenant, nous allons voir la façon dont le royaume de Dieu se manifeste dans notre vie, dans le cœur de ceux qui appellent Dieu : « Notre Père ».

Lorsque nous prions nous incluons dans notre prière les principes du royaume de Dieu :

Matthieu 6.9-10

Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux!

  • – Que ton nom soit sanctifié !
  • – Que ton règne vienne !
  • – Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel !

Nous avons dans cette première partie du Notre Père, les principes élémentaires du royaume de Dieu :

  • – le nom de Dieu élevé, sanctifié, respecté
  • – son règne, la façon dont il gouverne, établi et reconnu sans contestation
  • – sa volonté acceptée et obéie

En ce qui nous concerne, nous pouvons parler de  quatre étapes du Royaume de Dieu.

  • – entrer dans le royaume
  • – accepter que le royaume de Dieu soit établi en nous. Notre vie doit être un lieu dans lequel Dieu règne
  • – demeurer dans le royaume, y vivre comme des citoyens à part entière, bénéficiant de ses privilèges et respectant ses règles, prenant possession de notre héritage.
  • – attendre le royaume à venir, dans le soupir et le travail pour son avènement.

Je pense que nous avons bien compris que le Roi qui gouverne dans le royaume de Dieu, c’est le Seigneur Jésus Christ.

Philippiens 2.9 Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

Jésus-Christ est roi.

Lorsqu’il comparaissait devant Pilate pour être jugé, ce dernier lui demanda  » Tu es donc roi ? « . Et Jésus lui répondit :  » Tu le dis, je suis roi « .

Mais le Seigneur a aussi précisé :

Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas. Jean 18.36

Il faut savoir que Jésus ne règne pas sur le monde aujourd’hui. Contrairement à ce qui est chanté parfois, il n’est pas le Seigneur de cette nation. (Nous ferions bien d’être plus attentifs aux paroles que nous chantons. Beaucoup de nos cantiques actuels ne sont pas en accord avec les Écritures)

Aujourd’hui, celui qui règne sur le monde, et ce qui s’y passe le démontre, c’est le diable. Nous devons le savoir : 

1 Jean 5.19 Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin.

Cependant, Jésus est réellement roi, les Écritures l’appellent  » Rois des rois et Seigneur des seigneurs.

Apocalypse 19.16 Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit: Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

Il n’a pas encore été manifesté comme tel, mais lorsque le temps sera venu Dieu le révèlera :

1 Timothée 6.15 Notre Seigneur Jésus Christ, que manifestera en son temps le bienheureux et seul souverain, le roi des rois, et le Seigneur des seigneurs.

Aujourd’hui, Jésus règne

  • – dans le ciel, sur le trône même de Dieu, là où il a été élevé par le Père lui-même. Son autorité s’exerce pleinement sur tous les êtres célestes.

Mat 28.18 Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel.

  • – et sur la terre, par le Saint-Esprit, dans l’Église et dans le cœur de ceux qui lui appartiennent.

Nous chantons dans nos cantiques : Jésus, règne en moi…Or justement, le royaume de Dieu, c’est l’autorité royale de Christ, s’exerçant là où il se trouve.

Le royaume de Dieu, c’est plus que la pratique d’actes de piété : prières, louanges, chants, offrandes, jeûnes, etc…

C’est surtout la manifestation de la puissance de Dieu :

1 Corinthiens 4.20 Car le royaume de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en puissance.

La présence du royaume de Dieu est évidente par les miracles, les guérisons, et les oeuvres puissantes de Dieu.

Matthieu 11.2-5  Jean, ayant entendu parler dans sa prison des oeuvres du Christ, lui fit dire par ses disciples: Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre?
Jésus leur répondit: Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez:  les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.

Le royaume de Dieu a aussi une autre réalité : sa manifestation dans notre cœur

Dieu entend le son de nos musiques, de nos voix, IL voit nos gestes et nos comportements, mais ce qui l’intéresse en premier c’est notre cœur.

L’Éternel ne considère pas ce que l’homme considère; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux,( et les oreilles) mais l’Éternel regarde au cœur. 1Samuel 16.7

Lorsque nous avons cru en Jésus, nous l’avons accepté comme Sauveur, Berger, Intercesseur, Maître, mais aussi comme Seigneur et Roi, afin que son autorité royale soit pleinement établie en nous.

Les Écritures enseignent que Christ habite dans nos cœurs par la foi. Éphésiens 3.17

Quand nous nous convertissons, le Seigneur vient habiter dans notre cœur par son Esprit :

Galates 4.6 Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père!

Romains 8.9 Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

Or Jésus n’est pas venu habiter en nous pour y faire de la figuration, mais pour y régner, pour établir sur nous le royaume de Dieu.

On a bien compris que le royaume de Dieu, c’est la présence agissante du Seigneur. On ne peut pas dissocier le royaume de Dieu de la personne du Seigneur. C’est lui qui crée le royaume, qui l’établit, par sa présence, qui le régit.

Le royaume de Dieu, c’est la manifestation de la présence du Seigneur, par le Saint-Esprit.

Matthieu 12.28 Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous.

Romains 14.17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit.

Jésus a parfaitement manifesté le royaume de Dieu, par sa présence sur la terre, il émanait de sa personne :

  • – par sa Parole, sa prédication et son enseignement.
  • – par son autorité sur les puissances démoniaques.
  • – par la puissance des miracles et les guérisons qu’il accomplissait.

Luc 17.20-21 Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.

Aujourd’hui, nous pouvons affirmer la même chose :  

Matthieu 18.20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.

Nous devons être conscients de notre situation présente :

nous qui avons cru en Jésus, nous sommes dans son royaume et son royaume est en nous.

Lorsque nous nous convertissons au Seigneur, nous sommes conduits, transportés dans son royaume.

Colossiens 1.12-13 Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière, qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés.

Nous n’avons pas besoin d’aller bien loin pour trouver le royaume de Dieu. Lorsque nous sommes assemblés au Nom du Seigneur Jésus, même à un petit nombre, il est là, au milieu de nous.

Bien sûr ce n’est pas encore le paradis. Nous vivons sur la terre, dans un corps fragile, avec une nature encore bien imparfaite… dans des combats, des difficultés et des épreuves.

Néanmoins, nous sommes aujourd’hui dans le royaume de Dieu, nous lui appartenons, nous en sommes citoyens, nous sommes au bénéfice des privilèges, des bénédictions du royaume de Christ, mais nous sommes aussi soumis à ses règles.

Nous vivons dans la foi, nous marchons par la foi et nous recevons par la foi tous les bienfaits de la grâce de Dieu : pardon des péchés, vie nouvelle de l’Esprit, paix de Dieu, justice et joie par l’Esprit de Dieu, guérison de nos maladies, exaucement de nos prières, délivrance et protection contre les puissances des ténèbres…

Nous sommes donc maintenant dans le royaume de Dieu et il est en nous. Christ est notre roi. C’est LUI qui doit régner sur nous. Nous sanctifions son Nom dans nos vies.

Lorsque nous lisons l’Évangile, nous découvrons les trois caractéristiques qui marquent la présence du Seigneur : sa Parole, son autorité, sa puissance :

Luc 4.32 à 44

  • On était frappé de sa doctrine; car il parlait avec autorité.
  • Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent!
  • il menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. A l’instant elle se leva, et les servit.
  • Après le coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses maladies les lui amenèrent.

Il imposa les mains à chacun d’eux, et il les guérit.

  • Des démons aussi sortirent de beaucoup de personnes, en criant et en disant: Tu es le Fils de Dieu. Mais il les menaçait et ne leur permettait pas de parler, parce qu’ils savaient qu’il était le Christ.

Dès que le jour parut, il sortit et alla dans un lieu désert. Une foule de gens se mirent à sa recherche, et arrivèrent jusqu’à lui; ils voulaient le retenir, afin qu’il ne les quittât point.

Mais il leur dit: Il faut aussi que j’annonce aux autres villes la bonne nouvelle du royaume de Dieu; car c’est pour cela que j’ai été envoyé.

Jésus parle du royaume de Dieu, comme la bonne nouvelle qui doit être annoncée, un royaume que l’on doit recevoir, dans lequel il faut entrer, ou encore dont on est pas loin, qui est au milieu de nous.

Le Seigneur Jésus-Christ est le même aujourd’hui (Hébreux 13.8).

Sa Parole, son autorité, sa puissance doivent être reconnues et acceptées. Son règne en nous et dans l’Église doit être évident, établi avec une pleine autorité.

Jésus, notre Roi, doit être élevé sur le trône au milieu de l’Église et dans nos propres vies. Il doit y être aimé, respecté, honoré, glorifié et adoré. C’est son Esprit qui doit diriger, conduire, inspirer, conseiller, etc…

Son règne doit être évident, reconnu et manifesté, avec une pleine autorité. Sa volonté doit être faite, ses enseignements, ses instructions et ses ordres, reçus et appliqués.

Lui-même dit à ceux qui croient en LUI :

Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. Jean 8.31-32

Jean 15.7 Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.

Si nous respectons les règles du Royaume de Dieu, nous pouvons nous attendre à en voir les signes parmi nous. Marc 16.15-20

Puis il leur dit: Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris.

Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s’assit à la droite de Dieu. Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient.

Nous entendons parfois des personnes donner des ordres à l’Esprit de Dieu, lui dire ce qu’il devrait faire…

Beaucoup font des projets, établissent leurs plans, organisent et entreprennent, et après ils voudraient que le Seigneur entérine leurs décisions et leur donne de réussir…

Nous devons plutôt reconnaître humblement que notre sagesse et notre force ne mènent nulle part et que c’est LUI, JÉSUS, qui doit régner, gouverner, conduire, car c’est LUI, LE ROI, nous sommes ses sujets et nous attendons son retour.

Je reviens toujours aux livre des Actes des Apôtres, car je crois que c’est le modèle pour l’Église de toutes les époques.

Nous y lisons comment le Seigneur était présent parmi les siens.

  • A chaque fois que les apôtres ou quelques prédicateurs annonçaient l’Évangile, le Seigneur manifestait sa présence, son autorité, sa puissance.
  • A chaque fois, qu’un homme ou une femme se repentait et croyait en Jésus, le Saint-Esprit se manifestait, soit au milieu d’un grand nombre, soit dans un petit groupe ou encore pour une personne en particulier.

Les Actes des apôtres, nous apprennent que le Seigneur Jésus-Christ régnait réellement dans l’Église et dans le cœur de tous ceux qui lui appartenaient.

Son Esprit les remplissait, de joie, de paix, d’amour et de force. IL les conseillait, les conduisait, les assistait…Le Seigneur régnait réellement sur eux.

C’est aussi ce que nous découvrons dans l’enseignement des épîtres du Nouveau Testament et dans le témoignage de toute l’Écriture :

JÉSUS-CHRIST EST ROI !

Chers amis, frères et sœurs, il est temps de revenir à la réalité du Royaume de Dieu. Laissons le Seigneur régner sur nous, diriger nos vies et son Église par le Saint-Esprit, c’est alors que le Royaume de Dieu, sera démontré et annoncé à un monde qui a tellement besoin du Roi humble et doux, mais aussi glorieux, qui appelle tous ceux qui le veulent à venir à lui et à trouver en lui le pardon des péchés, la vie éternelle, la paix, la joie, la guérison, toutes les bénédiction du royaume et attendre des cieux Celui qui doit paraître dans la gloire de son Père.

AMEN ! VIENS ET RÈGNE SEIGNEUR JÉSUS…

Que vienne LE ROYAUME DE DIEU dans ses perfections…

(Oh oui c’est ma prière aussi, j’ai faim et soif du Royaume de Dieu, mon âme soupire après toi Seigneur, oui viens Seigneur Jesus, amen. (Marie-Hélène)

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Que Dieu vous bénisse

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Le cœur tourné vers Dieu. Par Yvonne Guyot

Jean 15.7-8

Vie de femme chrétienne

Le cœur tourné vers Dieu.

Pour que Dieu occupe la première place dans notre vie, nous devons nous attacher à Lui, puiser en Lui ce dont nous avons besoin chaque jour. Il est le bon berger :

Mes brebis entendent ma voix ; je les connais et elles me suivent ; Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Jean 10.27

Dieu veut nous donner une vie en abondance, mais pour ce faire il nous faut nous approcher de Lui, être en relation avec Lui , être enracinée en Lui.

Prenons l ‘exemple d’une plante : Vous avez une belle plante et vous voulez la mettre en pleine terre mais elle n’a pas de racine, elle est belle d’aspect, le feuillage bien vert, elle ferait bien dans votre jardin ou sur votre balcon, alors vous lui mettez de l’engrais spécial plantes et vous la bichonnez. Mais quelque temps après vous la voyez jaunir, les feuilles tombent, vous la déterrée, étonnant elle ne possède aucune racine ! Elle avait les conditions idéales en surface, mais il lui manquait l’essentiel sous terre : les racines pour puiser la nourriture et l’eau dans le sol afin qu’elle puisse grandir ! Tout ce travail à été vain et décevant !

Cet exemple illustre une vérité spirituelle : Dieu fait croître dans nos cœurs la foi, mais pour cela nous devons veiller à nos racines qui sont déterminantes pour notre vie.
Si nous voulons que Dieu prenne la première place , nous devons développer les racines qui nous feront nous ancrer en Lui, ne pas rester comme une plante sans racine qui végète et se dessèche.

Qu’au travers de nous le Père soit glorifié et que nous portions du fruit.

Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire . Jean 15.5
Si vous portez beaucoup de fruit , c’est ainsi que mon père sera glorifié et que vous serez mes disciples. Jean 15.8

Une vie abondante.

Jésus dit : Moi je suis venu  afin que les brebis aient la vie , et qu’elles soient dans l’abondance . Jean 10.10

Pour recevoir une vie abondante, nous avons des efforts à faire afin de nous laisser remplir du St- Esprit . Si nos racines spirituelles sont ancrées en Lui, invisibles aux yeux d’autrui, notre vie privée, secrète, se développera. Par sa présence, par l’œuvre de son Esprit et de sa Parole que nous gardons dans notre cœur. C’est là notre plus cher désir.

Nous voulons que la partie visible de notre vie éveille la curiosité de ceux qui nous côtoient . Pour cela, il nous faut  avoir une vie quotidienne avec Dieu, en sorte qu’ils puissent ressentir en notre compagnie une paix, une joie, qu’ils ne trouvent pas dans ce monde.

Le principe inverse est de croire que ce qui compte le plus dans la vie c’est le temps passé en public, sur le lieu de travail, en ville, en cours, dans les réunions avec des amies etc. Effectivement, nous passons plus de temps en contact avec les gens (lorsque nous sommes en activité) dans le bruit et l’agitation, que des moments dans le calme, dans la réflexion et l’étude de la parole de Dieu

L’impact que nous pouvons avoir sur les autres est proportionnel au temps que nous aurons passé en privé avec Dieu.

Notre efficacité pour le Seigneur exige des priorités. Toutes sortes d’activités nous sollicitent, elles nous semblent bien agréables et nous paraissent bénéfiques pour notre équilibre. Nous devons savoir dire « non » si cela est mal aux yeux de Dieu, discerner si je suis à ma place dans cette activité ou dans une autre, si c’est du temps perdu loin de Dieu.

C’est dans cette attitude que se développe la foi et la relation intime avec Dieu ! Dans le secret :

Mathieu 6.6 . Mais quand tu pries entre dans ta chambre, ferme la porte, et prie ton père qui est là dans le secret, et ton père qui voit dans le secret te le rendra.

Des moments privilégiées.

Quand nous passons des moments dans sa présence, priant et lisant  sa parole, nous nourrissons notre âme et nous croissons spirituellement, il nous insuffle des forces nouvelles pour continuer d’avancer dans ses voies.

Ce sont des moments privilégiés à l’écart du monde. Nous pouvons lui apporter en toute liberté nos soucis, nos fardeaux, nos problèmes contre ses solutions , notre agitation de la journée contre sa douce paix, nos espoirs contre ses promesses, notre chagrin contre sa consolation, nos questions contre ses réponses puisque il tient tout dans ses mains, et connaît tout !

La paix de Dieu.

Saisissons le contraste entre deux femmes :

. une femme de prière qui s’attend à son Dieu. Dans les difficultés, les situations du moment , elle cherche de l’aide auprès de Lui, se tenant dans le calme et secrètement lui apporte ses requêtes !

. et une autre femme moins spirituelle qui s’agite, s’énerve, panique ne voyant comment elle va s’en sortir, fait des pieds et des mains pour trouver une solution à son problème.

Nous avons l’exemple de Marthe et de Marie : Luc 10.40-42.

Marthe occupée à divers soins domestiques et qui s’inquiète et s’agite pour beaucoup de choses ! Et Marie assise aux pieds du Seigneur à l’écouter . Le Seigneur dit à Marthe ta sœur a choisi la bonne part, qui ne lui sera ôtée.

Que nous dit le Seigneur : puiser régulièrement le rafraîchissement pour notre âme dans sa parole , il crée en nous un réservoir d’espoir et de force !

Mon âme soupire et languit après les parvis de l ‘Eternel. Mon cœur et ma chair poussent des cris vers le Dieu vivant. Heureux ceux qui placent en toi leur appui ! Psaumes 84.2 et Psaumes 84.6

C’est dans la parole de Dieu que nous pouvons trouver le réconfort et l’appui, c’est une grâce merveilleuse qu’il nous  fait. Nous pouvons nous nourrir spirituellement, recevoir sa paix.

La paix de Dieu qui surpasse toute intelligence gardera nos cœurs et nos pensées en Jésus Christ. Philippiens 4.7

L’approche de Dieu.

Comment pouvons- nous nous approcher du cœur de Dieu ?

Qu’elle attitude pouvons- nous avoir pour qu’il puisse faire de nous une femme remarquable ?

Premièrement, prendre l’habitude de nous approcher de Dieu par la prière et la lecture de sa parole, c’est la nourriture nécessaire pour développer un cœur plein de foi et de force pour résister à l’ennemi !

Priez en tout temps par l’Esprit, avec toutes sortes de prières et de supplications. Veillez–y avec une entière persévérance. Ephésiens 6.18

Oh ! je sais que ce n’est pas toujours facile, le temps nous manque surtout lorsque l’on est en activité, qu’il y a les enfants dont il faut s’occuper, les envoyer à l’école , les chercher, selon l’âge évidemment, la période de l’adolescence où ils ont besoin d’être écoutés et  conseillés, encore faut-ils qu’ils acceptent, les repas à préparer et puis le ménage , les courses etc. Une journée bien remplie et pas un moment pour consacrer au Seigneur.

C’est ce que vous allez dire en lisant ce message.

Mais il est bon de savoir s’arrêter, ne serais-ce qu’un petit moment , le soir lorsque les enfants sont couchés par exemple, et vous verrez combien ces instants là, en sa présence, vous apaiseront de la journée mouvementée que vous venez de passer , même un peu de temps est bénéfique ! Le seul « mauvais » moment serait qu’il n’y en ait pas du tout. Facilité !! Mais combien malheureuse !!

Choisissez donc l’instant le plus propice pour ce tête à tête avec votre Père Céleste.

Cela peut-être le matin avant de quitter la maison ne serait-ce qu’ une courte prière :

« Père je te présente cette journée je la place sous ton regard d’Amour, veille sur moi et sur les miens Amen !! »

Il n’y a pas un lieu spécifique pour prier, puisque Il est partout, ses yeux parcourent la terre. Il nous connaît chacune par notre nom. Si nous voulons plaire à Dieu approchons nous avec un cœur repentant, un cœur plein de reconnaissance, d’Amour pour Notre Père qui nous a aimées le premier en donnant son fils unique pour nous sauver et nous donner la vie éternelle !

Deuxièmement, quelque soit le lieu où nous nous trouvons , nous devons avoir un comportement digne: une tenue vestimentaire décente, un langage correcte, être une femme remarquable qui suscite chez les collègues, amies, voisines, le désir de changer de vie. Soyons des bons témoins de la grâce et de l’amour de Dieu. Nous avons toujours besoin que le Seigneur nous aide à surmonter les moqueries, les railleries, à surmonter la tentation, refuser certaines invitations qui nous compromettraient.

Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes Ephésiens 6.12

Nous avons besoin de Lui, qu’il nous aide à être une bonne épouse, une bonne mère quelque soit l’âge de nos enfants, dans le célibat ou dans le veuvage.
Nous avons besoin de Lui, dans les relations familiales. Nous aurons toujours besoin de Lui pour servir efficacement les autres. Nous avons besoin de Lui, pour grandir spirituellement, qu’il déverse en nous son Amour pour notre prochain. Nous aurons toujours besoin de Dieu quelques soient les événements, les difficultés , les épreuves , même dans les joies, que nous allons traverser dans notre vie terrestre.

Une femme selon le cœur de Dieu.

 Nous devons avoir un cœur plein de dévotion , la motivation est primordiale, c’est comme un appel quotidien,  pour renouveler notre marche avec le Seigneur .

Qu’elle pourrait-être la femme que je veux être, une femme selon le cœur de Dieu, une femme qui plairait à Dieu, dans les mois, les années à venir? que dois-je changer dans ma vie afin de Lui être vraiment agréable?

Pour cela je pense qu’il est bon de chercher la faille , le point faible dans notre vie chrétienne qui peut empêcher de remporter la victoire. Avec sa grâce, son soutien et sa force, nous pouvons aller de l’avant. Par son Esprit Saint qui vit en nous, qui nous éclaire, nous serons des combattantes, des ouvrières dans la moisson.

Tenez donc ferme ; ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice. Mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l’évangile de paix. Ephésiens 6.14

« Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de Lui viennent les sources de la vie »
Ecarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours. Que tes yeux regardent en face ; Et que tes paupières se dirigent devant toi. Considère le chemin par où tu passes, et que toutes tes voies soient bien réglées; N’incline ni à droite ni à gauche, et détourne ton pied du mal. Proverbes 4. 24 à 27

Regardons un peu vers notre cœur ; pour déterminer ce qui va et ce qui ne va pas. Est ce que nous devons changer afin de grandir pour atteindre l’objectif que nous voulons ?

Dans la vie il y a des moments d’euphorie spirituelle, nous sommes sur le sommet tout va bien et croyons être arrivées au but. Mais « patatras » l’épreuve est là, l’on apprend un malheur chez des proches ou une autre mauvaise nouvelle, et voilà nous redescendons dans la vallée et tout va mal.

Quel comportement devons-nous avoir dans ces cas là ?

Chercher auprès de Dieu le secours, la paix, prier et lui apporter le problème et le laisser agir. Car Il est Tout-Puissant rien ne le laisse indifférent, Il connaît nos soucis, nos peines.

L’Eternel sera toujours ton guide.Il rassasiera ton âme dans les lieux arides. Et il redonnera de la vigueur à tes membres. Esaïe 58 . 11

Restons ferme sur la parole, cette parole est un trésor insondable, pleine de richesse pour notre vie et de profondeur.

O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! Romains 11.33

Père, merci pour ta parole qui nous guide, qui nous conseille, qui éclaire notre chemin dans ce monde de ténèbres, c’est une joie de la connaître et une nourriture pour notre âme. Alléluia !

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Que Dieu vous bénisse

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La peur : Mais pourquoi donc Jésus dit si souvent « Ne craignez pas » ?. Pasteur Jean-Ruben Otge

 

 

Esaie 41.10

 

Message du 29 avril 2018

Il y a quelques années, une personne me conduisait à la gare quand elle s’est arrêtée… au feu vert, en disant : « On ne sait jamais… ; on n’est jamais assez prudent ». Sa peur des erreurs des autres m’a fait… avoir peur d’avoir un accident. Il y a la peur de la roulette du dentiste, des souris, des profs, du téléphone, etc…, etc…

« Même pas peur… ! » Vraiment ? En réalité, la peur est notre compagnon dans bien des situations. Et si l’encouragement de Dieu : « Ne crains pas », est fréquent…..

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Que Dieu vous bénisse

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Malachie 4.1-2

 
Malachie 4.1-2

 

1 Car voici, le jour vient, ardent comme une fournaise.

Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume.

2 Mais pour vous qui craignez mon nom,

se lèvera Le soleil de la justice, Et la guérison sera sous ses ailes;

Vous sortirez, et vous sauterez comme les veaux d’une étable.

 

Malachie 4.1-2

Que Dieu vous bénisse

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Daniel 3.28

 

 

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Béni soit le Dieu de Schadrac, de Méschac et d’Abed-Nego,

lequel a envoyé son ange et délivré ses serviteurs

qui ont eu confiance en lui, et qui ont violé l’ordre du roi

et livré leurs corps plutôt que de servir et d’adorer

aucun autre dieu que leur Dieu !

Daniel 3.28

Que Dieu vous bénisse

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Jean 16.13-14

 

 

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13 Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité,

il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même,

mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.

14 Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera.

Jean 16.13-14

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Psaumes 34.2-3

 

 

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1 Je bénirai l’Eternel en tout temps;

Sa louange sera toujours dans ma bouche.

2 Que mon âme se glorifie en l’Eternel!

Que les malheureux écoutent et se réjouissent!

3 Exaltez avec moi l’Eternel! Célébrons tous son nom!

Psaumes 34.2-3

Que Dieu vous bénisse

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Matthieu 6.14-15

 

 

 

matthieu 6.14-15

.

Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses,

votre Père céleste vous pardonnera aussi ;

mais si vous ne pardonnez pas aux hommes,

votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

Matthieu 6.14-15

Que Dieu vous bénisse

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Psaumes 23.1-3

 

 

Psaume 23.1-4

 

 

1 L’Eternel est mon berger: je ne manquerai de rien.

2 Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles.

3 Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom.

Psaumes 23.1-3

Que Dieu vous bénisse

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La révélation 1-3 – Florent Varak

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La révélation

1-3

Par Florent Varak

Message – 2010

1

Pourquoi croire la Bible, comment croire en un livre aussi ancien ?

Pour répondre à cette question, Florent Varak lit le Psaume 19.

Un Psaume dans lequel David s’émerveille que Dieu se soit révélé.

Ce Psaume est divisé en deux parties :

le monde de Dieu

les Paroles de Dieu

La puissance de la Parole de Dieu convertit les cœurs,

l’orateur invite à se laisser enseigner par cette révélation en :

cultivant la capacité de dire du bien de Dieu

méditant la Parole de Dieu.

Bonne écoute!

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2

Comment Dieu se révèle à nous ? Au travers la création,

la conscience, l’histoire ou la Bible, mais Dieu se révèle aussi

en la personne de Jésus-Christ. Florent Varak montre

que l’Ancien Testament anticipe l’incarnation de Jésus.

Ensuite il lit les versets 1 à 11 de Jean 14 et souligne que :

Jésus donne la paix du cœur, la vie éternelle

Jésus est le seul intermédiaire entre Dieu et les hommes

Jésus est la pleine manifestation de Dieu parmi les hommes.

Bonne écoute!

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3

Les messages précédents ont décrit comment Dieu s’est révélé

de façon générale. Florent Varak passe en revue l’œuvre

du Saint-Esprit dans l’Ancien Testament avant de parler

de son ministère dans le temps de l’église,

ministère qui commence avant la conversion, se manifeste

à la conversion et pendant toute la vie chrétienne.

Il lit dans 1 Corinthiens 12 les versets 1 à 11 et relève

l’activité du Saint Esprit qui :

dynamise l’église

éloigne des pratiques païennes

exalte la personne de Christ

Bonne écoute!

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Que Dieu vous bénisse

 

 

Pouvons-nous prier le Saint-Esprit ? Par Jérôme Prékel

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Nous est-il réellement permis de prier, de louer, d’adorer le Saint-Esprit ? Cette question délicate n’aura pas manqué de se poser aux observateurs attentifs, responsables et enseignants. La poussée de certaines formes de christianisme dites «réveillées», et l’influence inconsciente du progressisme religieux d’outre-atlantique a entraîné certaines pratiques qui amènent la question posée dans notre introduction.

La première réponse qui peut être apportée, c’est que les Ecritures ne font mention d’aucun exemple d’une telle prière. Ce sera là le point central, le plus important de notre réflexion (voir la note 1). N’en déplaise aux analyses émotionnelles et superficielles. Ce point — l’absence d’exemple biblique — aura à lui seul la capacité d’éclairer bon nombre de chercheurs de la vérité. Pour les autres, essayons d’aller plus loin.

Le modèle biblique qui nous est proposé est de prier le Père au nom du Seigneur Jésus Christ. On ne voit donc pas l’intérêt d’un enfant de Dieu de s’écarter ou d’innover – même un tant soit peu – de l’enseignement donné par la Bible.

La véritable question sera donc : pourquoi l’église de Jésus-Christ serait-elle tentée d’introduire une autre forme de prière, de louange, d’adoration ? Quelle pourrait être la raison de cette nouvelle pratique qui consiste non plus à s’adresser au Père, mais à l’Esprit Saint ?

On avance évidemment, ici ou là, que le mal n’est pas bien grand puisqu’en toute circonstance, Dieu sera toujours prié, Père ou Esprit ! Ne serait-ce d’ailleurs pas là un de ces mauvais procès biblico-biblique, qui ne servent qu’à noircir des pages et à dégrader le lien de la paix parmi les frères ?

Si ces arguments ont quelque chose de sensé, il ne répondent pas à la question posée: pourquoi faire une chose en dehors du modèle biblique ? Il ne s’agit pas ici de se réfugier dans un fondamentalisme sécurisant, mais de réfléchir à la raison de l’absence du modèle biblique de la prière au Saint-Esprit.

Sur ce sujet, il est bon de se souvenir que les temps d’obscurités que l’Église a connu au cours des siècles passés ont systématiquement été précédés de mélanges et de compromis avec la pensée divine, et qu’à l’inverse, tout réveil a toujours commencé par un retour à la stricte Parole de Dieu.

Que dit le Seigneur Jésus-Christ au sujet de la prière ? : «vous donc, priez ainsi : NOTRE PERE qui es aux cieux…» (Mat. 6/9).

Puis, plus tard, les enseignements du Nouveau Testament nous montrent que la prière doit aussi être adressée à Dieu au nom de Jésus-Christ : «et quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai» (Jean 14/13-15/16); pourquoi ? … car en Lui a habité «toute la plénitude de la divinité» (Colossiens 2/9); afin «… qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, terrestres et infernaux, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père» (Philippiens 2/10).

Peut-on imaginer le Seigneur Jésus-Christ, au cours de ses nombreuses prières publiques, s’adresser au Saint-Esprit plutôt qu’au Père ? Il lui aurait pourtant été facile, comme à ses apôtres après lui, de créer un précédent clair, qui aurait ouvert à chacun de larges avenues d’expressions de leur souhait, mais cela ne s’est pas produit, et nous assistons plutôt à un exemple suivi et confirmé par tous.

le Saint-Esprit

Dans son annonce de la venue et du don de l’Esprit-Saint, Jésus explique bien : «mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom vous enseignera toutes choses, et vous rappellera les choses que je vous ai dites» (Jean 14/26); «le consolateur, que moi je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de Vérité qui procède du Père rendra témoignage de moi» (Jean 15/27);
«il vous conduira dans toute la vérité : car il ne parlera pas de par lui-même … il me glorifiera» (Jean 16/13).

Le Seigneur Jésus révèle donc un aspect important, qu’IL A VOULU INTÉGRER ICI afin que notre vision ne bascule pas dans une forme d’idolâtrie : « Il ne parlera pas de lui-même ». Pouvons-nous trouver un seul exemple biblique où le Saint-Esprit se définit lui-même ? Non. Jésus précise bien qu’il n’existe pas de possibilité d’une action séparée, et la porte d’une quelconque forme d’autonomie est ici fermée. Le Saint-Esprit est défini ici comme un instrument de Sa volonté (Jean 15/27).

Nous prierons donc par l’Esprit (Ephésiens 6/18), mais jamais le Saint-Esprit lui-même.

Si cette tendance à prier le Saint-Esprit venait à se renforçer et s’affirmer parmi les chrétiens, elle pourrait s’apparenter à une dérive en ce qu’elle contesterait indirectement les droits du Seigneur Jésus-Christ dans Son église, car «Il y a un seul Dieu et un seul médiateur entre Dieu et les hommes: Jésus-Christ l’Homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous …» (1 Tim. 2/5).

Bien que la prière adressée au Saint-Esprit puisse être innocente, considérant que le Saint-Esprit de Dieu est une émanation de Dieu, nous devrons néanmoins nous référer au modèle biblique, et non à ce que nous pouvons nous autoriser sur la base de notre théologie.

Le danger de l’émergence de l’idolâtrie d’une manifestation céleste est réel, comme l’ennemi y parvint avec le serpent d’airain durant plusieurs générations (2 Rois 18/4). Ce fait historique devrait nous enseigner davantage de rigueur et de prudence sur un sujet aussi sensible que celui-ci, et nous aurions tort de considérer les appels à revenir à la pureté et à la révélation des Écritures comme des formes de protectionnisme, ou de traditionalisme rigide.

La tentation de prier le Saint-Esprit (et d’instituer cette prière, et ce rapport à Dieu) installerait dans l’esprit de ceux qui s’y livreraient la confusion et l’erreur, terrain propice à l’ensemencement des coeurs par des doctrines de plus en plus éloignées de la révélation des pères de la foi.

Ce qui est dit ici ne fait que plaider en faveur du modèle biblique. Lors d’une première édition de cet article, certaines personnes ont réagi d’une manière virulente, probablement parce qu’elles ont été choquées : comment oser proscrire la possibilité de prier le Saint-Esprit ? La réponse est que le Seigneur, c’est l’Esprit (2 Corinthiens 3/18); mais bien que le Seigneur soit l’Esprit (Jean 4/24), Il a pris TOUTES les précautions pour que n’apparaisse aucune prière « à l’Esprit ».
Certains pensent que le coeur de l’homme est désespérément religieux, et tombe facilement dans l’idolâtrie : sans doute est-ce une des raisons principales.

« Nous sommes le temple du Saint-Esprit» (1 Corinthiens 3/16), mais la gloire de la Schékinah ne peut remplir le temple que lorsque toutes choses sont conformes au plan divin, et que la construction dans son ensemble est consacrée à l’Eternel, et à Lui seul (Exode 40 et 2 Chroniques 5).

C’est lorsqu’Il est Lui-Même le réel objet de l’adoration, et qu’Il est élevé au-dessus de tout (culte, service, connaissance, ministère, dons, et surtout : dogmes) que Son témoignage apparaît sur Sa Maison (1 Timothée 2/15).

Pour parvenir à cet aboutissement, un attachement inaltérable à la Parole de Dieu est nécessaire. Le Seigneur veut que nous apprenions à dire « oui » à Sa voix afin de pouvoir dire « non » à celle de l’ennemi et de ses subterfuges, et que nous entrions dans cet exercice qui consiste sans relâche à «séparer ce qui est précieux de ce qui est vil» afin d’être comme Sa bouche (Jérémie 15/19).

Jérôme Prekel, Le Sarment

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Note 1 : Le contre-exemple le plus emblématique de l’absence de prière (ou d’adoration) adressée au Saint-Esprit se trouve … au moment même de la Pentecôte,. Dans un premier temps, nous voyons que l’apôtre Pierre, rempli de l’Esprit, atteste que c’est Jésus-Christ qui est le déclencheur de cette onction, ce qui n’est pas sans importance :

Actes 2:33
Ayant donc été exalté par la droite de Dieu, et ayant reçu de la part du Père l’Esprit Saint promis, il a répandu ce que vous voyez et entendez.

Dans un second temps, nous constatons qu’au moment où les disciples rencontrent leur première difficulté, qui annonce les persécutions à venir, ils se retrouvent ensemble pour prier et apporter leur fardeau. Il n’existe sans doute pas de meilleure occasion pour que des hommes prient le Saint-Esprit, mais ce n’est pas dans cette forme qu’ils sont conduits :

Actes 4:23 à 31
« Et ayant été relâchés, ils vinrent vers les leurs et leur rapportèrent tout ce que les principaux sacrificateurs et les anciens leur avaient dit.
Et l’ayant entendu, ils élevèrent d’un commun accord leur voix à Dieu, et dirent: O Souverain! toi, tu es le Dieu qui as fait le ciel et la terre, et la mer, et toutes les choses qui y sont: qui as dit, par la bouche de David ton serviteur: « Pourquoi se sont déchaînées les nations, et les peuples ont-ils projeté des choses vaines? Les rois de la terre se sont trouvés là, et le chefs se sont réunis ensemble, contre le Seigneur et contre son Christ ».

Car en effet, dans cette ville, contre ton saint serviteur Jésus que tu as oint, se sont assemblés et Hérode et Ponce Pilate, avec les nations et les peuples d’Israël, pour faire toutes les choses que ta main et ton conseil avaient à l’avance déterminé devoir être faites. Et maintenant, Seigneur, regarde à leurs menaces, et donne à tes esclaves d’annoncer ta parole avec toute hardiesse, en étendant ta main pour guérir, et pour qu’il se fasse des miracles et des prodiges par le nom de ton saint serviteur Jésus.
Et comme ils faisaient leur supplication, le lieu où ils étaient assemblés fut ébranlé, et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et annonçaient la parole de Dieu avec hardiesse ».

Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

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Lire la Bible

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Lire la Bible

Introduction

S’installer dans un lieu favorable. Respecter un moment de silence qui favorise l’atmosphère de recueillement propice à la lecture et à la méditation de la Bible.

Prier, même brièvement, pour demander à Dieu le secours de son Esprit. Pourquoi ne pas le faire avec une strophe du psaume 119 ?

Lire le passage du jour. Si on peut en prendre le temps, une seconde lecture dans une autre traduction sera souvent profitable. Méditer un texte biblique suppose une démarche interactive en quatre temps:

  1. D’abord, il s’agit d’observer le texte. Tant de détails nécessaires à sa compréhension peuvent passer inaperçus!
  2. Ensuite, il s’agit de le comprendre, c’est-à-dire de découvrir ce qu’il voulait dire à ses premiers destinataires.
  3. Puis, une fois le sens dégagé, il s’agit de réfléchir à la manière dont le texte doit être appliqué: comment il peut devenir une parole pour moi aujourd’hui.
  4. Enfin, il est impensable de ne pas répondre à la parole que Dieu nous a adressée, c’est pourquoi, méditer c’est aussi prier.

La revue trimestrielle EPI proposée par la Ligue pour la Lecture de la Bible (en Suisse, Le Lecteur de la Bible) vous propose un commentaire par jour, destiné à éclairer les textes difficiles et à proposer des pistes de réflexion.

Observation

  1. De qui ou de quoi me parle ce texte?
  2. S’il s’agit d’un récit, ai-je bien identifié tous les personnages et observé le déroulement de l’action ?
  3. S’il s’agit d’un écrit prophétique ou de sagesse, d’un psaume ou d’une épître, est-ce que je peux dire en une phrase de quel sujet il est question ?
  4. Y a-t-il dans ce passage quelque chose que je n’ai trouvé nulle part ailleurs dans la Bible ?

Explication

  1. Quelle est la lecon principale qui se dégage de ce texte ?
  2. Quel effet devait-il produire sur ses premiers destinataires ?
  3. Ce passage m’enseigne-t-il quelque chose sur Dieu: Le Père, le Fils ou le Saint-Esprit ?
  4. M’enseigne-t-il quelque chose sur l’être humain ?
  5. Y a-t-il un autre texte biblique qui pourrait m’aider à comprendre celui-ci ?

Application

  1. M’aide-t-il à comprendre une situation que je vis ou qui se déroule dans mon entourage ?
  2. Me donne-t-il un exemple à suivre ou à ne pas suivre ?
  3. Comment vais je prier après l’avoir médité ?
  4. Y a-t-il dans ce texte quelque chose qui me choque ou que j’ai de la peine à accepter?
  5. Y a-t-il un ordre auquel je devrais obéir ou une invitation à changer ma façon de penser ou d’agir ?
  6. Est-ce que je peux puiser dans ce passage un encouragement ou une promesse ?
  7. Y a-t-il une parole dont je puisse faire un mot d’ordre pour aujourd’hui ?

Prier

C’est le moment de prier. Pourquoi ne pas le faire un crayon à la main ? Pour noter les conclusions qui m’engagent et qu’il faudra me rappeler régulièrement mais aussi les préoccupations qui viennent troubler ma méditation et que je ne veux pas oublier: promesses à tenir, tâches à accomplir; personnes à contacter.

Source:
Ligue pour la lecture de la Bible Ligue pour la Lecture de la Bible

Que Dieu vous bénisse

 

 

La séparation du mal – Jacques-André Monard

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La séparation du mal

Par Jacques-André Monard

Supporter ?

Que faut-il supporter?

L’amour « supporte tout, croit tout, espère tout, endure tout », lisons-nous en 1 Corinthiens 13 : 7. Mais l’absolu de cette déclaration ne doit pas nous faire mettre de côté l’enseignement d’autres passages.

Voyons, par exemple, les lettres écrites par le Seigneur aux sept assemblées d’Asie mineure à l’époque de l’apôtre Jean. Outre leur portée immédiate, ces lettres évoquent le développement historique de l’Eglise responsable.

Ephèse reçoit cette approbation du Seigneur : « Tu ne peux pas supporter les méchants » (Apoc. 2 : 2). C’était la situation du début.

A Pergame, le Seigneur doit reprocher : « Tu as là des gens qui s’attachent à la doctrine de Balaam » et « tu en as, toi aussi, qui s’attachent de même à la doctrine des Nicolaïtes » (v. 14-15). Des gens enseignaient de mauvaises doctrines et étaient supportés.

A Thyatire, le Seigneur exprime un reproche encore plus sévère : « J’ai contre toi que tu laisses faire la femme Jésabel qui se dit prophétesse : elle enseigne et égare mes esclaves » (v. 20).

Supporter ce qui ne devait pas l’être a conduit l’Eglise à la ruine. On n’a pas retenu ferme l’enseignement de la Parole de Dieu. On a accepté des adjonctions, des soustractions, des déformations. La pensée de Dieu a été largement mise de côté au profit de la pensée de l’homme.

Le résultat est bien visible aujourd’hui : c’est la division et la confusion générales dans ce qui porte encore le nom d’Eglise.

Les paroles qu’Esaïe devait adresser à Israël ont toute leur valeur dans l’époque actuelle, et doivent nous interpeller : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui mettent les ténèbres pour la lumière, et la lumière pour les ténèbres, qui mettent l’amer pour le doux, et le doux pour l’amer » (Es. 5 : 20).

Le monde actuel, même quand il porte une étiquette chrétienne, prône la tolérance. Il ne s’insurge guère que contre l’intolérance. Chacun a le droit de penser et de faire ce qu’il veut, pourvu qu’il ne dérange pas son prochain. Les normes divines, les notions de bien et de mal enseignées dans les Ecritures, sont de plus en plus oubliées ou mises de côté.

L’assemblée à Ephèse haïssait les œuvres des Nicolaïtes, oeuvres que le Seigneur haïssait aussi (v. 6). Mais remarquons que cet attachement à la vérité – tout essentiel qu’il soit – n’est pas encore la preuve d’un bon état spirituel. Le Seigneur doit dire : « Mais j’ai contre toi que tu as abandonné ton premier amour » (v. 4). Là se trouve la source du déclin.

Nous supporter les uns les autres

Tout notre désir doit donc être de garder la parole du Seigneur, dans l’humilité et la fidélité, comme cette assemblée d’Asie à laquelle Jésus peut rendre le témoignage : « Tu as gardé ma Parole » (Apoc. 3 : 8). Or l’attachement à la Parole de Dieu ne nous conduit pas seulement à ne pas supporter ce qui lui est contraire. Si nous ne sommes attentifs qu’à cela, nous devenons durs et intransigeants. Et nous abandonnons, peut-être sans nous en rendre compte, un autre aspect de la vérité : la manifestation de l’amour, de la patience et de la grâce de Dieu.

N’oublions pas la faiblesse qui caractérise la nature humaine, et qui demeure présente dans chaque croyant. N’oublions pas que « nous faillissons tous à bien des égards » (Jac. 3 : 2). Et surtout n’oublions pas l’immense grâce que Dieu nous a faite en pardonnant tous nos péchés, et dont nous avons encore besoin chaque jour de notre vie. La vie collective des croyants, que ce soit en famille ou en assemblée, n’apporte pas seulement les joies de l’affection et de la communion fraternelles. En raison de nos faiblesses personnelles, et de nos manquements petits ou grands, elle implique des difficultés que la chair tend vite à transformer en animosités et en querelles.

La Parole de Dieu nous prévient à cet égard.

Le précieux passage de Matthieu 18 : 20, dans lequel le Seigneur donne la certitude de sa présence au milieu des deux ou trois réunis en son nom, est immédiatement suivi – et c’est frappant ! – par une question de Pierre : « Combien de fois mon frère péchera-t-il contre moi et lui pardonnerai-je ? Jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois » (v. 21-22). Donc 490 fois ! La parabole qui suit illustre notre comportement naturel. L’homme auquel une immense dette a été remise exige durement de son compagnon la petite dette qu’il a envers lui. Le Seigneur conclut en plaçant solennellement devant nous le devoir de « pardonner de tout votre cœur, chacun à son frère » (v. 35).

Supporter et pardonner vont ensemble. Au début des exhortations pratiques de l’épître aux Ephésiens – exhortations fondées sur la doctrine exposée dans les trois premiers chapitres – l’apôtre Paul place devant nous tout d’abord l’humilité, la douceur et la longanimité (une longue patience). Puis il ajoute : « Vous supportant l’un l’autre dans l’amour ; vous appliquant à garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix » (4 : 2-3). La réalisation de l’unité pratique dans la vie d’assemblée n’est possible que si nous nous supportons les uns les autres et savons pardonner. A la fin du chapitre, il dit : « Les uns à l’égard des autres, soyez bons, compatissants, vous pardonnant les uns aux autres, comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné » (v. 32).

Nous trouvons le même enseignement dans l’épître aux Colossiens : « Vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme le Christ vous a pardonné, vous aussi faites de même » (3 : 13).

Lorsqu’il s’agit des droits de Dieu, de sa sainteté, du maintien de la vérité divine, nous ne pouvons pas être indifférents au mal. Le supporter serait une infidélité envers Dieu. Mais lorsqu’il s’agit de nos droits, lorsque nous pensons être victimes d’un mauvais comportement ou d’une injustice de la part d’un frère ou d’une sœur, nous avons à supporter et à pardonner. L’apôtre dit aux Corinthiens : « Pourquoi ne supportez-vous pas plutôt des injustices ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt causer du tort ? » (1 Cor. 6 : 7).

Pierre nous encourage en nous disant : « C’est une chose digne de louange de supporter des afflictions par conscience envers Dieu, en souffrant injustement » (1 Pier. 2 : 19).
Dans la pratique, ces exhortations ne sont pas faciles à réaliser, surtout à cause de nos cœurs orgueilleux. Nous ouvrons facilement les yeux sur les manquements de nos frères et sœurs, et les fermons sur les nôtres. Parfois même, nous justifions notre dureté en mettant en avant le maintien des droits de Dieu.

« Supporter tout », dans le passage de 1 Corinthiens 13, signifie donc clairement : supporter sans limite dans le cadre de ce qui doit l’être. Mais cela ne doit jamais nous conduire à tolérer ce que Dieu condamne.

Quelques exemples

Citons d’abord celui des Corinthiens, qui, d’une part, manquaient à se supporter mutuellement (voir 1 Cor. 6), et d’autre part, avaient si peu de discernement spirituel qu’ils auraient été bien capables de « supporter » qu’on leur annonce « un évangile différent » ou même « un autre Jésus » que celui que Paul avait prêché (2 Cor. 11 : 4).

A plusieurs occasions, l’apôtre décrit les souffrances qu’impliquait pour lui le service qu’il avait reçu du Seigneur. Il dit à ce sujet : « Nous prenons de la peine, travaillant de nos propres mains ; injuriés, nous bénissons ; persécutés, nous le supportons ; calomniés, nous supplions » (1 Cor. 4 : 12-13). « Nous supportons tout, afin de ne mettre aucun obstacle à l’évangile du Christ » (1 Cor. 9 : 12). Et il dit à son enfant Timothée : « Mais toi, tu as pleinement compris ma doctrine, ma conduite, mon but constant, ma foi, mon support, mon amour, ma patience » (2 Tim. 3 : 10). S’il l’appelle à garder avec fermeté ce qui lui avait été confié, à se détourner résolument de ceux qui n’avaient que la forme de la piété (3 : 5), il l’exhorte pourtant à être « doux envers tous, capable d’enseigner, ayant du support, redressant avec douceur les opposants » (2 : 24-25).

Enfin, considérons l’exemple suprême de Dieu. Il a « supporté avec une grande patience des vases de colère tout préparés pour la destruction » (Rom. 9 : 22). Et dans ses voies envers Israël, avec quelle patience n’a-t-il pas supporté son peuple infidèle ! Cependant, l’alliance de la piété extérieure avec une marche dans le mal ont amené la patience de Dieu à son terme. Il a fait dire à son peuple par la bouche d’Esaïe : « Ne continuez pas d’apporter de vaines offrandes : l’encens m’est une abomination, – la nouvelle lune et le sabbat, la convocation des assemblées ; je ne puis supporter l’iniquité et la fête solennelle. Vos nouvelles lunes et vos assemblées, mon âme les hait ; elles me sont à charge, je suis las de les supporter » (Es. 1 : 13-14).

Haïr le mal

Haïr ce que Dieu hait

Dieu s’est révélé à nous comme le Dieu d’amour. Non seulement Il aime comme de « bien-aimés enfants » ceux qui sont « nés de lui » et possèdent sa vie (Eph. 5 : 1 ; voir Jean 16 : 27), mais Il nous a aimés alors que nous étions encore loin de Lui : « Dieu met en évidence son amour à lui envers nous en ceci : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5 : 8).

Et pourtant, ce Dieu dont la nature est « amour » (1 Jean 4 : 8, 16) hait quelque chose. Il hait le mal sous toutes ses formes. De nombreux passage des Ecritures nous le montrent (voir Deut. 16 : 22 ; Ps. 5 : 5 ; 11 : 5 ; Prov. 6 : 16 ; 8 : 13 ; Es. 61 : 8 ; Zach. 8 : 17 ; Mal. 2 : 16). Certains de ces passages identifient ceux qui sont caractérisés par le mal avec le mal qu’ils commettent (Ps. 5 : 5 ; 11 : 5 ; Prov. 6 : 16-19).

Or Dieu attend de nous – qui possédons sa nature parce que nous sommes nés de Lui – que nous ayons sa pensée et son estimation sur toute chose. Il travaille à cela dans nos cœurs par sa Parole qui nous instruit et par son Esprit qui forme nos pensées. Par une multitude d’exemples concrets de l’Ancien et du Nouveau Testament, Il nous révèle ce qui Lui plaît et ce qui Lui déplaît, et nous enseigne quelle est son appréciation des choses. Il nous dit : « Haïssez le mal, et aimez le bien » (Amos 5 : 15).

Dieu ne veut pas que nous soyons indifférents au mal. Le livre des Proverbes, qui nous enseigne les bases de la sagesse et de la connaissance selon Dieu, nous dit expressément : « La crainte de l’Eternel, c’est de haïr le mal » (8 : 13). Notre croissance spirituelle doit nous conduire à devenir « des hommes faits qui, par la pratique, ont les sens exercés à discerner le bien et le mal » (Héb. 5 : 14).

Ayons devant nous l’exemple suprême de Christ, au sujet duquel le psaume 45, puis l’épître aux Hébreux, rend ce témoignage : « Tu as aimé la justice et haï l’iniquité ; c’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes compagnons » (Héb. 1 : 9).

Une position équivoque

L’exemple de Josaphat, roi de Juda, doit nous parler. L’Ecriture nous décrit la piété de cet homme, sa fidélité, son attachement à la Parole de Dieu et son zèle pour Dieu (2 Chr. 17 : 1-9). Mais son témoignage est entaché par des liaisons avec des hommes qui ont rejeté Dieu.

Josaphat marche quant à lui dans les commandements de Dieu et y encourage son peuple. Il se démarque, dans son comportement, de ce qui se faisait dans le royaume des dix tribus, sous la conduite du roi Achab et de sa femme Jésabel (v. 4). Mais cela ne l’empêche pas d’unir son fils par mariage avec une fille de ce couple impie (18 : 1).

Cette alliance entraînera une série d’associations mauvaises: d’abord un festin en commun – une situation dans laquelle on n’ose pas dire non – puis une guerre menée en commun avec Achab, dans laquelle Josaphat va se trouver à un doigt de la mort. Mais l’Eternel use de miséricorde envers son serviteur qui crie à lui (18 : 31).

Rentré en paix dans sa maison, Josaphat reçoit la visite d’un prophète qui lui apporte un message de la part de Dieu : « Aides-tu au méchant, et aimes-tu ceux qui haïssent l’Eternel ? » (19 : 2).

La collaboration de Josaphat avec ce méchant – qui pourtant était roi sur une partie du peuple de Dieu – montrait qu’il fermait les yeux sur le mal. C’était une grave infidélité envers Dieu, qui appelait sur lui une sévère discipline. Mais Dieu n’est pas injuste pour oublier tout ce qu’il y a eu de bien dans la vie de Josaphat, et Il le mentionne en même temps qu’Il lui reproche son association (v. 2-3).

Le récit biblique nous conduit à penser que Josaphat s’est humilié. Le chapitre 20 – jour d’épreuve pour lui – nous le montre dans une foi et une confiance en Dieu remarquables. Hélas ! Josaphat retombera dans ce travers des associations malheureuses avec des hommes qui agissent méchamment (2 Chr. 20 : 35 ; 1 Rois 22 : 49-50 ; 2 Rois 3 : 7).

Se séparer du mal

« Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche » (Jér. 15 : 19).
La haine du mal, dont nous venons de dire quelques mots, constitue la base de la séparation du mal, sur laquelle nous allons nous arrêter un peu maintenant.

Un enseignement tiré de l’histoire d’Israël

L’Eternel avait mis à part pour lui-même le peuple d’Israël afin qu’il Lui appartienne en propre. Héritier des promesses divines faites à Abraham, ce peuple était le seul à posséder la révélation de Dieu – ce qu’il avait communiqué par Moïse et par les prophètes. Entouré de peuples idolâtres et corrompus, Israël aurait dû s’en tenir séparé, et marcher dans le chemin où il pouvait glorifier son Dieu et jouir de ses bénédictions.

Nous savons qu’Israël n’a nullement répondu à ce que Dieu attendait de lui :
– soit il n’a pas réalisé la séparation d’avec les peuples qui l’entouraient, s’est mêlé avec eux, puis a adopté leurs coutumes et leurs idoles,
– soit il a rigoureusement maintenu une séparation extérieure, mais s’est glorifié de sa place privilégiée, gardant les formes du judaïsme, tout en ayant un cœur éloigné de Dieu. Son état est décrit, au temps d’Esaïe comme au temps de Jésus, par les mots : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est très éloigné de moi » (Matt. 15 : 8).

Dans l’époque chrétienne, les croyants ont été « retirés du présent siècle mauvais » (Gal. 1 : 4). En ce qui concerne leur appel, ils sont séparés du monde. « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde », dit le Seigneur (Jean 17 : 14, 16).

Mais nous courons les mêmes dangers qu’Israël : soit de nous conformer au monde qui nous entoure, soit de nous contenter d’une séparation extérieure qui laisse subsister le mal et le sommeil spirituel dans nos cœurs.

Une religion faite de formes et d’habitudes conduit à perdre tout discernement spirituel, à confondre ce qui est important et ce qui ne l’est pas, et à avoir une mesure différente pour se juger soi-même et pour juger les autres. Le tableau que le Seigneur trace des scribes et des pharisiens en Matthieu 23 est impressionnant à cet égard.

Séparation personnelle du mal

« Purifions-nous nous-mêmes de toute souillure de chair et d’esprit, achevant la sainteté dans la crainte de Dieu » (2 Cor. 7 : 1). Nous sommes dans un monde caractérisé par les souillures de toute sorte. De plus, nos cœurs produisent sans réserve ce « qui souille l’homme » (Matt. 15 : 18-19).

Tenons-nous séparés de tout ce mal, et confessons sans délai nos manquements à Dieu. Cultivons ainsi une vraie communion avec Lui.

L’apôtre nous avertit solennellement : « Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules » (2 Cor. 6 : 14). Il évoque par là des associations entre croyants et incrédules, en vue d’une marche en commun ou d’une collaboration dans ce monde. On peut citer l’exemple du mariage ou d’une association professionnelle, mais l’enseignement a une portée générale. Un tel lien est insensé, car « quelle relation y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou quelle communion entre la lumière et les ténèbres ? et quel accord de Christ avec Béliar ? ou quelle part a le croyant avec l’incrédule ? » (v. 14-15). Il conduit le croyant à adopter les façons de faire et de penser du monde, à renier pratiquement son appel céleste et à déshonorer Dieu.

Souvenons-nous que nous sommes appelés à être les témoins de Christ et à faire briller sa lumière ici-bas. Ceci ne peut avoir lieu sans une véritable séparation du monde qui l’a rejeté. « N’ayez rien de commun avec les œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt réprouvez-les aussi » (Eph. 5 : 11). Notre séparation n’est pas seulement une chose négative, une absence de liaison.

Elle a un caractère positif, celui d’une lumière qui brille dans les ténèbres. « Tout ce qui est réprouvé par la lumière est manifesté ; car ce qui manifeste tout, c’est la lumière » (v. 13). En nous conduisant comme « des enfants de Dieu irrépréhensibles, au milieu d’une génération dévoyée et pervertie », nous pouvons « briller comme des luminaires dans le monde » (Phil. 2 : 15). Ce n’est qu’en étant moralement séparés du monde que nous pouvons lui être utiles, par un témoignage clair rendu à Christ.

Séparation collective du mal

L’assemblée à Corinthe, au moment où l’apôtre Paul lui a écrit sa première épître, était en mauvais état. Le chapitre 5 nous apprend qu’un mal moral grave y était supporté (v. 1), ces croyants n’ayant pas réalisé la nécessité de l’ôter du milieu d’eux. En fait, s’ils manquaient du discernement nécessaire pour cela, c’était à cause de leur bas état spirituel et de l’orgueil qui les remplissait (v. 2). L’apôtre les blâme sévèrement et les exhorte à s’humilier et à ôter du milieu d’eux celui qui avait commis cette honteuse action.

De façon plus générale, il les exhorte à ôter « le vieux levain » (v. 7) -c’est-à-dire le mal – et « le méchant » (v. 13) – c’est-à-dire celui qui est caractérisé par le mal.

Nous avons ici la responsabilité de l’assemblée. Elle doit juger « ceux du dedans », en laissant à Dieu le soin de juger « ceux du dehors » (v. 12-13). Le principe : « Un peu de levain fait lever la pâte tout entière » (v. 6) – répété en Galates 5 : 9 à l’occasion d’un mal doctrinal – met en évidence la solidarité des croyants qui constituent l’assemblée. S’ils sont indifférents au mal, ils deviennent participants à celui-ci. Il est donc indispensable qu’ils s’en humilient, qu’ils le jugent et l’ôtent du milieu d’eux. « Otez le vieux levain, afin que vous soyez une nouvelle pâte, comme vous êtes sans levain » (v. 7).

La seconde moitié du chapitre met en évidence un point qui concerne notre responsabilité individuelle. Les nécessités de notre vie sur la terre impliquent certaines relations avec des gens caractérisés par le péché – quoique ces contacts doivent être marqués par une grande retenue. Mais pour que la discipline exercée sur une personne exclue de l’assemblée porte ses fruits et amène sa restauration, les relations des croyants vis-à-vis de lui doivent être plus distantes qu’avec les gens du monde (v. 9-11).

Les Corinthiens ont obéi à l’apôtre et se sont humiliés. Dans la seconde épître, il reparle de ce cas (2 : 5-11). Fort heureusement, la discipline de l’assemblée avait été une « punition », ou une répréhension, « infligée par le grand nombre » (v. 6) et avait produit la tristesse et la repentance. On pouvait maintenant envisager la restauration de celui qui avait été exclu.

Se retirer de ce qui n’est pas selon Dieu

La seconde épître à Timothée, la dernière de l’apôtre Paul, a été écrite à une époque où la condition pratique de l’Eglise s’était déjà dégradée. Les instructions que nous y trouvons ont d’autant plus de valeur pour nous que le mal s’est encore aggravé au cours des siècles.

Dans ce qui portait le nom d’assemblée, il y avait des enseignements vains et profanes, une impiété qui allait croissant, un mal qui allait ronger comme une gangrène. On s’écartait de la vérité, on enseignait des erreurs graves et on renversait la foi de quelques-uns (2 : 16-18). La confusion était telle qu’il pouvait devenir impossible de discerner qui appartenait au Seigneur et qui n’avait qu’une apparence de christianisme.

Mais dans un tel état de choses, la responsabilité du croyant demeure : « Qu’il se retire de l’iniquité (ou : de l’injustice), quiconque prononce le nom du Seigneur » (v. 19). C’est le principe que nous avons déjà rencontré plusieurs fois, sous diverses formes: la nécessité de nous séparer du mal. Rester associé à celui-ci est une façon de le cautionner et de s’en rendre solidaire.

L’apôtre poursuit en comparant l’Eglise responsable à « une grande maison », dans laquelle il y a toutes sortes de vases, « certains à honneur, d’autres à déshonneur » (v. 20). « Si donc quelqu’un se purifie de ceux-ci, il sera un vase à honneur, sanctifié, utile au maître, préparé pour toute bonne œuvre » (v. 21). La fidélité individuelle est toujours possible, quelle que soit la situation.

L’apôtre ajoute : « Mais fuis les convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur » (v. 22). Fuir le mal en ce qui concerne notre propre conduite, poursuivre les vertus chrétiennes en donnant la première place à Dieu et à ce qui est juste à ses yeux, et discerner « ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur » pour réaliser avec eux les bénédictions inaltérables attachées au rassemblement autour du Seigneur – voilà ce qui est placé devant nous.

Que le Seigneur nous donne des cœurs engagés pour Lui, et une vraie humilité ! Qu’il nous apprenne à juger nos propres voies devant Lui ! Qu’Il nous enseigne à nous supporter l’un l’autre avec patience ! Et qu’Il nous accorde des pensées et une attitude justes à l’égard de ce qui est bien et de ce qui est mal !

J-A M – article paru dans le « Messager évangélique » (2008)

Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

 

 

Dieu est fidèle – Léopold Guyot

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Dieu est fidèle

Pasteur Léopold Guyot

Dans la Bible, où il apparait régulièrement quand il est question de Dieu, le mot fidélité a le sens de solidité (tenir solidement comme avec un lien que rien ne peut rompre), de fermeté (ferme comme un roc). Dieu dans sa fidélité est comparé à un rocher que rien ne peut ébranler.

Il est le rocher ; ses œuvres sont parfaites, Car toutes ses voies sont justes ; C’est un Dieu fidèle et sans iniquité, Il est juste et droit. Deutéronome 32:4

Le psalmiste prend encore l’image d’une tour forte dans laquelle on trouve un refuge sûr. La fidélité inspire la confiance et l’espérance.

Dieu ! écoute mes cris, Sois attentif à ma prière !
Du bout de la terre je crie à toi, le cœur abattu ; Conduis–moi sur le rocher que je ne puis atteindre !
Car tu es pour moi un refuge, Une tour forte, en face de l’ennemi.
Je voudrais séjourner éternellement dans ta tente, Me réfugier à l’abri de tes ailes. Psaume 61:2-4

On retrouve la même pensée sous la plume de Salomon :

Le nom de l’Eternel est une tour forte ; Le juste s’y réfugie, et se trouve en sûreté. Proverbes 18:10

Quoique dans ces passages le mot « fidélité » ne figure pas, la pensée y est très fortement présente, surtout lorsqu’on les compare avec les paroles particulièrement éloquentes et encourageantes du psaume 91 :

Celui qui demeure sous l’abri du Très–Haut Repose à l’ombre du Tout Puissant.
Je dis à l’Eternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie !
Car c’est lui qui te délivre du filet de l’oiseleur, De la peste et de ses ravages.
Il te couvrira de ses plumes, Et tu trouveras un refuge sous ses ailes ;

Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse. Psaume 91:1-4

De nombreux passages bibliques mettent en évidence la sécurité que trouvent ceux qui se confient en Dieu, comme le dit l’Eternel par son prophète :

Car ainsi a parlé le Seigneur, l’Eternel, le Saint d’Israël : C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. Esaïe 30:15

Lorsque nous parlons de la fidélité de Dieu, nous incluons bien entendu la fidélité de son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ.

Le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre!

Celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père.

A lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles! Amen! Apocalypse 1:5

Le Seigneur Jésus-Christ nous assure aussi de sa fidèle protection :

Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. Moi et le Père nous sommes un. Jean 10:27-30

L’auteur de l’épitre aux Hébreux à beaucoup parlé du ministère d’intercession du Seigneur Jésus-Christ ressuscité et présent pour nous devant le Père.

Christ est fidèle comme Fils sur sa maison; et sa maison, c’est nous, pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions. Hébreux 3:6

Il présente cette fonction du ministère de Christ comme une chose capitale.

Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme. Hébreux 8:1

L’apôtre Jean écrit :

Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus–Christ le juste.
Il est lui–même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.

Alors nous disons avec l’apôtre Paul : Qui peut nous séparer de l’amour du Christ ? Romains 8:35

Louons Dieu pour sa fidélité

Les croyants cités dans la Bible ont abondamment célébré la fidélité de l’Eternel. Il en est fait mention dans une quarantaine de psaumes, avec ces principales citations :

Cantique pour le jour du sabbat. Il est beau de louer l’Eternel, Et de célébrer ton nom, ô Très–Haut ! D’annoncer le matin ta bonté, Et ta fidélité pendant les nuits … Psaume 92:1

Je te louerai au son du luth, je chanterai ta fidélité, mon Dieu, Je te célébrerai avec la harpe, Saint d’Israël ! Psaumes 71:22

Je te louerai parmi les peuples, Seigneur ! Je te chanterai parmi les nations.
Car ta bonté atteint jusqu’aux cieux, Et ta fidélité jusqu’aux nues. Psaume 57:9,10

La fidélité est un attribut de Dieu. Elle fait intégralement partie de sa nature.

Il se présente comme:

l’Eternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille générations. Exode 34:6

Comme le confirment encore de nombreux passages de la Bible, sa fidélité, associée à sa bonté, « dure toujours ».

Elles sont éternelles.

Car l’Eternel est bon ; sa bonté dure toujours, Et sa fidélité de génération en génération. Psaumes 100:5

Car sa bonté pour nous est grande, Et sa fidélité dure à toujours. Louez l’Eternel ! Psaumes 117:2

C’est peut-être parce que nous avons tellement de lacune dans ce domaine que nous ne sommes pas suffisamment conscients de la grande fidélité de Dieu.

Le prophète Jérémie, dans ses moments de profond découragement, trouve son réconfort dans la pensée de la fidélité éternelle de Dieu.

Voici ce que je veux repasser en mon cœur, Ce qui me donnera de l’espérance.
Les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme ;
Elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande !
L’Eternel est mon partage, dit mon âme ; C’est pourquoi je veux espérer en lui.
L’Eternel a de la bonté pour qui espère en lui, Pour l’âme qui le cherche. Lamentations de Jérémie 3: 21-25

Nous pouvons douter de la fidélité des autres et même de la notre, mais jamais de celle de Dieu.

Eh quoi ! si quelques–uns n’ont pas cru, leur incrédulité anéantira–t–elle la fidélité de Dieu ? Romains 3:3

Si nous sommes infidèles, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui–même. 2 Timothée 2:13

Dieu, un rocher,

Un rocher, environné et souvent battu par les flots impétueux de la mer, ou encore qui s’élève majestueux dans une chaine de montagne, produit le sentiment d’invulnérabilité, d’immuabilité. Une chose que rien ne pourra jamais détruire.

David adressa à l’Eternel les paroles de ce cantique, lorsque l’Eternel l’eut délivré de la main de tous ses ennemis et de la main de Saül. Il dit :

L’Eternel est mon rocher, ma forteresse, mon libérateur.
Dieu est mon rocher, où je trouve un abri, Mon bouclier et la force qui me sauve, Ma haute retraite et mon refuge. O mon Sauveur ! tu me garantis de la violence. 2 Samuel 22: 1…

Nous apprécions de trouver quelqu’un en qui nous pouvons avoir une totale confiance à cause de sa fidélité.

Moïse l’homme de Dieu, a rendu à l’Eternel ce témoignage fort :

Cieux ! prêtez l’oreille, et je parlerai ; Terre ! écoute les paroles de ma bouche.
Que mes instructions se répandent comme la pluie, Que ma parole tombe comme la rosée, Comme des ondées sur la verdure, Comme des gouttes d’eau sur l’herbe !
Car je proclamerai le nom de l’Eternel. Rendez gloire à notre Dieu !
Il est le rocher ; ses œuvres sont parfaites, Car toutes ses voies sont justes ; C’est un Dieu fidèle et sans iniquité, Il est juste et droit. Deutéronome 32:1-4

Il est le rocher ses œuvres sont parfaites

Nous avons besoin d’acquérir ou de retrouver la notion biblique de la fidélité de Dieu, celle qui nous le montre toujours présent, attentif et disponible, en faveur de tous ceux qui cherchent en Lui du secours. Mais nous avons aussi certainement besoin de nous humilier en reconnaissant notre manque de zèle à le chercher et à le servir, comme le reprochait Moïse aux enfants de Jacob :

S’ils se sont corrompus, à lui n’est point la faute ; La honte est à ses enfants, Race fausse et perverse.
Est–ce l’Eternel que vous en rendrez responsable, Peuple insensé et dépourvu de sagesse ? N’est–il pas ton père, ton créateur ? N’est–ce pas lui qui t’a formé, et qui t’a affermi ?
Rappelle à ton souvenir les anciens jours, Passe en revue les années, génération par génération, Interroge ton père, et il te l’apprendra, Tes vieillards, et ils te le diront. Deutéronome 32:5-7

Je crois, je suis même certain, qu’il nous faut revenir à la piété ancienne des vrais croyants qui ne se contentaient pas de quelques pratiques religieuses rassurantes, mais dont la foi et la vie dépendaient de la fidélité de Dieu.

Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire ; Le rocher de ma force, mon refuge, est en Dieu. Psaumes 62:7

Sois pour moi un rocher qui me serve d’asile, Où je puisse toujours me retirer ! Tu as résolu de me sauver, Car tu es mon rocher et ma forteresse. Psaumes 71:3

C’est par la foi que Sara elle–même, malgré son âge avancé, fut rendue capable d’avoir une postérité, parce qu’elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse. Hébreux 11:11

Ceux de la Nouvelle Alliance ont aussi montré une foi inébranlable dans la grâce et le soutien quotidien du Seigneur Jésus, leur maître auquel ils étaient fortement attachés, comme le proclament l’apôtre Pierre et l’apôtre Paul :

Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions–nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu. Jean 6:68

Je sais en qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder mon dépôt jusqu’à ce jour–là. 2 Timothée 1:12

Si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui–même pour moi. Galates 2:20

Lorsque le psalmiste évoquait la sécurité du Rocher Eternel, il avait à la pensée les montagnes de Judée, où il se réfugiait dans les grottes des rochers lorsque ses ennemis le poursuivaient. Il pouvait aussi conclure que seul l’Eternel était sa réelle protection :

Cantique des degrés. Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours ?
Le secours me vient de l’Eternel, Qui a fait les cieux et la terre. Il ne permettra point que ton pied chancelle ; Celui qui te garde ne sommeillera point. Voici, il ne sommeille ni ne dort, Celui qui garde Israël. Psaume 121:3

Ecoutons et recevons l’exhortation du prophète :

A celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix, la paix, Parce qu’il se confie en toi.
Confiez–vous en l’Eternel à perpétuité, Car l’Eternel, l’Eternel est le rocher des siècles. Esaïe 26:3,4

Dieu, une tour forte

David, toujours lui, qui avait une si grande confiance en Dieu, s’écrie :

O Dieu ! écoute mes cris, Sois attentif à ma prière !
Du bout de la terre je crie à toi, le cœur abattu ; Conduis–moi sur le rocher que je ne puis atteindre !
Car tu es pour moi un refuge, Une tour forte, en face de l’ennemi. Psaume 61:1

Nous voyons encore çà et là, de ces forteresses impressionnantes par leur hauteur et l’épaisseur de leurs murs, qui devaient apparaître imprenables, mais qui cependant finissaient par être investies par des guerriers intrépides et valeureux.

Jérusalem était entre autres une ville fortifiée où les habitants se réfugiaient lors des attaques des armées ennemies. Jéricho fut aussi une forteresse impressionnante, mais nous savons comment Josué et ses troupes en sont venu à bout, par la foi. Hébreux 11.30

Il existe une forteresse invincible et éternelle dans laquelle nous pouvons aujourd’hui nous réfugier.

Le nom de l’Eternel est une tour forte ; Le juste s’y réfugie, et se trouve en sûreté. Proverbes 18:10

Comme David et les véritables croyants nous pouvons prier :

Je dis à l’Eternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie ! Psaumes 91:2

Car tu es pour moi un refuge, Une tour forte, en face de l’ennemi. Je voudrais séjourner éternellement dans ta tente, Me réfugier à l’abri de tes ailes. Psaumes 61:3

Un bouclier, une cuirasse

Il te couvrira de ses plumes, Et tu trouveras un refuge sous ses ailes ; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse. Psaumes 91:4

La Bible utilise des images très suggestives pour nous encourager à rechercher la protection de Dieu, comme dans ce passage ci-dessus : Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse.

Un bouclier que l’on place entre soi et l’ennemi qui lance ses flèches ou menace de sa lance. Une cuirasse qui entoure et protège le corps contre les coups de l’adversaire.

Prenez par–dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin.

La foi en Dieu nous place sous sa protection, le faisant intervenir entre nous et notre adversaire. En réalité le bouclier c’est Dieu et notre foi en Lui le fait mouvoir !

Heureux celui qui a pour secours le Dieu de Jacob, Qui met son espoir en l’Eternel, son Dieu ! Psaumes 146:5

A chaque fois que dans la Bible, il est question d’une personne dont l’Eternel est le Dieu, cela nous invite à considérer la façon dont le Seigneur est intervenu dans sa vie. Nous sommes encouragés par la fidélité dont Dieu a fait preuve en faveur de tous ceux qui ont placé en Lui leur confiance: Abraham, Isaac, Jacob, puis d’autre encore comme Samuel, David, Daniel, etc.

Dieu exprime sa fidélité dans plusieurs domaines, soit en faveur du monde en général, en faisant du bien, en veillant à la stabilité des lois naturelles qui régissent l’univers, d’une manière plus spirituelle par le témoignage de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ dans le monde entier.

Il l’exprime aussi en faveur d’une nation, pour l’accomplissement de ses desseins, d’une manière toute